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Articles

Affichage des articles du décembre, 2007

Nightclubbing, vie nocturne

Et maintenant une page de publicité.

Je suis parti prenante, ayant investi la moitié de ma fortune, c'est à dire quatre milliards de dollars, dans ce projet fou : publier un blog.

En fait, il s'agit simplement d'une petite expérience, diffuser un recueil, avant sa sortie sur papier, dans un blog. On y trouvera des illustrations accompagnées de textes brefs. Les illustrations sont des gravures sur linoléum. Est-ce que cette technique brute et sensuelle va passer sur un écran d'ordinateur ? Nous verrons bien.

Si cette lecture vous intéresse, je vous suggère d'ajouter momentanément dans vos favoris et autres netvibes ce blog qui durera un mois de janvier 2008. Ça va être, bref et furtif. Les auteurs diront ce qu'il en ressortira.

Les gravures sont signées Cindy Cookie, les textes Jean Valstar.

C'est ici : http://nclubbing.blogspot.com

Ce billet a été sponsorisé par moi.

Renaissons de nos cendres : la plus grosse ?

En cette période de fin d'année où entre collègues blogueurs on s'amuse à sortir des listes, des statistiques, des liens, nous avons encore une fois constaté en discutant avec Gaël et Nicolas qu'il s'agissait définitivement d'un truc de mecs.

Ceci et une conclusion objective et quasi scientifique, fruit d'une longue observation du grand Internet de la part de vaillants spécialistes. C'est toujours le même cirque. Alors qu'on cause tranquillement de trucs absolument passionnants, genre technorati, "authority", ping, twitter, accoudé au comptoir de notre clavier, devisant l'air sérieux comme des colonels, on entend derrière l'épaule, dans des commentaires, des gloussements incisifs sur le refrain : "héhé, hinhin, qui a la plus grosse ?".

Il ne faudrait pas abuser. C'est quand même nous qui nous battons pour la patrie, tandis que ces féroces soldats viennent mugir jusque dans nos bras pour égorger tout le monde, filles, compa…

DIURNE #1

Voilà, kéké est de nouveau mon ami. Il vient se frotter le crâne contre mon crâne en disant : "mon petit papa !". Il m'attrape l'index pour m'entraîner sur l'autoroute du canapé, à faire rouler ses voitures. Il se retourne pour vérifier si je le suis ! C'est bon, il trottine, lui devant, moi derrière.

Comme Jérôme Boche me l'a raconté, ce sont des choses qui arrivent : un soir, il allait chercher sa fille à l'école, elle a hurlé devant tout le monde, les parents, les maîtresses : "ah non ! Pas toi ! Pas papa !" Kéké m'a fait le même coup chez la nounou. Il voulait sa mère, il s'est roulé par terre, criant : "non pas papa ! pars ! petite maman ! petite maman ! "Gêné devant la nounou, j'ai fini par dire au bout de dix minutes : "ben, je vais l'habiller de force, sinon on pourra jamais partir." Et tandis que je l'emballais dans sa doudounne, il gémissait : "non ! a peur ! a peur kéké !" La ra…

Nocturne #1

Mon chat, avec ta tête de Don Quichotte, hanté par la faim.

Mon chat, grosse créature au visage maigre, regard dément de la bête perdue dans sa quête sans fin pour ses croquettes. Tu vis entre peu de murs, tu ne connaîtras pas autre chose, ni Java, ni Sumatra, ni Honolulu, ni Teotihuacan, la Cité des Dieux, ni même Nogent-sur-Marne, non, juste la rumeur inextinguible du boulevard Barbès, au loin.

