Accéder au contenu principal

Gueule de blogs

Chouette initiative de Lousia, de Gueule de Loup.

On peut constater, surtout lorsqu'on est de mauvaise humeur ou en panne de sucre pour le café, que l'univers des blogs est parfois secoué par des spasmes d'auto-célébration, carte du monde plat avec les puissances mondiales du blog francophone, classement universel des dix meilleurs blogs depuis l'origine du monde, G8 des blogs les plus influents, etc. Partant de ce principe, au lieu de râler comme un putois, Lousia a eu l'idée de construire une sélection des blogs volontaires, le temps d'une "opération" (la première d'une longue série, je l'espère), afin de se découvrir les uns les autres.

J'ai donc particpé, amenant ma carriole, façon Avignon du blog, festival Off. C'est bien fait pour nous, c'est surtout fait avec la manière, parce que l'auteur a pris la peine de lire le travail des participants, et de les présenter avec un mot pour chacun. La classe. J'ai beaucoup aimé sa présentation, j'ai eu le vertige pendant trois secondes, comme si je faisais la couverture de Voilà, nu à la plage.

Je vais donc suivre tous les blogs inscrits, mes chers colocataires, pour, comme le dit la devise de cette turne, "voir ce que ça va donner".

A mon tour de faire une petit mot sur le blog organisateur.

"Gueule de Loup" scrute l'actualité du web, c'est un peu un Presse-Citron version soude caustique, avec des gros yeux de loup-garou dedans (c'est la seule réserve - toute graphique - que j'ai sur le site). En effet, ce blog partage des qualités avec le lyonnais cité précédemment : style engageant et vif, informations pertinentes, sens de l'animation bloguesque. Je trouve son regard sur les nouvelles technologie très piquant, ça change du ronronnement des TechCrunch-clones-iPhone-likes. A lire d'ailleurs, l'article qui me l'a fait découvrir : le bloodDay, une version satirique du "blog's day", saignante s'il vous plaît.


PS et Coïncidence rigolote : le nombre d'abonnés au flux RSS via FeedBurner s'est soudainement écroulé depuis cette opération, alors qu'il était assez stable. Lousia : l'idée c'est de faire venir plus de monde, pas de les faire tous fuir ! :)


PS 2 : Oh !! Il y a un sondage ! Pourvu que je ne finisse pas dernier, comme à l'Eurovision !

Commentaires

  1. Je suis assez d'accord avec la présentation que Fait GdL de ton blog...

    RépondreSupprimer
  2. Oui, elle a pris la peine de lire les blogs qui se sont inscrits, ça se sent.

    RépondreSupprimer
  3. j'ai garder le même nombre d'abonnés, c'est pas moi qui te les ai piqués!

    RépondreSupprimer
  4. i'm gonna make my own post about it

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Wagram

Avenue de Wagram, devant un hôtel trois ou quatre étoiles, quelques barrières ont été installées de part et d'autre pour que s'accumulent des jeunes filles en fleur et en short. Elles semblent attendre depuis un moment, immobiles et compactes, et ce regroupement, provoqué manifestement par une prochaine épiphanie de vedette, emplit ce fragment d'avenue du bruissement électrique de la Célébrité. Des touristes et passants intrigués s'arrêtent pour scruter les jeunes filles qui scrutent l'entrée de l'hôtel, et moi je scrute à mon tour les passants curieux. Cela aurait été un triangle parfait de scrutement si les jeunes filles m'avaient regardé moi, mais en vérité je suis informaticien.

Chacun y trouve son compte, dans ce grand drame de l'attente ; par exemple moi-même, n'y comprenant rien, j'observe la scène tel un contempteur bien au dessus de tout ça. Si ces jeunes filles ont décidé d'être une foule dense à raison de huit par mètre carré, com…

Le Durcisseur

Le premier métier de feu l'acteur Sim était extraordinaire : il débuta durcisseur de tétons au Crazy Horse. Encaissant cette information à la radio, je cessai toute activité pour plonger dans une rêverie mélancolique. Cette tâche improbable consistait à, muni d'un seau à glaçons, frotter la poitrine des danseuses avant leur entrée en scène, pour bien mettre en exergue leurs tétins triomphants.

Je méditais sur le sort de cette main d'œuvre méconnue des coulisses. Je vis l'homme, son visage malicieux et juvénile de souris, dans la pénombre d'un rideau, à l'entrée de la scène. J'imaginais son sourire contrit, parmi les créatures, échassières de leurs jambes, dans une jungle parfumée de plumes. Elles faisaient la queue et présentaient, traqueuses et concentrées, leur gorge au préposé du mamelon. L'employé était-il soumis à un supplice permanent, affligé d'une trique chronique qui le dévorait sans répit, tel l'arroseur arrosé (le durcisseur durci), ou…

Ballons

Nous nous promenions au parc de Sceaux, il y avait une sorte de kermesse pour lutter contre les myopathes (contre la mucoviscidose me corrigea Emeline). Derrière les stands, s'activaient des gens qui vendaient des parts de gâteaux au prix d'un ticket vert. Il y avait des panneaux explicatifs sur la maladie, des jeux de pêche et de massacre.

Un speaker remercia la fanfare de Clamart. J'y avais remarqué un joueur d'hélicon assez maigre, et ceci me plut car je tenais, à l'occasion, des statistiques sur les membres des fanfares, afin d'établir un jour une pittoresque découverte. J'avais déjà noté que les joueurs d'hélicon étaient souvent maigres, ce qui me fascinait car l'instrument exigeait de la puissance, et donc un costaud au bout du tube me semblait-il ; je croisais certes sur ma route une fanfare environ une fois l'an, l'étude avançait lentement mais malgré tout, je tenais pour certain que l'hélicon était si gourmand qu'il épuisait…