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Articles

Affichage des articles du janvier, 2011

Quand les mamies dominaient le monde

Le syndic d'immeuble est catégorique : il ne faut pas d'étiquette sur la boite aux lettres avec le nom de l'Association, afin de recevoir le courrier. Subséquemment, une petite mamy passe tous les jours pour arracher l'étiquette de l'Association, que nous collons. Ma compagne, constatant cela, est allée voir le syndic de l'immeuble. Il y avait peut-être une exposition temporaire de dentiers, je ne sais pas, j'invente. Ma compagne demande : mais comment peut-on recevoir le courrier de l'Association qui nous est adressé ? On lui répond : mais non. Il ne faut pas d'étiquette sur les boites aux lettres. La raison est que, évidement, il n'en faut pas, parce qu'on ne doit pas en mettre. Les mamies autour, murmurent : ah ben oui, ah ben non, toutafé, il n'en faut pas des étiquettes, patati patata. Et donc, une mamy assermentée par le syndic d'immeuble se charge de la décoller, tous les jours, s'il le faut, les étiquettes.

Mamies, une…

Un bon copain

Mon fils n'a pas de copain. Du moins, jusqu'à ce jeudi. Zach, dans la cour, préfère jouer dans son coin. Les autres font du bruit, se donnent des coups, hurlent, ça l'a l'air de l’embarrasser. Les autres s'arrachent leurs chapeaux, leurs bonnets, lui, il préfère garder son bonnet sur sa tête. Pourquoi ils font ça. Ca l'embête ces gens qui enlèvent les bonnets brutalement, comme si c'était l'été par exemple. Zach est contemplatif. Il aime bien regarder les fourmis, les coccinelles. Ses camarades aussi, mais ils aiment bien les écrabouiller à la fin, pourquoi ils font ça. Nous sommes parfois contraints de faire de la propagande pro-copain : "Mais c'est super les copains ! On joue avec, et tout". Je dois forcer le trait, car moi-même misanthrope, ours, je ne le comprends que trop, d'où le problème. Il nous écoute peu convaincu, il n'a pas l'air si triste, mais un peu ennuyé, il subit les autres avec philosophie. Il est bien, comm…

Au moins deux

Au moins deux (je travaille au moins un), ils ont fait des travaux, et en soulevant une dalle du plancher, ils ont trouvé un chat crevé. Il était là depuis on ne sait quand, et tout le moins deux s'est mis à sentir la pourriture. Personne ne l'avait senti avant, et je me suis dit que c'était un plancher imperméable à la pourriture de chat mort, et que cette fonction là c'était quand même quelque chose. Peut-être que ce n'était pas vraiment volontaire, car j'imagine mal les concepteurs valider ceci en enfouissant des créatures ou de la viande derrière une paroi étanche, pour voir si ça sent à force.


En tout cas je ne sais pas si c'est psychologique, mais j'ai deviné la pourriture se répandre au moins un, atténuée, suave. Je me suis dit, sirotant mon café instantané (et tout bas car je n'ai pas osé tenté cette généralité dans la vraie vie), voilà, c'est ça, une activité salariée et la folie furieuse de notre bref monde : une odeur indécelable de c…