Accéder au contenu principal

Soyeux anniversaire

Edit du 12/10/2007 : à voir sur topito !

Bref.

Ce matin, ashotherway me rappelle l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, il y a un an.

Ce matin, un lapin n'a pas tué un chasseur, car c'était un lapin qui n'avait pas de fusil.

Ce matin, le journal Metro me rappelle le 40ème anniversaire de la mort de Che Guevara. Bref rappel biographique : Ernesto "Che" Gueverra est le sosie de nombreux T-Shirt. Il regarde derrière Alberto Korda d'un air radieux et barbu. C'est aussi celui qui a adapté pour la vrai vie le personnage de "Che" Guevara créé par Gael Garcia Bernal (The Motorcycle Diaries), pour la première fois.

Dans le journal gratuit, un article, avec un petite encadré "POUR / CONTRE". Pour ou contre le Rugby ? Pour ou contre le réchauffement de la planète ? Pour ou contre Ernesto "che" Guevara ? Pour ou contre Batman contre Superman ? Besancenot contre Jacobo Machover.

Voici l'interview de Besancenot (le copier-coller c'est mal) :

Quelle est votre image du Che ?
[...] C’est vrai, il a tué. Il a mené une guérilla sanglante contre la dictature de Batista. Mais les exécutions reflètent le dilemme de toute quête de liberté : des innocents meurent dans la lutte.

Quand l’avez- vous découvert ?
A 14 ans, je portais des T-shirts à son effigie sans rien savoir de lui. Jusqu’à ce que des militants de la LCR m’incitent à lire ses écrits. On y retrouve les thèmes de la haine et de la violence comme facteurs de la lutte sociale. Le Che, avant de prendre les armes, avait épuisé toutes les solutions démocratiques.


C'est marrant de l'imaginer, Besancenot, lui qui habite mon quartier, avec son cigare, remontant le moral aux hommes par sa charismatique présence lors des exécutions. E. l'a croisé dernièrement, il avait un tout petit poupon dans les bras, vraisemblablement son petit garçon, il faisait des gazouillis et semblait très fier de sa progéniture, comme je peux l'être avec mon kéké.

"I fired a .32 calibre bullet into the right hemisphere of his brain which came out through his left temple. He moaned for a few moments, then died."

Ernesto "Che" Guevara


C'est sûr qu'à côté, Rocard avec son R.M.I. et Badinter son abolition, ça fait déjà moins T-Shirt.

Commentaires

  1. Un personnage qui a écrasé l'être jusqu'à peu...
    A quand Castro?

    RépondreSupprimer
  2. Après vous avoir lu, j'aime mieux dire que, à la place de Christian Picquet, je ferais quand même un peu gaffe... J'éviterais, en tout cas, de faire la moindre critique sur la distribution du courrier dans mon quartier ou sur la qualité des émissions de Gentil Drucker.

    Sinon, désolé, Balmeyer, de céder chez vous à cette forme de ringardisme qui m'est coutumière et qui pourrait sans peine être raillée comme étant une manifestation inavouée de néo-toubonisme, mais je ne vois pas pourquoi votre citation de Che Guevara est en anglais, pas plus, du reste, que je ne comprends pourquoi Diarios de motocicleta, le film de Walter Salles (Carnets de voyage, chez nous autres), est référencée sous son titre ricain. Comme si, pour faire « authentique », il était, encore et toujours, nécessaire de passer par le filtre de la langue de nos bons maîtres, même quand rien, comme en l'espèce, ne le justifie.

    J'espère, à part ça, que vous aurez noté la grande rapidité de ma réaction...

    RépondreSupprimer
  3. "J'espère, à part ça, que vous aurez noté la grande rapidité de ma réaction..."

    Vous m'avez fait exploser de rire !

    Sinon, pour la citation en anglais, j'avoue que j'ai tout simplement eu la flemme de la traduire. Mais vous n'avez pas tort, et puis ça fait parti des sympathiques prérogative du blogueur, écrivain amateur, diariste amateur, armateur amateur (pardon) de se faire traducteur amateur !

    Du coup, je m'engage solennellement à modifier ce billet dans la journée !

    Et merci pour ce mot qui m'a mis de très bonne humeur. Revenez quand vous voulez !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

La lanterne magique

Quand l'étincelle a disparu, dans cette lanterne magique qu'est la tête, le film du monde est laid. On regarde le soleil qui s'y couche comme un gros tas flasque de particules molles. Les chiens sont des boites à bruits, au bout des laisses, comme des yoyos à jamais déroulés. Les gens ont des barbes qui vous grattent à vous. Ils parlent en faisant des fautes d'orthographe. Les arbres s'alignent de manière bucolique comme des bâtons pour chiens, plantés là. Vous êtes ce chien qui ne peut prendre les arbres dans votre gueule, ces bâtons de joie, et détaler. Vous regardez les arbres, intransportables, et plus rien ne court. Vous vous retrouvez nez à nez dans un endroit où vous étiez content, une fois, et vous voyez votre ombre encore contente (car les ombres sont lentes), et vous vous sentez de trop dans ce souvenir heureux plus réel que vous-même à cet instant. Vous quittez les lieux poliment. Il y a des magasins qui vendent des thés ridicules. Il y a des bars qui ve…

Ballons

Nous nous promenions au parc de Sceaux, il y avait une sorte de kermesse pour lutter contre les myopathes (contre la mucoviscidose me corrigea Emeline). Derrière les stands, s'activaient des gens qui vendaient des parts de gâteaux au prix d'un ticket vert. Il y avait des panneaux explicatifs sur la maladie, des jeux de pêche et de massacre.

Un speaker remercia la fanfare de Clamart. J'y avais remarqué un joueur d'hélicon assez maigre, et ceci me plut car je tenais, à l'occasion, des statistiques sur les membres des fanfares, afin d'établir un jour une pittoresque découverte. J'avais déjà noté que les joueurs d'hélicon étaient souvent maigres, ce qui me fascinait car l'instrument exigeait de la puissance, et donc un costaud au bout du tube me semblait-il ; je croisais certes sur ma route une fanfare environ une fois l'an, l'étude avançait lentement mais malgré tout, je tenais pour certain que l'hélicon était si gourmand qu'il épuisait…

Wagram

Avenue de Wagram, devant un hôtel trois ou quatre étoiles, quelques barrières ont été installées de part et d'autre pour que s'accumulent des jeunes filles en fleur et en short. Elles semblent attendre depuis un moment, immobiles et compactes, et ce regroupement, provoqué manifestement par une prochaine épiphanie de vedette, emplit ce fragment d'avenue du bruissement électrique de la Célébrité. Des touristes et passants intrigués s'arrêtent pour scruter les jeunes filles qui scrutent l'entrée de l'hôtel, et moi je scrute à mon tour les passants curieux. Cela aurait été un triangle parfait de scrutement si les jeunes filles m'avaient regardé moi, mais en vérité je suis informaticien.

Chacun y trouve son compte, dans ce grand drame de l'attente ; par exemple moi-même, n'y comprenant rien, j'observe la scène tel un contempteur bien au dessus de tout ça. Si ces jeunes filles ont décidé d'être une foule dense à raison de huit par mètre carré, com…