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Des sandales et des gens

J'aime pas les gens. Je crois que ça m'a frappé, de retour de vacances, quand après quelques temps dans la montagne à éviter les humains, à regarder les vaches me regarder, je suis retourné au supermarché Champion, hier soir.

J'étais comme ça, en sandales. Parmi les gens. Avec de quoi manger dans le panier, et, au dessus de mon crâne, une nouvelle coupe de cheveux absolument abominable. Même ma tendre épouse a renoncé à me mentir : "Oui, ta coupe de cheveux est abominable, en fait". Voilà qui résonne avec clarté et moult échos dans la vaste vallée des certitudes. J'ai l'air de "Tintin au pays des connards", je ne peux en dire plus. Ma mère m'a dit : "Ah mais. Ce. N'est. Pas. Laid." Je lui ai répondu qu'en général, cette phrase est synonyme de "Ce n'est pas beau".

Ce n'est pas comme Chimène qui me dirait "Va, ta coupe de cheveux n'est point laide", mais je m'égare du sujet.

J'étais donc ici, à me frayer un chemin dans les files informes, aux caisses surpeuplées. Un jour plus tôt, j'étais là, à regarder des vaches qui me regardaient, dans la nature. En général, je n'aime pas la nature. La nature c'est comme les yaourts natures. Je n'aime pas. Il faut ajouter du sucre, et ça va mieux, mais je ne sais pas comment rajouter un gros sucre dans la Grosse Nature.

Au supermarché, il y avait une queue apocalyptique. C'est la faute à l'architecture de l'établissement, c'est une grande surface dans un immeuble. Il n'y a pas la place. Les gens, agglutinés, mélangés dans la cohue, avaient un peu renoncé à s'organiser en queues, et tentaient une course lente de paniers, une course insidieuse, discrète, où chacun cherchait à griller l'autre.

"Mais je n'ai que deux articles ! " criait l'un.
- Et moi un seul article ! répondait l'autre.
- Et moi la moitié d'un ! clamait un troisième !
- Et moi j'ai mangé toute la baguette que je comptais acheter ! Laissez-moi passer !
- Et moi je n'ai aucun article ! Rien ! Que dalle ! Alors, ho !
- Ben pourquoi tu fais la queue, va, hé, connard".

Combats. Cris. Le vigile, qui tente de s'emparer des paniers à l'arrivée pour les mettre au départ.

Avec l'air absolument benêt d'un type en sandale, je croisais des regards durs, marqués par les luttes quotidiennes pour faire des queues. Je vis une jeune fille qui lançait des appels tonitruants à sa mère car elle venait de trouver une place plus proche, plus près, plus mieux, plus vers la sortie. Je revois son regard, ça me rappelle le bon vieux temps du Titanic. Sourde et muette, la jeune femme se frayant un chemin dans la foule impatiente émettait des borborygmes de stress et de joie qu'une certaine misanthropie nourrie dans la nature m'aurait fait qualifier de comique, si cela avait été mon genre.

Je me souviens aussi du regard de ce jeune homme, terrible détermination d'un type qui n'a pas vu sa trentaine de vaches, la veille. Et qui ne s'en laisse pas compter par des types en sandales. Empoignades. Insultes. Intimidation. Panique. On aurait dit un Guernica de clients, avec des gens, des vaches, et même un cheval. Tous tordus. J'avais envie de sortir ma sandale, tel un Khrouchtchev, et de taper sur la tête de la jeune fille sourde muette, pour l'affliger encore plus, et d'apostropher ensuite l'assemblée : "Mais passez moi tous devant si vous voulez ! J'en ai rien à foutre ! Je suis Jésus ! Je suis en sandales ! J'étais en vacances !"

