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Articles

Affichage des articles du octobre, 2007

Boys and girls of every age...

Salu ! Ce soir sai Alowine, (allo ? win !) Alors g déssidé 2 déguisé mon blog en sitrouille taffreuse. Alor, toi, kikoolol, t tro bi1, lache t com, je te kiffe.

Attention : un com laissé c un com rendu. 5 coms laissé c 6 com rendu. au boud de 20 coms, c un lien verre ton site. Au boud de 50 coms c carément deux liens verre ton site.

Exemple 2 de liens verre ton site :

"Eh toi t trop bi1 ! Alors visité donc le site de nono" :
http://www.le-site-de-nono.com
http://www.le-site-de-nono.com

Musique Danny Elfman. Danny Elfman, c'est un peu comme Charles de Gaulle pour les français. Chez moi, dans mon appartement, il y a l'avenue Danny Elfman, l'aéroport Danny Elfman, le centre aéré Danny Elfman, etc. Dans cette petite play-list deezer, vous trouverez la version originale de "this is halloween", entendue dans le film de "Tim Burton" (même si c'est Henry Selick qui l'a réalisé), suivie de celle de Marylin Manson que je ne connaissais pas avant, puis…

Message de service : climatisation en panne

Ce début de mois d'octobre, j'annonçais crânement un superbe défi façon "La chasse au trésor / Pushing the limit / Remporter une lutte contre soi-même" : 33 billets, pour le mois de mes 33 ans.

On comprendra qu'à la veille de la date fatidique, avec logiquement 7 billets à pondre en 36 heures, je sois passablement embêté.

Pourquoi se donner de telles missions, sinon pour se mettre en difficulté, alors que j'ai du boulot, des moments à partager avec ma compagne, des histoires à lire à mon fiston, des amis que je vois trop peu ? Disons que, sans règle, pas de jeu ; pas de jeu, pas de chocoleuh.

Mais bon, cette situation anecdotique a le mérite de me faire réfléchir un peu. Que faire ? Écrire 7 billets farceurs, histoire de m'acquitter d'un auto-contrat, mais au risque de prendre les yeux de mes chers lecteurs pour des paillassons à mots ? Laisser passer sans rien dire en sifflotant ? Qu'est-ce que blogger, au fond ? D'où vient le vent ? Où se tro…

Curriculum Vitae, vie encerclée

Un CV, qui traîne sur une pile de papiers, dans une salle de réunion. Je tends la tête pour le déchiffrer. Il s'agit d'une personne qui travaille dans une pièce au fond d'un couloir : je reconnais la photo. Une femme, la cinquantaine. Deuxième, troisième CDD ici ? Championnat du monde de la précarité. On ne va tout de même pas engager des vieux, non ? S'ils faisaient des crises cardiaques en pleine réunion ? S'ils perdaient leurs cheveux en plein déjeuner ? S'ils devaient s'absenter pendant des mois pour se faire greffer un dentier ? Des vieux, des femmes, des vieilles filles. Alors que les gens poussent tels des bananes dans les arbres, sans cesse renouvelés comme dans un perpétuel printemps.

L'entête indique pourtant, en caractères gras : 47 ans, célibataire, sans enfant. Mon ventre se serre, je sais bien ce que ça veut dire. Ca veut dire : "J'ai pas ou peu de copain, ni de mari, j'aurais jamais d'enfant, je suis prête à bosser comme u…

S'inscruster

Carte postale du samedi soir. J'ai mangé de l'ail nature avec du pain, comme un montagnard. L'haleine typique de celui qui ferait mieux de blogger.

***

"C'est ouvert le samedi, jusqu'à 19h00, tu verras !". Il s'agit d'un endroit, une sorte de négatif de jardin public : c'est privé, c'est payant, c'est à l'intérieur. Un grand local avec pleins de jouets, comme une crèche industrielle. Ah bon.

