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Articles

Affichage des articles du mars, 2009

C'est maintenant demain

Un jour, j'ai essayé de me souvenir d'une date, l'apparition de la première dent de Kéké. Alors j'ai cherché, à tout hasard, dans les archives de ce blog. Résultat : rien. Juste des histoires de tartes au caca ou de machines à café soviétiques. Je me suis un peu maudit, sur le coup. Aucune trace, tous ces mots, et puis pas de première dent. Je corrige le tir et inaugure une sorte rubrique où je consignerai, compilerai, les phrases notables de ma progéniture.


*

Me voyant enlever mon pantalon : "Papa, tu es torse nu des jambes".

Contemplant un bonbon : "Ce bonbon ? je crois que je vais me le garder pour demain. Je crois que c'est maintenant demain, je le mange."

Poète : "Maman, je t'aime plus fort que la vitesse. Plus fort que la fumée. Et que les bolides."

Premier Calembour : "Les hommes des cavernes vivent dans des grottes... (gloussant) Des grottes de nez !"

(J'ai déjà entendu cette plaisanterie chez des adultes, mais l&#…

In bed with André Rieu

Le lundi 2 mars 2009, vers 21h30, le violoniste André Rieu entra sur la pelouse du stade Bollaert, à Lens, lors de la rencontre de Ligue 2 entre le Racing Club de Lens et l'Espérance Sportive Troyes Aube Champagne. Il interpréta « les Corons », chanson de Pierre Bachelet, air traditionnellement repris par les Lensois à chaque début de seconde mi-temps. En queue de pie, avec un orchestre en play-back, et éventuellement lui-même en play-back, André Rieu, le hollandais violon, se promena sur le rond central, sans se départir de son sourire lunaire, cerné par des dizaines de cameramen, dont certains étaient des preneurs de son. La chanson fut reprise avec ferveur par les trente mille supporters nordistes – avec tout de même un léger décalage, ce qui arrive toujours quand des milliers de gens chantent en chœur avec un violon. Cette configuration provoqua un populaire et sympathique brouhaha de foule, ce qui attendrissait toujours André Rieu.
La reprise des « Corons » par André Rieu est …

Le Coeur léger et le bagage mince

Soudain, dans ce couloir sombre, avec tout au bout la Machine à Café, énigmatique, je sens un très léger sentiment d’allégresse. Je dis énigmatique, pour la Machine à Café, car on ne sait jamais si elle va distribuer un gobelet, ou tomber en panne et laisser couler la boisson commandée dans le néant. Cette sorte d’incertitude l’entoure d’un halo de mystère, on ne sait guère ce que le destin va nous réserver, si l’on va ressortir bredouille et la tête baissée. Ainsi, elle se dresse comme un totem rustre, une force du hasard, de l’incertitude, du chaos. On s’en approche plein de respect et d’appréhension.

Tout à coup, pourtant, dans cet affreux couloir déprimant où même les acariens sont tentés par le suicide collectif, une grande idée de printemps ou de liberté envahit mon esprit. Le café désiré coule normalement, tout se passe bien, je suis à la limite du Fred Astaire. Je bombe le torse, je suis absolument seul, et je me permets donc d’étirer les bras, d’aise. La silhouette narquoise, …