Finalement, je ne m'en étais pas trop mal tiré, grillant imperceptiblement une grand mère ralentie par son arthrose, enfumant un jeune gland dont la greffe du téléphone portable n'avait pas totalement réussi puisqu'il employait toujours sa main pour maintenir l'objet vers l'occiput. Alors, tandis que j'étais sur le point de déposer sur le tapis roulant l'alpha et l'oméga de toute existence, c'est à dire le steak et le papier toilette, je vis une mère avec sa petite fille tentant d'apitoyer des clients, loin derrière moi : "La pauvre, elle souffre des dents, on vient de lui en arracher une !" La jeune fille, avec un mouchoir contre la joue, arborait l'air blessé d'une biche de Walt Disney, un peu trop cabotin. Je les interpelais, magnanime, très "Jésus", très "sandale", très "pas du tout concerné par tout ça", très "j'aime pas les gens" : allez-y, mesdames, passez, je vous en prie, quelle souffrance, les dents. J'eus la satisfaction de les voir griller plein de gens. J'observais, tel un Gandhi ami des vaches, cette mère et sa fille, me faisant la réflexion : "C'est quand même très habile ce stratagème pour griller tout le monde, il faudra que j'essaye avec mon fils".

Quelques heures plus tôt, à peine, loin, dans les montagnes, je regardais les vaches qui me regardaient. C'est étrange, une trentaine de vaches qui vous fixent comme si vous étiez un dieu venu du cosmos. Histoire de fraterniser, ayant peu l'occasion de côtoyer des bovins, je les interpellais de la sorte : "Hé hé ! Les gentilles vaches ! Kss kss ksss ! Minous minous ! Coucou ! Au pied !" Elles se levaient, lentement, et partaient une à une à l'autre bout du champ, dans un lent ballet de peur stupide. Les voyant s'exiler, je leur disais : "Vous savez, je suis vraiment fier d'être omnivore".

Je me suis fait attaquer aussi par des oies. A chaque promenade, quand je passais dans ce sentier paisible, elles arrivaient, les ailes déployées, avec une suffisance incroyable, me chassant, moi, l'homme, l'inventeur des pyramides et du violoncelle. Elles déboulaient à toute vitesse, cruelles chiennes de garde aux yeux orange, dans un mouvement très ordonnée, comme la Patrouille de France. Les entendant beugler, je leur murmurais à mon tour : "Foie gras ! Foie gras ! "

Commentaires

  1. t'es chiant j'allais me coucher !
    bon je lirais demain

    (je suis un gen, t'as le droit de pas m'aimer pour ce commentaire inepte !)

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  2. Foie Gras! Elle est bonne celle là! Mais dans la nature y a-t-il des vaches? Sur les fermes oui, mais dans la nature... où étiez-vous donc?

    Accent Grave

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  3. Heureusement qu'on n'est pas emmerdés comme ça aux comptoirs des bistros.

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  4. Je suis pleine d'admiration pour tes tentatives de dialogue avec les bovidés et tes messages philosophiques aux oies. C'est bien de remettre l'Homme et le violoncelle à leur juste place.

    Les supermarchés sont vraiment des endroits à haute provocation misanthropique. On pourrait faire une carte de la densité misanthropique des endroits : on colorerait en bleu là où on peut penser aux vaches et en rouge là où on a envie de taper sur la tête des gens, avec une sandale ça serait rouge clair, genre grenadine, avec l'encyclopédie universelle (j'allais écrire une batte de baseball mais je lutte contre l'invasion américaine, surtout que bon, qui a une batte de baseball chez lui ?), ça serait rouge noir, genre sang coagulé depuis un mois.
    La mention du sang coagulé est là parce que j'ai vu "Surveillance" hier au ciné. C'est assez nul.
    Je fais un commentaire spécial long parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé avec un spécialiste des bovidés.

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  6. Tiens ! Suite à un commentaire de Melle Ciguë sur mon dernier billet sur Partageons mes âneries (la voisine en nuisette), je vais faire un compliment à Balmeyer.

    J'adore cette manière de pondre un texte comme ça à partir d'un détail de la vie de tous les jours (le Balmeyer qui fait la queue au supermarché en rentrant de vacances en se disant : putain ! me revoilà parti pour un an de galère avec tous ces cons).