J'arrive avec mon fils, bizarre, des gens à l'entrée boivent du champagne, fument des cigarettes. Ah ben c'est du joli, pense-je. Puis nous rentrons, je me fais accueillir par une dame : "je suis la maman de ...". Tout le monde picole. Les enfants ont fait un bazar inimaginable, ils sont tachés de gâteaux au chocolat. Des gens, un verre à la main, protestent mollement : "Non Mattéo-Emma-Léo-Louise, ne plante pas le couteau dans l'oeil de ton petit copain tu sais que ça fait mal". Cet établissement n'est pas …

En 1984 (2)

Nous sommes bien en 1984, donc. A Toulouse, donc. Il fait chaud, il y a un paquet d'enfants dans une minuscule piscine bleue gonflable. Là bas, on mange des "chocolatines".

L'herbe est jaune, c'est un lotissement avec une seule maison. Il y a un enclos qui sépare le terrain d'un immense rien du tout, perdu dans la banlieue d'un bourg jouxtant une sous-préfecture perdue.

Les adultes sont dépendants de la pétanque, ils s'entraînent du matin au soir. Tout le monde porte des petits shorts brillants, et des bobs, c'est la famille des grandes saucisses. Les jambes dépassent interminablement de ces petits shorts, et se terminent par des espadrilles. La scène se déroule dans le souvenir, les gens en sont conscients, ils sont légitimement heureux d'être plus jeunes qu'aujourd'hui.

La nuit, les papillons et les moustiques font l'heure de pointe sur les lampes de fortune accrochée aux branches, les arbres, comme des sapins de noël, sont cintrés…

en 1984 (1)

Je suis en 1984 (1983 pour être exact, mais ça fait moins titre de roman, alors je rectifie), en vacances, près de Toulouse. J'ai neuf ou dix ans, j'ai toujours la coupe au bol, mais je ne suis plus blond. Je ne ressemble plus à Brian Jones, mais à Ron Wood, c'est à dire ça, mais en enfant :



Je suis un grand sensible : ma mère me dit, tu sais, tu vas avoir dix ans, et plus jamais ton âge n'aura qu'un seul chiffe. Pour toujours, à tout jamais, tu auras au moins deux chiffres au compteur de ton âge. Je suis livide. Je fais une de ces têtes, à cette révélation, comme un coup de massue donné par l'irréversibilité des choses. Mon enfance, à tout jamais happée par l'aspirateur de Saturne. Ma mère - un peu désolée - me parle encore de cette veille d'anniversaire. En insistant juste un peu plus sur le morbide, elle aurait fait de moi le premier gothique de France.

J'ai dix ans, je suis tout menu, mais un été j'ai été gros. Comme tous les étés, je passe un…

Lire du Guy Môquet

Il y aurait mon pédégé, il y aurait mon chef, il y aurait la responsable de la comptabilité, son accent de l'ouest-parisien, il y aurait les actionnaires, avides d'attendre le nouveau site, des costumes, des costards, des cravates, les lambris de nos bureaux.

Il y aurait moi, montant alors sur une table, après un quatrième verre de vin, pour dire : "Chers amis, c'est le moment de vous lire du Guy Môquet ! On est en démocratie, bon sang."

Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme.

13/08/1941

Il y aurait moi le poing levé, déclarant : ah ben ça fait du bien de fumer de la Guy Moquette ! Vindiou ! Puis le rire gêné des stagiaires, un collègue qui viendrait me voir, me tirerait par la manche, je crois qu'il y a un coup de fil pour toi, dans la cave, me dirait-il.

Il y aurait moi au chômage.

Les chats

Le matin, je me lève, le sol est plein d'obstacles poilus : des chats. Pour aller aux toilettes, j'achoppe sur d'innombrables objets ronronnant : des chats. Poum, poum poum : roumir ? Je m'assois sur la cuvette : deux têtes à mes genoux ; "Roumir ?". Les chats font le manège autour de mes mollets.

