mercredi 2 juillet 2008

Portes automatiques

Au début, je l’aimais bien, cette porte automatique. J’arrivais avec un pass, comme dans Star Trek. Ou le FBI. Je passais le badge sur le détecteur, la porte en verre s’ouvrait, coulissant en silence. Je rentrais, en me la pétant intérieurement.

C’est beau, un sas qui s’ouvre. Automatiquement. Un touriste égaré venant de nulle part avec son gros appareil photo n’aurait pas pu faire ça. Le gardien serait venu le voir, que faites-vous ici, monsieur ? Vous avez votre pass ? Puis il l’aurait entrainé dans un coin pour le tabasser sale touriste de merde qu’a pas son pass de sécurité. Puis tandis qu’il lui aurait infligé une correction bien légitime, il m’aurait dit entre deux coups de pieds : bien le bonjour monsieur Balmeyer ! Le détecteur. Bip. Pssh. La porte de s’ouvrir. Et bonne journée !

C’était l’averse. J’arrivai en courant avec mon café, devant le sas. J’avais rangé mon pass dans une poche. Je me mis à jongler avec le gobelet pour le retrouver. En vain. Le gardien : alors, votre pass monsieur Balmeyer ? Et ne voulez-vous pas me l’ouvrir, cette porte, vermine communiste-fasciste ? Ah non, il y a des consignes, monsieur Balmeyer. Le pass, c’est le pass. S’il vous plait monsieur le gardien, vous voyez bien qu’il pleut la fin des temps ! Je posai alors mon café contre le muret. Je tentai nerveusement l’ouverture avec ma carte de bibliothèque, ma carte champion, ma carte orange. Enfin, je le trouvai, le badge. Je récupérai mon gobelet de café débordant d’eau. Je rentrai, trempé. Bonne journée monsieur Balmeyer ! FBI, mon cul, oui.

14 commentaires:

  1. AutoCAD ?
    Encore une entreprise à dimension humaine.

    une fois à moet&chandon, le gardien m'avait enfermé. Dans le salon Napoléon (ou Napoleon veniat se bourrer la gueule avec ses potes à ses heures perdues). Brrrr...

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  2. C'est presque pareil chez nous, ils ne veulent pas nous laisser rentrer alors qu'ils nous connaissent très bien (surtout les fumeurs).

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  3. Même si tu les soudoies avec un demi Nicolas ?

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  4. t'as du pot que les tireurs d'élite ne se soient pas mis en place !

    mais tu sais je les comprend moi les gardiens ! il y a beaucoup trop de gens qui essayent de se faire passer pour nous pour travailler à notre place pendant qu'on reste glander à la maison !

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  5. ahah et encore, il y en a des sournoises, par exemple les portes automatiques qui ne s'ouvrent pas même quand tu sautes nerveusement sur le tapis sensible, comme si elles ne savaient pas que tu étais en pleine campagne de lutte contre l'auto obésité.

    A bas les portes automatiques, moi j'dis.

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  6. Mouahahahahahahahahahaha !
    Tu veux que je l'achève à coups de tatane ton vigile... ah non, je peux rien faire, il va me mettre une chiquenaude et je vais me rouler par terre en pleurant Mama Mia ! Mama mia ! é cara mia !

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  7. Chouette, un nouvel épisode de Star Trek ! La fin fait flipper, quand même (le café à l'eau de pluie, Dieu du ciel, tout mais pas ça !)
    Audine, a contrario y'a aussi la porte hypersensible (voire susceptible) qui s'ouvre alors qu'on lui a rien demandé. Du coup on se sent obligé d'entrer. Pour peu qu'il y en ait une deuxième, etc. ça peut mener loin.

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  8. A tous :

    oui.

    --------- (séparateur copyright Dorham)

    non.

    (vive les réponses automatiques !)

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  9. Les portes, les pass, les badges, le pouvoir... Quand j'étais fière de travailler là où je travaillais, je poussais en crânant une grosse énorme lourde porte sous un grand perron pour entrer dans un immeuble classé Monument historique, siouplaît. J'entrais dans le saint des saints.

    Et puis bon, ça s'est terminé. Quand je suis arrivée à Toulouse et que j'ai imaginé (quelle conne...) que je pourrais à nouveau être fière de travailler quelque part, on m'a donné un badge servait À LA FOIS à entrer sur le parking en l'agitant devant une borne commandant une barrière (la super-classe c'est quand tu mets ton badge dans ton gant de moto, tu lèves la main et tu passes comme par magie, c'est trop cool), et à payer la cantine. Avec le badge, à la cantine, tu passes à la caisse réservée pour ceux qui en ont.

    Et on a voulu me virer. Pour ça, les chefs ont sorti leurs gros muscles, leur gros pouvoir, leur grosse puissance de chefs. Ils m'ont convoquée dans une salle gardée par une porte à côté de laquelle celles du FBI ont l'air de rideaux de douche. Une porte épaisse comme ça, blindée, renforcée. Pour l'ouvrir, il faut la carte exprès, plus le code secret, plus l'empreinte digitale. L'un des chefs avait la carte. L'autre avait le code. Aucun n'avait l'empreinte. Panique. Pas moyen de joindre le méga-chef. Alors on est allé chercher la personne qui doit pouvoir entrer partout, tout le temps. C'est la réceptionniste qui a posé son petit doigt pour que Sésame s'ouvre en chuintant.

    Je crois qu'elle chuintait, la porte, mais en fait, j'ai pas très bien entendu. Je faisais trop de bruit en me foutant de la gueule des petits chefs. Je leur ai dit que la prochaine fois, ils feraient bien de couper la main du big boss s'ils voulaient vraiment m'impressionner. Vu que j'étais virée, je pouvais dire ce que je voulais.

    Finalement j'ai toujours mon badge, et quand je passe devant la Sainte Porte je lui vire un grand coup de pied. J'aimerais bien déclencher une alarme qui ferait débouler toutes les Forces Spéciales de l'univers. Mais on dirait que l'alarme ne marche pas. Ou alors je tape pas assez fort, je sais pas.

    C'est dommage, quand même.

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  10. "Audine, a contrario y'a aussi la porte hypersensible (voire susceptible) qui s'ouvre alors qu'on lui a rien demandé. Du coup on se sent obligé d'entrer. Pour peu qu'il y en ait une deuxième, etc. ça peut mener loin."

    Surtout pendant les soldes.

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  11. Eh bien, chez nous, il y a une adorable Caroline blonde, à l'accueil, avec un sourire à tomber raide (très raide...), et elle me laisse tout le temps entrer. Des fois, même, quand je me sens l'âme d'un serial worker, je lui dis que je n'ai pas mon badge, alors qu'il est dans ma poche. T'as qu'à voir.

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  12. (Maxime perplexe se grattant la tête): ta machine à café est dehors??
    J'en étais sûr..!! Et ça commence déjà!!
    Oui, bientôt, demain, nous serons tous obligés de boire notre café dehors...
    Tout fout l'camp j'vous dis, tout fout l'camp.

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  13. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il te faut sortir pour prendre un café. Z'ont pas des machines sur place ?
    :-)

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