    On retrouve ces billets "spontanés" dans beaucoup de blogs, comme parfois chez Zoridae, Didier Goux, ... et "jegper".

    Comme le disait d'ailleurs il y a un ou deux jours Didier chez moi, ces billets sont bien plus précieux que mes lourdes digressions politiques chez PMA (ou que des beaux textes bien travaillés chez des blogueurs littéraires... nananère).

    Ca se boit sans soif.

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  7. M.,

    Quel genre littéraire j'ai essayé ? Je n'ai pas varié d'un iota mes blogs depuis environ un an (c'est juste que l'actualité politique étant chiante, j'ai consacré plus d'énergie à PM Aneries).

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  8. bon je regrette pas de me l'être gardé derrière l'oreille pour ce matin

    un petit sourire en coin pour aller à la machine à café : ça va saigner !

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  9. gaël : la place du premier commentaire inepte t'es réservée ! :-) Le contraire me manquerait.

    accent grave : dites-donc, vous avez raison ! Il n'y a pas de vache dans la nature ! D'ailleurs, merci, votre réflexion a accompagné ma rêverie du matin.

    Nicolas : les bistros sont les derniers bastions des vrais gentlemen !

    ...

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  11. Audine : merci ! Et un grand LOL !

    M. : "Nicolas a essayé le genre littéraire cet été, il a un peu de mal mais s'y atelle".
    Qu'est-ce que tu racontes ! On est plusieurs à s'être fait la réflexion que les billets "jegper" comptent ces derniers temps parmi les billets les plus réjouissants à lire...

    (...)

    Spontanément, je te dis que je me sens encore très "petit garçon" par rapport à tout ce que fait Nicolas. D'ailleurs, c'est tout simple : je ne comptais pas faire de billet hier soir, (raconter ses vacances, c'est chiant) mais en lisant "jegper" et ses histoires de nuisettes, je me suis dit "vas-y, ça vaut vraiment le coup de le faire ! "... Il m'a influencé... :o)

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  12. Moi, quand l'Irremplaçable réussit à me traîner à l'hyper du coin, j'ai un truc pour ne pas massacrer tout le monde à la tronçonneuse : dans la file de caisse, je détaille ce qu'il y a dans les caddies autour de moi. Et, le plus souvent, je me trouve très heureux de ne pas faire deux repas par jour chez ces olibrius.

    Dans la série des cauchemars, vous auriez aussi pu mentionner la musique de merde qu'ils se croient obligés de nous déverser dans les esgourdes, je suppose pour rendre plus "festif" leur hangarabouffe.

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  13. Sinon, pour la coupe de cheveux : elle ressemble à une cravate de Nicolas, ou c'est quand même moins pire ?

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  14. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  15. M.,

    Je vois très bien ce que tu veux dire et je ne crache pas sur les compliments !

    J'ai effectivement peut-être un style et du métier pour pondre mes billets mais c'est dévaloriser les littéraires (qui ont une vraie qualité d'écriture, avec plein de mots que je comprends bien mais qu'il ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser, des recherches d'images, ...) que de me comparer à eux.

    C'est d'ailleurs vrai aussi pour le blog politique ! Je figure dans les classements parce que je suis un bon camarade, fait bien rigoler les copains et utilise des phrases chocs, mais je n'ai pas la culture politique ou les capacités politiques de mes collègues (de droite comme de gauche).

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  16. Didier,

    Quand on se coiffe comme le Dalaï Lama, on ne critique pas les artifices des employés de bureau.

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  17. Didier Goux : regarder les caddies des autres, voilà une occupation que l'on partage, et qui occupe effectivement bien sa mauvaise humeur (il est évident qu'on n'en tire que des conclusions perfides).

    Sinon, la coupe de cheveux ressemble à une cravate de Nicolas noué autour d'une chemise à fleur de Gaël. C'est dire.