Mon chat, ta grosse tête de Don Quichotte absurde, ton errance sans répit sur les lattes du plancher, à la recherche de la croquette idéale comme le sculpteur ivre de beauté. Tu n'es pas un privilégié, mon chat. Moi j'écoute de la bonne musique, toi tu écoute de la musique minable de chat. Moi je mange de la bonne viande fraîche, en me tapant le ventre, toi tu manges des yeux de brebis, dans tes croquettes, en te grattant l'oreille. Moi je me déplace, souple, libre, j'arpente les métros, je tâte du boulevard, toi tu as ta carte orange du canapé, trajet immobile, terminus sommeil…

Renaissons de nos cendres : sources de visite

A l'instar de Nicolas, je glisse une petite liste des blogs qui m'ont insufflé de la vie. Merci, lecteurs ! Merci blogueurs ! Sans vous, je ne serais rien. Enfin, si, je passerais plus de temps à lire des chefs-d'oeuvres de la littérature au lieu de twitter.

Voici mes sources, hors netvibes, moteurs de recherches et twitterotrucs :

1ashotherway.free.fr2252gueuledeloup.com1853menageredemoinsde50ans.com1764frisaplat.canalblog.com1715irenedelse.com1566delasexualitedesaraignees.blogspot.com1427jegpol.blogspot.com1338crisedanslesmedias.hautetfort.com1029intraordinaire.com10210equilibreprecaire.wordpress.com6211pallasathenee.blogspot.com6212champignac.hautetfort.com6113taha.fr6114beatus.vir.over-blog.com5515madamepatate.canalblog.com5416volasi.net5117embruns.net5018presse-citron.net4719oliviermermet.com4620criticusleblog.blogspot.com4221dinersroom.free.fr3622police.etc.over-blog.net3423vivelesblogueurs.hautetfort.com3424jegper.blogspot.com3325bibzdidine.free.fr3226finis-africae.ne…

Renaissons de nos cendres : pages les plus vues

Pour conclure cette année 2007, la première de ce blog né en avril, je vais faire deux ou trois billets récapitulatifs, prendre du recul, comme disent les hommes politiques battus aux élections. Je vais faire de la nanalyse, regarder dans le vaste passé ce qui s'est passé. Je ferai un peu plus tard un petit "historique" de comment ça s'est passé, ce blog, de comment ça a démarré. Ce n'est pas absolument intéressant, mais ça m'amuse, et puis tout le monde est parti en vacances.

Et après le passé, on pourra passer à autre chose. Je n'aime pas les répétitions, mais je suis fou dans ma tête ce soir, ohé ohé.

Ça faisait un moment que je n'avais pas regardé en profondeur mes "statistiques". Au début de ce blog, en avril, en mai, en juin, j'adorais regarder mes statistiques : 5 lecteurs ! C'est formidable ! Je suis z'influent ! Si on enlève mon épouse, Nathalys, Kéké (2 ans), ça fait quand même 2 inconnus que je ne connais pas et dont j&…

Vive le vent

Un rêve : un orchestre, des musiciens, des pupitres. Les gens sont décontractés, ils sont en jean, en basket, derrière de belles et grandes partitions ; c'est une répétition. La chef d'orchestre, sympathique mais sévère, fait un discours de présentation. Elle ressemble à la soeur de Lionel Jospin. Celle qui a les cheveux frisés en l'air, et l'air sévère de Lionel Jospin.

Nous allons jouer un grand morceau, c'est de la musique savante. Je suis derrière mon pupitre, avec ma clarinette. Sauf que je ne sais pas jouer de la clarinette. J'en ai fait un peu, il y a sept ans, pendant trois mois. Je faisais un peu la gamme de DO, je ne sais pas si ça va suffire ce soir là, me dis-je en examinant la partition délirante. Plus tard, j'ai changé, je fais de la contrebasse. Là, c'est bon, je sais en faire. La chef d'orchestre veut présenter cet instrument à l'assemblée, elle me demande de venir jouer quelque chose sur l'estrade. J'arrive avec l'in…

Le grand sinistre : la plage

C'est l'été, on m'emmène à la plage. Je n'aime pas l'été. Je n'aime pas la plage. Elle s'étale devant nous, la plage, comme un grand champs de blé ukrainien. La récolte est bonne, des tas d'abrutis ont poussé ; on a semé une multitude de mégots dorés la saison d'avant, et des tas de gens dorés ont surgi des dunes. Il faudrait une moissoneuse-batteuse, pour en faire des mottes. Je n'aime pas les gens.