Fatigué, je leur balance des grossièretés. Je marche dans le couloir, et les chats décrivent des huit autour de mes pieds. Parfois je m'énerve, je leur fous un coup de pied au cul. Ils reviennent si j'ai le malheur de m'immobiliser, comme des personnages de cartoon indestructibles. Roumir ?

Le soir, je lis une histoire à Kéké, derrière le livre d'images apparaît la tête d'un chat, il pose son menton sur la tranche : "Roumir ?" Nous continuons impassibles à lire l'histoire, et le chat se frotte les joues sur le livre, le secouant, troublant notre paisible lecture. Nous poursuivons, amusés. Le chat défonce alors l'ouvrage comme une …

...sur les I

Pause de midi. Une revue.

Couverture : Un ministre.

Publicité pour une montre chère.

Publicité pour une grosse voiture.

Éditorial : la gauche comment la sauver ? (mais est-elle récupérable ?)

Publicité pour une montre chère. ("les conducteurs de grosses voitures aiment porter les montres Tictac")

Publicité pour une grosse voiture décapotable. Le conducteur a son bras accoudé à la portière. A son poignet, une montre. Décapotable.

Politique. En hausse : Truc (ministre). "Par son action énergique, il fait bouger la France. En baisse : François Hollande. (-5%. Total de baisse cumulé : -12536 %).

Sports : Laporte, Sarkozy, des amis inséparables dans la victoire.

Publicité pour une voiture. Ah non, c'est pour une montre chère. La voiture est vraiment grande sur la photographie, d'où la confusion.

Article : las des grèves incessantes, il s'expatrie à Londres et connaît enfin le bonheur et le succès auprès des femmes.

Mode : montres chères, collection automne-hiver.

Voyage : Lo…

Quand la ville pue

Je suis venu à pieds hier. Le mauvais goût de la ville dans la bouche, jus de voitures, camions, scooters. Rue Caulaincourt, tiens, le magazin-bazar où j'achetais mes vieux sacs à aspirateur a été remplacé par une agence immobilière. Encore un. C'est vraiment "Immobilier Parc" cette rue. Il y a aura bientôt des agences spécialisées dans la vente de locaux pour agences immobilières.

Sur le pont qui enjambe le cimetière de Montmartre, le contraste est comique entre la foule des piétons pressés qui se bousculent, et les voisins gisants, dans leur coffre de pierre, bien moins agités. J'aime bien cette "vanité" urbaine, le pont, la brasserie, le sex-shop, le cimetière tout autour. Place de Clichy, cinéma, un vidéo club aussi grand que le cinéma, puis la rue d'Amsterdam, qui est un oesophage mécanique dans lequel je dévale doucement comme une nouille.

La Gare Saint-Lazare, son dôme alvéolaire, ses horloges. Les parcmètres, leurs horloges digitales.

Les véli…

Petit poucet, gros cailloux

Dans la brièveté, aujourd'hui, un mot en passant devant une machine reliée au réseau. Mon pauvre kéké est malade depuis quelques jours, entendre sa respiration difficile, dans la nuit, le voir se lever, s'asseoir, chercher à droite à gauche l'air autour de lui, l'entendre siffler, tout ça est bien éprouvant.

J'ai passé mon lundi avec mon fiston, il se sentait mieux, il a couru tout content, le matin, avec ses grosses cernes rouges. Puis il s'est pris une barrière sur le front en tombant ; gros bleu, du style timbre poste.

Il est impossible de trouver une nounou parfaite. Et bien nous avons trouvé une nounou parfaite. Le problème c'est qu'elle l'est trop, parfaite. Gentille, douce, visage de jeune fille modèle de pensionnat à la Heidi, elle nous fait la leçon à chaque fois ; ça craint. Il faut le moucher, patati patata, il faut lui laisser son autonomie, patato patatu, et que j'ai lu tout Docteur Brazelton, et que je connais tout Dolto, et que je s…

Twitter ou un bref instant de misère

Twitter est un fabuleux outil : un peu comme la pince à peinture, le manche à eau ou la poignée à coussin, c'est farouchement inutile, mais on ne s'en passe pas.