    M. : meuh non meuh non ! :) Disons que ton compliment est un peu empoisonné : ;-) Et ne me parle pas de siestes, les vacances sont finites pour moi, c'est dur... :(

    Nicolas : Tiens, il faudra que j'en fasse un billet, sur cette étiquette de "blog littéraire" que j'assume les heures paires et qui m'énerve les heures impaires. Ca me fait penser aux fêtes. C'est comme le réveillon : quand tu décrètes que tu fais la fête, en général c'est raté. Par contre, l'apéro impromptu qui se termine en orgie, c'est toujours un bon souvenir...

    Si on joue à ce jeu là, on peut aussi dire que la "littérature", ce n'est pas écrire des jolies phrases avec une grammaire tarabiscotée, ou trouver des métaphores-midables, c'est faire vivre un monde, un univers, des caractères. A ce jeu là, Nicolas est très doué, avec sa Comète, le Vieux Jacques et compagnie.

    Nicolas, tu as raison. Didier se coiffe comme un gentibétain.

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  18. 'J'aime pas les gens', c'est mon leitmotiv. Ce billet commence bien!

    Nicolas: Je suis ravie que -d'un tour de passe passe qui m'échappe- un commentaire laissé sur ton blog fasse que tu complimentes Balmeyer. Comme ça, je dois pas le complimenter, c'est déjà fait ;-)))

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  19. Mademoiselle,

    Ce n'est pas un tour de passe passe mais une association d'idées quand j'ai lu une phrase de ton com. "Le but était bien d'en rire".

    Balmeyer,

    Je vais m'exprimer autrement. J'ai commencé à raconter des conneries de bistro sur mon blog pour rigoler avec mes trois lecteurs du départ... J'ai pris du métier de "racontage de conneries de bistro" et, surtout, les potes sont devenus des personnages du blog qui deviennent connus de mes milliards de lecteurs en tant que tel, pas en tant que poivrots se rencontrant derrière un comptoir.

    C'est de la science fiction : mes personnages réels sont devenus des personnages virtuels et, à la limite, on s'en fout de savoir si les histoires que je raconte ont vraiment eu lieu : les lecteurs savent, maintenant que les histoires ont une grosse base de vérité.

    Ca en revient à mon "premier commentaire de compliment" ci-dessus : tes billets "kéké" ou "supermarchés" et "sandwiches triangulaires" (comme certains de Zoridae ou de Dorham, comme celui où il cherchait des clopes dans Paris un dimanche). On est dans une "réalité virtuelle" qui me botte bien.

    C'est pour ça, aussi, que j'aime bien Quicoulol ! A partir d'une connerie réelle (une star de cinéma, ...), il nous fait nous retrouver dans l'imaginaire, cette espèce de "réalité virtuelle" dont je parlais.

    Je continue sur les "blogs littéraires" et je précise que ce n'est pas du tout péjoratif ce terme.

    Petit 1 : Un "blogueur littéraire" va inventer des histoires, créer des scénarios, préparer son écrit alors que moi je n'ai rien de tout ça. Je pars d'une histoire que j'ai en tête (puisqu'elle est vraie) et je n'ai plus qu'à aligner les mots dans "mon style".

    Petit 2 : Vous avez tous une formation littéraire et la culture qui va avec (par contre, je vais aussi me donner des fleurs, par mon boulot j'ai beaucoup plus d'expérience que vous de l'écrit : 219 jours par an pendant 12 ans avec Word comme principal outil de travail ça aide). Et par contre (sans parenthèses cette fois), je vais continuer à me jeter des fleurs : comme je parle de bistro, je peux me permettre de pratiquer un style rédactionnel qui va avec !

    Ce commentaire est trop long mais ça ne m'empêchera pas de le continuer, quoiqu'il arrive (et même la nécessité de raconter les dernières aventures de la Comète, dans PMA cette fois, laissez moi une heure ou deux (j'ai aussi une sieste à faire) et je me demande si je n'ai pas oublié de fermer une parenthèse.