On longe le parking. Je n'aime pas les parkings. On y met des grosses voitures confortables comme des barbecues. On se tourne vers moi, l'air joyeux : regarde ! C'est la mer ! Je n'aime pas la mer. Je n'aime pas la joie. Je suis le grand sinistre.

J'ai des chaussures de ville, en cuir, qui claquent sur le goudron du parking en fusion. Oh, tu aurais pu mettre des tongues, c'est la plage, on est décontracté. Des tongues, et puis quoi encore ? Regarde, de quoi tu as l'air avec tes chaussures, ta chemise à manche longue, en…

Ne nous mélangeons pas

Il est 14h00, je choisis ce moment là pour arriver à la caisse du Monoprix. Je n'aime pas les gens. Il n'y a personne, j'optimise ma pause.

Devant moi, une dame pose sur le grand tapis roulant quatre yaourts et du détergent qui sent le citron. J'ai bien envie de lui faire remarquer que c'est étrange comme repas, et que le détergent donne des aigreurs d'estomac. Je ne dis rien, car je porte dans mon panier un sandwich en triangle, des petits pots, et quelques boites de pâté pour chat. Elle aurait beau jeu de me répondre "Et toi, trouduc, tu manges des pâtés pour chat ?" Et là j'aurais été bien embêté. Car l'esprit de répartie et moi, ça fait deux. J'aurais rétorqué onze heures plus tard, dans mon lit, la lumière éteinte : "hé, heu, toi même, espèce de patate..."

Un grand débat intérieur m'anime depuis ce matin, à propos de pâté pour chat. Il faut que je fasse "deux-trois" courses à midi. Outre mon sandwich en forme de…

Compagnon

Loin quand même

Je me suis fait "taguer" par Dom au détour d'un billet très drôle sur les expressions qui font repérer illico votre matrice géographique.

J'explique, un peu pour ceux qui ne connaissent pas, mais surtout pour faire un gag idiot (je suis en liquidation totale de gags) : je ne me suis pas fait bomber le visage avec de la peinture en aérosol, non, j'ai juste reçu une sorte de "gage" pour faire un billet sur un même thème. C'est ça, un tag.

Les esprits chagrins aiment à dire que les tags c'est pour les blogueurs qui n'ont rien à dire, je leur répondrais d'une part et z'en premier lieu qu'il s'agit d'une contrainte très oulipienne, oui, et que la contrainte est génératrice de créativité, nous sommes comme "un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir". J'ajouterais d'autre part z'et en second lieu, qu'ils aillent se faire mettre en fait, les esprits chagrins (je suis aussi en…

Demain...

Au programme cette semaine, dans ce blog :

- Bloguer moins. Ou plus. Plus ou moins.
- Répondre à deux sympathiques chaînes de blog, une de Zoridae, une autre des ménagères de moins de cinquante ans.
- Dormir plus pour me reposer plus.
- Ajouter un chapeau sur le pied de l'image, comme le dit Romy.
- Finir une série interminable sur les Vendanges.
- Bloguer moins.
- Aller au MacDO. J'ai toujours un cheeseburger gratuit à retirer. J'espère qu'il ne me l'ont pas mis de côté, depuis le temps. Il risque de sentir pas bon.
- Faire encore un lien sur Gaël. Je n'y peux rien, on a négocié une vente de 500 liens cette semaine, dans le cadre de la venu de Khadafi.

Vivre de fraîcheur

Je suis telle la jeune fille insouciante qui après un samedi soir de folie se retrouve à élever des triplés. Il faut à présent que j'assume ma monstrueuse création.