Il m'est arrivé hier soir un petit moment de misère humaine, d'ultra moderne solitude, grâce à twitter. Connaissez-vous le principe de twitter, au fait ? Pour les béotiens qui ne savent pas et que je respecte tout de même (comme par exemple Nelson Mandela, ma mère, mon fils, Jimi Hendrix ou Jean Rochefort), voici un rappel.

Inspiré d'une compagnie aérienne et maritime à bas prix (Truite AIR),...

Non, allez, revenons à nos thons mous : sur twitter, on dépose des petits messages très courts, spontanés, sensés expliquer en 255 caractères ce que l'on fait, actuellement. Le succès foudroyant de ce service vient du fait que l'on peut "twitter" (lire et écrire des messages) très facilement, grâce à son téléphone portable, ou une messagerie instantanée comme Gtalk, par exemple.

On twitte dans le métr…

Humour noir et double peine

Impromptu du matin : je discute avec E. Toujours les conversations joyeuses du réveil (maladie, cancer, mort, accidents).

E. : Il parait que les gens ayant une grande activité intellectuelle ont moins de chance d'attraper la maladie d'Alzeimer !
Moi : Ah bon ? (dubitatif. Ca parait léger, quand même).

... (s'ensuit après la série de blagues habituelles : "C'est sur que moi je risque rien, mais toi quand même fais gaffe, réfléchis un peu de temps en temps, pour ta santé, etc.")

E : (pause) ça serait dur si c'était vrai. Non seulement tu as la maladie d'Alzeimer, mais en plus tu passes pour un con."

Devenir riche pour se lever à midi tous les jours

Idée pour devenir riche : créer un mélange entre YouTube et un aggrégateur de flux RSS.

Ca l'appellerait : You-RSS

Ah ah ah.

(bon je vous fait des billets courts, je suis gentil tout de même ? Allez profiter du beau temps).



Nabab recherche 400 stagiaires-ingénieurs plus quatre élèves en kinésithérapie-massage-relaxation afin de monter start-up.


NB : je fais une petite expérience "moteur de recherche" avec le titre de ce billet. Oui, je sais, ça part en vrille, ne me quittez pas, il faut oublier, tout peut s'oublier, etc

Cité nationale de l'immigration

Capté dans le monde : "Voulue par Jacques Chirac, la Cité nationale de l'immigration ouvre dans une grande discrétion"

Cette nouvelle Cité, qui consacre l'apport de l'immigration à l'histoire de la France, ne sera inaugurée ni par le président ni par le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux.


"Suivez le guide : à votre gauche, un superbe test ADN..."

Je glousse.

(Je glousse d'aïe. oh oh oh)

Soyeux anniversaire

Edit du 12/10/2007 : à voir sur topito !

Bref.

Ce matin, ashotherway me rappelle l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, il y a un an.

Ce matin, un lapin n'a pas tué un chasseur, car c'était un lapin qui n'avait pas de fusil.

Ce matin, le journal Metro me rappelle le 40ème anniversaire de la mort de Che Guevara. Bref rappel biographique : Ernesto "Che" Gueverra est le sosie de nombreux T-Shirt. Il regarde derrière Alberto Korda d'un air radieux et barbu. C'est aussi celui qui a adapté pour la vrai vie le personnage de "Che" Guevara créé par Gael Garcia Bernal (The Motorcycle Diaries), pour la première fois.

Dans le journal gratuit, un article, avec un petite encadré "POUR / CONTRE". Pour ou contre le Rugby ? Pour ou contre le réchauffement de la planète ? Pour ou contre Ernesto "che" Guevara ? Pour ou contre Batman contre Superman ? Besancenot contre Jacobo Machover.