    Tu dis : "Ca me fait penser aux fêtes. C'est comme le réveillon : quand tu décrètes que tu fais la fête, en général c'est raté". Tout à fait d'accord ! On ne décrète pas : "Tiens, je vais faire un bon billet" ! C'est au moment où les doigts tripotent le clavier que le machin deviendra bon ou pas.

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  20. M. (et puis d'autres aussi !) : j'ai déjà dit à Nicolas qu'il était un littéraire qui s'ignore. Mais comme il admire d'autres auteurs (soit en blog soit en livre), il a du mal à le croire. C'est un phénomène assez classique : celui qui écrit ne voit pas la qualité de son écriture et il lui faut un lecteur pour cela (ou un éditeur, tiens !).

    Nicolas : il arrive aussi aux auteurs de "pondre" un texte sans rien préparer et sans aller chercher de métaphores hyper pointues. Ce n'est pas un critère suffisant pour comparer !
    Ce sont tes lecteurs qui te disent si tu es un bon auteur ou pas et ça a l'air de se dire, non ?
    :-))

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  21. Balmeyer : encore un beau texte ! :-)
    Tu risques de donner l'idée à Monsieur Carrefour ou à Madame Auchan de disposer des vaches aux caisses pour aider à patienter !
    :-)))

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  22. Poireau,

    La preuve que je ne suis pas littéraire : je n'arrive à me faire comprendre ici !

    Je résume : j'ai un truc où je raconte des conneries de bistro. Comme ça plait aux lecteurs, je continue. Comme je continue, je progresse. Mais la base repose bien sur les conneries de bistro.

    Tu dis : "Mais comme il admire d'autres auteurs [...], il a du mal à le croire". La question n'est pas là ! Mon blog a un nombre conséquent de visiteurs, est bien classé (dans les trois cent premier du général), le tout sans que je n'en assure la moindre promotion (je commente en signant avec PMA). Je ne vais pas "me la jouer" faux modeste : mes histoires anodines sans intérêt plaisent à du monde !

    Il n'empêche que ma démarche n'est pas celle d'un "littéraire" qui prendra son pied à écrire une histoire alors que je prends mon pied en amusant mes lecteurs avec les conneries de mes copains. En outre, je ne relis presque même pas mes textes et n'en change quasiment pas une virgule après les avoir rédigés.

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  23. Bon, c'est fini, oui, de se pignoler en rond, comme ça ? Allez, tout le monde au boulot, bande de hyènes dactylographes !

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  24. J'aurai dû m'abstenir de commenter, je suis une incomprise...

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  25. t'as des commentaires trop littéraires alors que tu devrais faire des commentaires de bistrot peut-être, M.

    Enfin moi c'est comme ça que je le vois... :)

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  26. C'est excatement ce que je me disais, tu lis dans mes pensées ?
    mdrrr

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  27. Mais non ! C'est juste histoire de discuter, et de s'entre-pignoler, comme dirait Didier.

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  28. s'entre-pignoler ?! pouah !

    je vous laisse !

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  29. parfaitement ! je ne souhaiterais pas qu'elle soit tachée !

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  30. ...heueueu...c'était quoi déjà le sujet du billet???

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  31. Ah ? Y avait un sujet à ce billet ? Ce serait bien la première fois ! Mademoiselle qui-tue-quand-on-la-boit, si vous voulez absolument fumer, cantonnez-vous aux trucs en vente libre : conseil de vieux.

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  32. Tiens, je crois que j'ai un peu rompu le protocole du "je réponds à tout le monde"...

    mademoiselle ciguë, je suis honoré de votre visite, si nous étions il y a deux siècles derniers, je dirais que vos références blogueques vous ont précédé.

    Monsieur Poireau : merci pour ta remarque, nous sommes au delà du 30ème commentaire, les lumières sont tamisés, tout est permis ! :)
    J'ai constaté que les Monoprix, classé dernier dans le "Que choisir" sur le pouvoir d'achat (je lis aux toilettes pendant les vacances, moi) décore ses caisses avec de gros écrans plats où l'on voit son horoscope et des recettes de salades. Ceci complète mon billet sur l'aimage des gens, et du reste.