Voici donc la seconde image envoyée à mry pour son concours. J'ai mis ma vraie main dedans, sinon, ce n'était pas possible, ça ne passait pas. Voilà, il faudra juste que je pense à ne pas mettre "j'aime le Nutella et je fais un blog" dans mon prochain C.V.

A part ça, rien de spécial. J'ai mal à la tête. A ma vraie tête, avec du cerveau dedans. Il faudra que je change la cartouche cognitive, je ne peux plus rien imprimer, j'ai des messages d'erreur quand je parle. Ce n'était pas une brillante idée de passer trois heures devant le logiciel "The GIMP", tiens.

Sinon, j'ai bien pensé à nourrir les chats.

Tiens, comme ça, gratuitement, par plaisir, je fais un lien. Ce n'est pas tout de regarder des hommes en bikini, il faut aussi aller sur le blog de Frisaplat.

Générique : I…

Fraicheur de vivre

Le blogueur mry organise un concourt avec des blogueurs plus ou moins à poil. Je n'ai pas participé.

Mais j'aurais pu.



Vous aurez certainement reconnu John Cleese, l'acteur des Monty Python que j'ai choisi comme avatar. Nicolas me disait qu'à force de voir cette image me représenter, il serait déçu de me rencontrer en vrai sans chapeau.

Je lui expliquais que mon épouse, qui pourtant connaît bien ma bobine, en arrive parfois à me confondre avec lui, à force de voir cet acteur sur mon blog, et partout où je laisse des commentaires.

les esprits : la dame blanche

Manu était un grand gaillard de seize ans, gentil comme tout ; il avait bien vite perdu ses parents et portait sur ses épaules, pour héritage, toute une exploitation viticole. Il était timide, parlait avec un cheveux sur la langue. Il restait discret dans son coin, se tenant au frais, à l'ombre des autres. Mais après de nombreux verres, il était soulagé, il se sentait mieux, ses épaules étaient plus légères, et sa bonhomie mélancolique de façade laissait place à une vraie et joyeuse exubérance. Il chantait le répertoire de Renaud, en entier, à tue-tête sans se tromper dans les paroles, une main sur chaque cuisse, toujours un cheveux sur la langue.

Parfois, le soir, épuisés par des journées à couper plus de doigts que de raisins, les gens s'accoudaient sur les tables immenses, parsemées de miettes de pain d'un repas débarrassé, avec du Beaujolais et des bougies. Il pleuvait, c'était au milieu des vignes obscures, on rabâchait, l'air terrible, des légendes de Dames bl…

Les esprits : les amis invisibles

Illustration : avec l'aimable autorisation de Telle

Lorsqu'il avait un an, il arrivait à kéké de regarder attentivement, l'air songeur, des choses dans la pièce. Une prise, un rideau, un coin de mur blanc. Un endroit indéfini, qu'il fixait avec curiosité.

Maria, une jeune amie de mon épouse, musicienne comme elle et qui gardait notre fils de temps en temps, avait expliqué en riant ce phénomène : au Vénézuela, son pays d'origine, on racontait que les jeunes bébés pouvaient voir les esprits. Cette faculté disparaissait bien vite en grandissant, avec l'acquisition du langage. Les esprits, furtivement aperçus par ces témoins sans parole, regagnaient bien vite leur invisible cachette, et les enfants grandissait, oublieux de ces naïves visions...

J'avais ri jaune à cette charmante hypothèse. Je n'aimais pas ces histoires. Rationnel, carré, amateur de mathématiques, je n'y croyais pas bien sûr, mais je n'aimais pas quand même. Ça me dérangeait d'en p…

[Liens] Des mobylettes et des sous-marins

En train de bloguer. Mais hors ligne. Étrange non ? Le vaisseau mère prend la pluie comme un mobylette garée devant chez moi, tandis que je bichonne quelques grotesques sous-marins, dans les profondeurs.

En attendant, bonne nouvelle, Fishturn est de retour, dans un blog "Fous et Merveilles volume 2". Le concept est passionnant, il pousse loin ce principe qui nous est cher, le blog. L'écriture est vraiment magistrale, prenez une place, à l'orchestre.