Voici l'interview de Besancenot (le copier-coller c'es…

Amnésie infantile

Je me suis fixé une contrainte redoutable, banane que je suis, avec ce projet de 33 billets pour le mois d'octobre, idée qui a par la suite évolué en "33 billets minimum, un par année, en plus de mes histoires de carte orange démagnétisée et de carte champion".

L'idée est surtout redoutable quand, comme par exemple aujourd'hui, on a une flemme à défoncer des lits dans des magasins IKEA.

Chaque matin, E. doit me réveiller au défibrillateur. Elle me réanime pour que j'aille bosser, je dis : "Non pitié, fatigué, je veux retourner dans le ventre de maman, pas travailler." Kéké se pointe alors très tôt, avec sa furieuse envie de jouer aux petites voitures, de rouler sur son camion, de manger quatre mille gâteaux, de se cacher dans les recoins. Il trouve deux zombies inréveillables, que même un Frankeinstein aurait reniés, jetant l'éponge avec ses câbles électriques à rendre les vie.

E. a lu dans un bouquin (dans la série "Être un parent parfait auj…

Gueule de blogs

Chouette initiative de Lousia, de Gueule de Loup.

On peut constater, surtout lorsqu'on est de mauvaise humeur ou en panne de sucre pour le café, que l'univers des blogs est parfois secoué par des spasmes d'auto-célébration, carte du monde plat avec les puissances mondiales du blog francophone, classement universel des dix meilleurs blogs depuis l'origine du monde, G8 des blogs les plus influents, etc. Partant de ce principe, au lieu de râler comme un putois, Lousia a eu l'idée de construire une sélection des blogs volontaires, le temps d'une "opération" (la première d'une longue série, je l'espère), afin de se découvrir les uns les autres.

J'ai donc particpé, amenant ma carriole, façon Avignon du blog, festival Off. C'est bien fait pour nous, c'est surtout fait avec la manière, parce que l'auteur a pris la peine de lire le travail des participants, et de les présenter avec un mot pour chacun. La classe. J'ai beaucoup aimé sa…

Des bagues à chaque doigt

Je suis dans la cour de l'école maternelle. J'ai cinq ans. Des soeurs jumelles m'offrent, un matin, une petite voiture verte, toute ronde. Elles m'aiment bien. Je tanne ma mère pour leur donner un petit cadeau en retour. Dans un supermarché, nous trouvons un gros distributeur de bidules, avec des cadeaux surprises cerclés dans des sphères en plastique, que l'on récolte après avoir introduit une bonne pièce de dix francs, couleur cuivre. Des bagues en toc.

J'offre ces pacotilles à mes deux amoureuses, nous projetons de nous marier tous les trois. Un grand moment d'érotisme.

***

E. doit apprendre une chanson pour son stage. Elle a choisi le "tourbillon de la vie", vous savez, celle que chante Jeanne Moreau dans Gilles et Jum. Je la chante à Kéké en imitant Vincent Delerm (je tente d'imiter Jeanne Moreau, mais ça tombe sur Vincent Delerm, ben tant pis). Idée de MySpace : Delerm chante Moreau.

***


Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron !
On m…

Nestor Burma

Hier, c'était Free Burma, la fête des blogueurs pour libérer Nestor Burma. Je ne savais pas que le commissaire avait fait une bavure, il aura sans doute trop tapé sur des chinois, et il se sera retrouvé au trou. Nan, j'arrête avec mon mauvais esprit. Cette honorable campagne suscite chez moi un vaste débat très intérieur, dans mon esprit pourtant calme comme une église andalouse. Est-ce une grotesque démonstration de blogueurs bien consciencieux, comme on peut le lire chez Christophe Ginistry (l'illusion de la blogosphère), ou bien une salutaire démarche à accomplir sans cynisme, pour une fois ? Sais pas. La requête est toujours en cours d'exécution dans mon moteur de recherche interne (c'est vendredi, c'est permis).

