Sarkozy ; il est vraiment impayable ce gars-là. Enfin, façon de parler. C'est mon héros. Je l'aime. J'ai toujours aimé Sarkozy, je l'ai toujours défendu. Toi qui m'accuse d'être un sarkozyste de la dernière heure, de profiter de cette vague opportune de bonheur, de ce choc de confiance ; non, je suis sarkozyste depuis tout petit, depuis avant ma naissance. J'ai été conçu dans un lit sarkozyste, il y avait un bruit sarkozyste de montre tandis que j'étais fécondé (bling-bling-bling-bling-bling). Avec Balladur, ils faisaient vraiment un super duo, j'ai d'ailleurs des T-Shirts "Sarkodur, Ballazy, allez-y". Quand ils allaient dans le métro, c'était "chaud"...
Alors moi je suis content. Je vais taper sur le verre Duralex de la cantine. Je veux du rabiot. Ca me gratte tellement de trop l'aimer, je vais finir par vraiment l'adorer. Que faire ; téléphoner à qui ; pour lui dire quoi ?
Quel gag entreprendre ? Je crois que je vais adhérer à l'UMP. Avec Jonnhy on chanterait à tue-tête : "On vous met l'Hortefeux"... "Sarkzoy, tu l'aimes ou tu le quittes..."
Le tonton, il m'a flingué. Alors, tout d'abord, messieurs les français, les champions des sondages de l'amour, les rois de la baguette, les cadors de la braguette, les numéros un des droits de l'homme, les inventeurs de la Culture, les hérauts de l'exception, bravo. C'est sûr que ça donne des idées, vilipender pendant des années Georges double-vé Bush, "Berlusconi l'entrepreneur avec des pouffes qui a assassiné la culture italienne heureusement qu'on est en France et que notre culture et ben elle est pas assassinée hein parce qu'on est les plus malins hein".
Nous, en France, c'est quand même autre chose. Nous, c'est la classe. On n'est pas des italiens, avec leurs petites chaussures pointues, ou des amerloques avec leurs satanés présidents fans de jogging. Nous c'est la classe. Le feutré. La mesure. Le classicisme. Place Vendôme. Palace le Ritz. Bibliothèque François Mitran. Jean-Luc Truffaut. François Godard. Comme dans la chanson de Gainsbourg : "Grand seigneur, dix sacs au chasseur" ! Allez, faisons-nous plaisir, en intégral, comme un nu :
Ah baiser la main d'une femme du monde,
Et m'écorcher les lèvres à ses diamants,
Et puis dans la jaguar, brûler son léopard,
Avec une cigarette anglaise,
Et s'envoyer des dry, au Gordon et des Pimm's,
Number one avant que de filer chez Maxim's.
Grand seigneur, dix sacs au chasseur,
Enfin poser, ma pelle échauffée, ma gamelle."
Le type force le respect. Le mec, il est malin. Au comptoir : ah mais c'est un scandale nous les pauvres et lui. Ah mais il s'embête pas c'est la révolution c'est la guerre civile non mais si j'avais pas mon verre de blanc pour me calmer je te dis pas le foin que je ferais la raclée que je leur mettrais moi aux riches aux pauvres aux gars fonctionnaires de la SNCF aux professeurs des écoles avec leur deux mois de vacances ouais mais les gamins ya plus de respect c'est la pagaille c'est la fin du monde. Mais quand même. Tu en connais toi des gars qui font fois deux de leur salaire comme ça ? Silence dans les rangs. Il a débloqué l'oseille. Touché le grisbi. Capté le pognon. Tâte la maille. Il a fait rouler les ronds.
Silence. Il a réussi, lui. Nous on est que des fieffés jaloux, des aigris, des frustrés, des salauds de pauvres, on dit des "malgré que".
Et pi t'as vu sa maîtresse ? Il s'embête pas le coquin. Rires. Silence. Ah ça c'est sûr et pi y s'embête pas le coquin... Ouais il est malin quand même. Faire fois deux de son salaire, dégoter une petite poulette, tranquille. Ouais c'est pour çà que c'est le président, hein, et pas nous. Respect. Bravo, chef. Oui, chef. D'accord chef. Tout de suite chef. Cinq ans, chef. Dix ans, chef. Et moi, je pouffe.
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
vendredi 2 novembre 2007
mercredi 10 octobre 2007
Cité nationale de l'immigration
Capté dans le monde : "Voulue par Jacques Chirac, la Cité nationale de l'immigration ouvre dans une grande discrétion"
"Suivez le guide : à votre gauche, un superbe test ADN..."
Je glousse.
(Je glousse d'aïe. oh oh oh)
Cette nouvelle Cité, qui consacre l'apport de l'immigration à l'histoire de la France, ne sera inaugurée ni par le président ni par le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux.
"Suivez le guide : à votre gauche, un superbe test ADN..."
Je glousse.
(Je glousse d'aïe. oh oh oh)
mardi 9 octobre 2007
Soyeux anniversaire
Bref.
Ce matin, ashotherway me rappelle l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, il y a un an.
Ce matin, un lapin n'a pas tué un chasseur, car c'était un lapin qui n'avait pas de fusil.
Ce matin, le journal Metro me rappelle le 40ème anniversaire de la mort de Che Guevara. Bref rappel biographique : Ernesto "Che" Gueverra est le sosie de nombreux T-Shirt. Il regarde derrière Alberto Korda d'un air radieux et barbu. C'est aussi celui qui a adapté pour la vrai vie le personnage de "Che" Guevara créé par Gael Garcia Bernal (The Motorcycle Diaries), pour la première fois.
Dans le journal gratuit, un article, avec un petite encadré "POUR / CONTRE". Pour ou contre le Rugby ? Pour ou contre le réchauffement de la planète ? Pour ou contre Ernesto "che" Guevara ? Pour ou contre Batman contre Superman ? Besancenot contre Jacobo Machover.