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  33. Balmeyer doit être bourré : il écrit aussi mal que Nicolas...

    (Si ça se trouve, il a même mis une cravate...)

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  34. Eh ! oh ! je parlais juste du dernier commentaire, hein ! Et pas du billet qui, comme d'habitude, est du Chateaubriand moins les longueurs, les redites et les lourdeurs...

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  35. Didier Goux: D'abord, je fume ce que je veux! Moquette, colle ou des pieds, c'est selon...

    Balmeyer: Me voila toute émute! Sachez aussi que l’air de rien, ça fait un moment que je vous suis et que je vous apprécie. J’ai un sérieux faible pour votre Kéké d’ailleurs !
    Ceci dit, si nous étions deux siècles en arrière, je serais à cette heure cantonnée à mon rôle d'épouse, dans le lit conjugal, peut-être même à faire mes devoirs... Quoi que, mariée depuis mes 14ans, mon tendre époux, las de retrouver mes -déjà- vieilles chairs, serait parti rejoindre la bonne pour lui faire ‘sa petite affaire’. S’en suivrait un ‘engrossage’ déshonorant pour la bonne -bien sûr !- qui serait virée sur-le-champ et remplacée par une plus jeune qu’elle…

    Didier Goux : A votre grand âge, ne serait-il pas plus sage d’aller vous coucher ???

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  36. C'est le bordel, les commentaires, ici.

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  37. Didier : vos commentaires ont eu beau provoquer l'hilarité interminable de ma compagne, je ne céderai pas à la provocation.

    Mademoiselle Cigüe : pour me venger de l'hilarité de ma compagne : "rejoindre la bonne pour lui faire ‘sa petite affaire’", en principe, ceci est vraiment très critiquable, normalement, logiquement. Je condamne avec la plus grande fermeté et dans la plus vive indignation ces pratiques honteuses sur nos bonnes bonnes des temps jadis.

    Nicolas : tu l'as dit.

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  38. De toute façon, il est bien connu que l'on ne trouve plus de bons domestiques, en cette époque d'égalitarisme forcené.

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  39. Didier,

    Dois-je en conclure qu'il me faut me marier ?

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  40. Oh ! tout de suite, les solutions de désespoir...

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  41. Il n'y a pas de caisses pour les handicapés et les femmes enceintes dans votre magasin ? Je peux vous prêter une canne anglaise ( faut faire semblant de boiter quand même) ou un coussin sur le ventre de Z. et hop, tout le monde s'écarte et vous laisse passer. Bon, moi, le coussin, je suis trop vieille, mais les cannes et la cheville cassée ....

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  42. Putain, je viens de me péter un petit bout de dent, à 0h28, en bouffant une pleine poignée de raisins secs. Tout ça à cause d'un minuscule caillou qui se trouvait manifestement dans le paquet et que j'ai aussitôt après balancé, de rage, par-dessus mon épaule, l'envoyant vraisemblablement se perdre entre deux lattes du parquet de mon humble chambrette. Autrement dit, l'objet qui a ainsi porté gravement atteinte à mon intégrité physique ayant disparu, ça va être plutôt coton pour faire cracher à Monop' les millions qu'il me doit désormais...

    Ah, désolé, Balmeyer, de vous embêter avec ça, mais j'étais chez vous quand cet accident s'est produit, et, c'est ainsi, il me faut un témoin, digne de confiance qui plus est.

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  43. Catherine : à propos de caisse, quand ma femme était enceinte, je la trimballais pour griller toutes les queues, le plus jouissif (si j'ose dire parlant de queue) étant la Poste ! Au final elle était plus fatiguée que si elle était restée se reposer à la maison, mais bon.

    Chieuvrou : ah vous voilà de retour, j'ai failli vous réclamer chez DG, au delà de toute décence. Vous m'avez épargné cette humiliation, merci ! Solidarité dentaire, of course.