Je parle de ça, car E. m'a raconté hier de sordides histoires de chinois sans papier malmenés par des Nestor Burma, dans le XIXème arrondissement, histoires ordinaires pas vues à la télé, ce qui rend bien amère la transpiration sur ma chemise. C…

Passagers clandestins

Sur le polaroïd, je suis assis sur un petit banc de fortune, en bois, à côté de la 4L blanche. Je n'ai déjà plus les cheveux blonds, je ne ressemble déjà plus à Brian Jones. J'ai une blouse en plastique, un petit cartable. C'est la rentrée. Toujours pas de souvenir, toujours pas d'émotion. J'ai un nez en trompette, une bouche de canard, avec la lèvre supérieur un peu en avant.

Le petit banc est devant le Mas, à côté de la gouille, ce qui signifie "ruisseau" en catalan. Les champs (les vignes à l'époque) sont ponctués par de minuscules rigoles que le paysan d'à côté orchestre avec des vannes, grandes lames d'acier qu'il promène sous le bras. Tel un aiguilleur de l'eau, il marche lentement sur les chemins de terre, avec sa longue plaque couleur rouille, une cimeterre hypertrophiée qu'il plante parfois d'un geste spectaculaire au travers d'un ruisseau, comme un géant coupant un fleuve en deux ; l'eau s'arrête, le niveau…

Sans oublier la position vidange

A trois ans, je quitte Marseille. Plus tard, j'y reviens, je constate : "Le stade Vélodrome est au coeur de la ville, contrairement à Lyon ou Paris où le stade est excentré." Je me gratte le menton en fronçant les sourcils, concentré dans ma réflexion. Je regarde le Parc Borelly, j'ai marché ici, de nombreuses années plus tôt. Je tente d'avoir la nostalgie-attitude, j'essaye d'être submergé par les réminiscences émouvantes du temps perdu. Mais je suis sans aucun sentiment, froid comme un lézard polaire.

J'allonge le pas, j'ai des chaussures, je vis, je meurs, je me lave les dents.

Je commence à parler, alors, j'ai un accent du sud épais comme un steak. J'habite vers Perpignan, dans un Mas (prononcez Masse, comme Jeanne Mas, car entendre "Très cher, j'ai visité un superbe ma cet été" est une chose abominable pour moi). Le mas est entouré de vignes, à l'époque. C'est la nature. C'est pur. C'est le silence ; à part…

Délocalisation de mes dents

C'est un régal, ces publicités google dans mon courrier gmail. C'est tellement mieux que ces pubs de masse pour les Mercédes, à la télé, comme si j'allais acheter des Mercedés. (Comme si j'avais la télé).

Non, là, ça sent le ciblé. Limite vexant. Après le "conteneur de cadavres", maintenant les dents pas chers :


Soins Dentaires étranger
€ 180 Couronne Céramique € 700 Implant Dentaire Titane


J'imagine le scrutateur de chez google qui détecte dans mon courrier mes épiques aventures, et qui miséricordieux, me guide vers la délocalisation de mes dents.

Analyse Courrier - Occurrences mots :

1. SEXE: 10532
2. BIERE : 453
3. MAL : 235
4. DENT : 185
5. PIZZA : 147

---> Allo la base, c'est OK, mâchoire en chantier ... Envoyer la pub.

Le jour où je croiserai l'annonce "Agrandissez votre Sexe - opération miracle par réinjections de la graisse ventrale", je crois que je me fâche.

Tester des conteneurs

Premier mercredi du mois. Les sirènes retentissent. Un collègue : "Et si on se faisait bombarder un premier mercredi du mois, qu'est-ce qui se passerait ? "

Silence. Un autre : "Toi et tes questions existentielles."

On resterait sagement assis à se prendre des obus sur la tête, tout en consultant ses mails.