Le temps passe trop vite ? Faites-le donc arrêter. Par la Police, de préférence, blog mené de main de maître par Bénédicte Desforges. Pour un poulet, elle a une sacré belle plume (je prends la porte, je sais). Et si ses histoires sont terribles, elle, elle est absolument sympathique.

Voilà, je ne tomberai pas non plus dans le piège du copinage éhonté en citant encore une fois Gaël et Nicolas (qui lui n'hésite jamais à faire un lien vers filaplomb, c'est honteux), je risquerais de me faire tancer par "Crise dans …

Le gâteau au chocolat

Je rentre des courses avec le gros chariot bordeaux. C'est un bon gros chariot de mamie, avec des roulettes, idéal pour faire ses commissions dans les petites rues parisiennes. Un peu grand certes, mais pratique, on y dépose ses deux steaks, ses trois oranges, les œufs et le lait, ce qui nous fait cinquante euros judicieusement dépensés.

Avant, j'y mettais quelquefois kéké dedans, lorsqu'il était plus petit, comme un gros sac de patate ; il avait sa tête qui dépassait, il mettait ses petites mains rassemblées au bord, contre son menton. Je le traînais à toute vitesse, kéké rigolait, je disais : " Tiens, j'ai acheté du gigot de bébé ", les gens trouvaient ça bizarre. Parfois, lorsqu'il était gardé par la nounou, dès que je rentrais à la maison, il me réclamait immédiatement : " Chariot ! Chariot ! Chariot ! " L'air un peu gêné, je m'exécutais : je sortais le chariot à roulette, j'y mettais le fiston dedans, et je parcourais la pièce t…

Point de vue numéro trois : le reste du monde (3/3)

[lire le tout début]

L'embaumeur sort de la pièce, il s'entretient avec la femme. Il laisse derrière lui, dans la chambre à coucher, une odeur de propre délétère, le sang antiputride pour les morts ; là où fut un havre de tendresse, un nid de chaleur décoré de portraits, il reste un peu l'ombre de la cuisine secrète des soins occultes. La fenêtre est ouverte, il faudra fermer au bout d'une heure, mais les rideaux garderont un peu la fragrance invraisemblable du formaldéhyde, il faudrait les changer, mais ça ne servirait à rien, il faudrait changer les murs, les portes, l'immeuble entier.

Il s'entretient avec la femme, il compatit. C'est terrible comme maladie, n'est-ce pas. A force, les embaumeurs, comme les pathologistes, savent déchiffrer notre fin de carrière. Il prend son matériel, et s'en va.

L'embaumeur, tandis qu'il marche sur le trottoir, se fait accoster par le voleur. L'embaumeur n'en revient pas. File moi les sacoches, le cro…

Point de vue numéro deux : l'embaumeur (2/3)

[Lire le début]

L'embaumeur regarde l'homme mort, allongé sur le lit. Ses yeux sont effondrés à l'intérieur du visage, enfouissant les souvenirs et les visages de ses propres aïeux. Ses traits sont aiguisés, durs, abrupts tels une falaise humaine. La chair déjà aspirée par les profondeurs, est tendue, comme tirée par un chirurgien souterrain, ce qui donne au défunt un masque plus juvénile aux contours violacés. La douleur a desserré son emprise, et la personne gisante semble épuisée mais confortable, en harmonie avec le profond silence.

Il déshabille son sujet, le lave, nettoie l'intimité désarmée du corps avec du coton, pré-ligature la bouche. Il pose le pied sur la cheville de l'autre jambe, retourne le corps. Il parcourt les cuisses blafardes, les poils, le sexe, il s'en occupe avec une précautionneuse humanité. Les chaussures neuves de l'embaumeur grincent, c'est incommode, il aurait dû les user pendant le week-end. Il pense, sifflote presque, murmure…