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  44. Heureux de vous savoir rentré, surtout pour nous livrer un si beau billet : vous méritez un mois de vacnces supplémentaires pour en concocter un autre du même tonneau. Celui du jour, j'aimerais l'avoir écrit. Mais je crois en avoir déjà pensé le contenu.
    J'apprécie votre virile réaction face au troupeau d'oies, et je vais m'en inspirer. Moi, ce sont les hordes de mouettes que je déteste. Désormais, quand je les croiserai sur la plage, je leur hurlerai "Edredon, édredon". Et je me sentirai meilleur. Nous serons soudain très seuls, elles et moi sur la grève.

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  45. Cher Georges, vous allez me faire rougir, ce qui est gentil car, vu la pluie dans les montagnes, on me surnomme "Visage Pale" depuis mon retour...

    Pour le coup de l'édredon, rires, et merci pour le tuyau. Félicitations, qui plus est, et "WAaaOUouH" quant pour votre Ulysse ! ;)

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  46. Quand le choix entre la nature profonde et la civilisation se révèle impossible.
    Parce que ni l'une ni l'autre ne convient, la solution du "Je reste au lit" est acceptable.
    Oreillers et couettes ne meugleront jamais dans les grandes surface...
    ... Sauf dans les cauchemards.

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  47. Le fait est que je suis hilare. Et vu la teneur de ma journée, ça ne pet être qu'à cause de ton texte.
    (ici aussi, du violoncelle ! C'est instructif de te lire à rebours !)

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  48. A mon avis, le point commun de la nature où tu étais et ton Champion, ce sont les vaches qui ne rient pas.
    ;- )

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  49. j'aime beaucoup votre ton, ou ton ton, si l'on se tutoie. Je laisse un comm' sous cet article car il m'évoque des paysages familiers... J'ai lu, via Marie-Georges, commentant chez May Nat, que vous vouliez (ou tu, si l'on se tutoie) être tagué... c'est donc chose faite.

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  50. Méga arg ! J'ai oublié de répondre à ces commentaires ! Je suis un chien galeux, voir un petit enfant blond qui demande tout le temps à des aviateurs de leur dessiner des mouteux galeux (d'où mon nom : "le petit prince de galeux".

    Merci Luciamel pour ton commentaire et ton tag !

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  51. D'abord, tu laisses Jésus en paix !!!

    Et ensuite ! Le pire dans les supermarchés, c'est quand même la musique, et le bip de la douchette qui te passe les codes barre en zicmu : si l'on considère que les pauvres caissières sont carrément tordues de la considération sociale, payées rien pour un rendement exigé de malades, parfois tu tends la main au dessus du tapis roulant et ton camembert valdingue deux caisses plus loin...

    Voilà comment je me distrais, je fais le receveur de base-ball avec les produits alimentaires pendant que les gosses parlent de leur sujet favori : les excréments.

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Ballons

Nous nous promenions au parc de Sceaux, il y avait une sorte de kermesse pour lutter contre les myopathes (contre la mucoviscidose me corrigea Emeline). Derrière les stands, s'activaient des gens qui vendaient des parts de gâteaux au prix d'un ticket vert. Il y avait des panneaux explicatifs sur la maladie, des jeux de pêche et de massacre.

Un speaker remercia la fanfare de Clamart. J'y avais remarqué un joueur d'hélicon assez maigre, et ceci me plut car je tenais, à l'occasion, des statistiques sur les membres des fanfares, afin d'établir un jour une pittoresque découverte. J'avais déjà noté que les joueurs d'hélicon étaient souvent maigres, ce qui me fascinait car l'instrument exigeait de la puissance, et donc un costaud au bout du tube me semblait-il ; je croisais certes sur ma route une fanfare environ une fois l'an, l'étude avançait lentement mais malgré tout, je tenais pour certain que l'hélicon était si gourmand qu'il épuisait…