Twitter : "tiens, il tombe des bombes ! (ici, un lien) "

***

Quelle contenu de ma boite gmail me vaut cette publicité de chez google ?

Conteneurs à cadavres : 5 modèles pour tous vos besoins: 950/1900 L, isolés, froid ou non.



Si j'étais un blogueur influent, je crois que j'aurais des produits super intéressants à tester.

Compte rendu du test conteneur à cadavres.

J'ai reçu hier soir un produit super intéressant à tester : le conteneur à cadavres 950L de chez cobioco. (ici, un lien).

Je déballe (ici une photo floue du déballage) et ma première impression est plutôt bonne : le conteneur vert a un design vraiment très moderne, non sans rappeler le p…

Messages de service

Message de service n°1 : certaines de mes lectrices visitent des magasins spécialisés dans les petits chatons mignons.

***

E. me dit : "J'aime pas trop quand tu fais des petits bouts de paragraphes séparés par des ***, ça fait un peu flemmard." Ne vous méprenez pas, E. me soutient beaucoup, même lorsque, folle de rage de trouver encore un pantalon par terre, avec des chaussettes pas pareilles et qui puent, elle est prête à m'introduire la tête dans le grille-pain, elle trouve toujours la ressource pour me complimenter lorsqu'un article lui plaît.

***

Hier : oh je suis content de mon article, je me suis vraiment arraché le cortex avec mes ongles. Elle me répond : ouais, pas mal. Comment ça ouais pas mal. Regarde, j'ai encore un peu de cortex resté sur mes ongles, tu rigoles. Je suis à genou. Je mange l'humilité avec mes doigts.

C'est systématique, mes billets qui ont le plus d'écho sont toujours ceux écrit quasiment accidentellement, les semi-brouillons…

La bure de Merlin

Une immense blonde, tailleur rouge, jupe courte, traverse le boulevard avec souplesse. Aux premières loges, huit ou neuf pilotes de scooters sont pétrifiés. Un timide sifflement s'échappe d'un passager arrière. Il est clair qu'un pickpocket doué peut à ce moment subtiliser deux ou trois scooters sans difficulté. Le feu passerait au vert, quelques types en costard, casque intégral, debout devant sur la chaussée, tourneraient machinalement la main pour accélérer, en vain.

***

Pour kéké, il existait deux type de camions : "les gros cacons". "les piti cacons". Une troisième espèce a été découverte : "les piti gros cacons".

***

Vendredi soir, je suis sous antibiotiques. Oh, non, je ne vais pas acheter de vin, sinon je vais être malade, me dis-je, car le mélange, etc. Saint Balmeyer. Hier, bières. Léger oubli. Tête bulbeuse, impression d'être un camion citerne. J'ai plus de souvenirs que si j'avais, etc. Grandes oreilles pointus, un air sévè…

Les 33 travaux de Pif et Hercule

Le mois de septembre est terminé. Oh, vous êtes heureux de lire mon blog pour apprendre de telles révélations, mais je ne m'arrêterais pas là : celui d'octobre commence.

Tout ça pour dire que ce mois-là est celui de mes 33 ans. 33 comme la bière, comme Jésus-Christ, comme le docteur, comme le métro (la ligne 33, celle qui j'imagine ouvrira d'ici quelques siècles). J'ai décidé pour fêter ça en attendant la mort de me lancer un super défi, un méga auto-concours, un top combat-contre-soi-même, celui d'écrire 33 billets ce mois d'octobre.

Non, pas 31, ni 32, ni 12, ni -25 (on comprend déjà vu la logorrhée verbale que je déploie ici que je suis prêt à utiliser les artefacts les plus sournois pour parvenir à mes fins)... mais bien 33 articles. Pourquoi ? Parce que.

Parce que lorsque je marche au bord du trottoir, je suis en équilibre à dix mille mètres d'altitude, au bord du ravin de la mort, le seul moyen de m'en sortir est d'atteindre le feu rouge. Qua…