Voici l'interview de Besancenot (le copier-coller c'est mal) :
Quelle est votre image du Che ?
[...] C’est vrai, il a tué. Il a mené une guérilla sanglante contre la dictature de Batista. Mais les exécutions reflètent le dilemme de toute quête de liberté : des innocents meurent dans la lutte.
Quand l’avez- vous découvert ?
A 14 ans, je portais des T-shirts à son effigie sans rien savoir de lui. Jusqu’à ce que des militants de la LCR m’incitent à lire ses écrits. On y retrouve les thèmes de la haine et de la violence comme facteurs de la lutte sociale. Le Che, avant de prendre les armes, avait épuisé toutes les solutions démocratiques.
C'est marrant de l'imaginer, Besancenot, lui qui habite mon quartier, avec son cigare, remontant le moral aux hommes par sa charismatique présence lors des exécutions. E. l'a croisé dernièrement, il avait un tout petit poupon dans les bras, vraisemblablement son petit garçon, il faisait des gazouillis et semblait très fier de sa progéniture, comme je peux l'être avec mon kéké.
"I fired a .32 calibre bullet into the right hemisphere of his brain which came out through his left temple. He moaned for a few moments, then died."
Ernesto "Che" Guevara
C'est sûr qu'à côté, Rocard avec son R.M.I. et Badinter son abolition, ça fait déjà moins T-Shirt.
vendredi 5 octobre 2007
Nestor Burma
Hier, c'était Free Burma, la fête des blogueurs pour libérer Nestor Burma. Je ne savais pas que le commissaire avait fait une bavure, il aura sans doute trop tapé sur des chinois, et il se sera retrouvé au trou. Nan, j'arrête avec mon mauvais esprit. Cette honorable campagne suscite chez moi un vaste débat très intérieur, dans mon esprit pourtant calme comme une église andalouse. Est-ce une grotesque démonstration de blogueurs bien consciencieux, comme on peut le lire chez Christophe Ginistry (l'illusion de la blogosphère), ou bien une salutaire démarche à accomplir sans cynisme, pour une fois ? Sais pas. La requête est toujours en cours d'exécution dans mon moteur de recherche interne (c'est vendredi, c'est permis).
Je parle de ça, car E. m'a raconté hier de sordides histoires de chinois sans papier malmenés par des Nestor Burma, dans le XIXème arrondissement, histoires ordinaires pas vues à la télé, ce qui rend bien amère la transpiration sur ma chemise. Comme on peut le lire chez Eolas, l'obsession des sans-papiers est telle qu'on en néglige les voleurs de scooters et autres fauteurs de troubles.
Il faudrait que je prenne le temps de raconter en détail comment mon petit frère, jeune stagiaire flic, perd toutes ses illusions face à cette culture du résultat, cet amour du chiffre pour qu'on se dise que ça dépiaute, à l'intérieur. Le chiffre ! Remplir les colonnes, atteindre les quotas, aller au plus efficace, négliger un peu l'allambiqué qui prend du temps au profit du délit rentable, accomplir ses PV quotidiens, taxer rapidos quelques vieux qui dépassent la ligne blanche, pour - O gloire - sortir de bonnes statistiques.
(edit : à lire sur Vive Le Feu : Soudain, une infamie. Rho !
***
Jésus lit tranquillement son journal à la terrasse du café, en compagnie de son ami Pilate. Il soupire en lisant les nouvelles du jour. S'adressant au préfet de Judée : "Et toi, ça t'es déjà arrivé de faire arrêter des bonzes, Pilate ?"
Je parle de ça, car E. m'a raconté hier de sordides histoires de chinois sans papier malmenés par des Nestor Burma, dans le XIXème arrondissement, histoires ordinaires pas vues à la télé, ce qui rend bien amère la transpiration sur ma chemise. Comme on peut le lire chez Eolas, l'obsession des sans-papiers est telle qu'on en néglige les voleurs de scooters et autres fauteurs de troubles.
"Les magistrats de permanence sont eux aussi excédés et nous demandent parfois ironiquement si nous sommes encore intéressés par arrêter de vrais délinquants..."
Il faudrait que je prenne le temps de raconter en détail comment mon petit frère, jeune stagiaire flic, perd toutes ses illusions face à cette culture du résultat, cet amour du chiffre pour qu'on se dise que ça dépiaute, à l'intérieur. Le chiffre ! Remplir les colonnes, atteindre les quotas, aller au plus efficace, négliger un peu l'allambiqué qui prend du temps au profit du délit rentable, accomplir ses PV quotidiens, taxer rapidos quelques vieux qui dépassent la ligne blanche, pour - O gloire - sortir de bonnes statistiques.
(edit : à lire sur Vive Le Feu : Soudain, une infamie. Rho !
***
Jésus lit tranquillement son journal à la terrasse du café, en compagnie de son ami Pilate. Il soupire en lisant les nouvelles du jour. S'adressant au préfet de Judée : "Et toi, ça t'es déjà arrivé de faire arrêter des bonzes, Pilate ?"
Inscription à :
Commentaires (Atom)
La lanterne magique
Quand l'étincelle a disparu, dans cette lanterne magique qu'est la tête, le film du monde est laid. On regarde le soleil qui s'y...
-
Le premier métier de feu l'acteur Sim était extraordinaire : il débuta durcisseur de tétons au Crazy Horse. Encaissant cette information...
-
Avenue de Wagram, devant un hôtel trois ou quatre étoiles, quelques barrières ont été installées de part et d'autre pour que s'accum...
-
Quand l'étincelle a disparu, dans cette lanterne magique qu'est la tête, le film du monde est laid. On regarde le soleil qui s'y...