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Un si gentil nazi

Derrière son comptoir chargé de livres, il attendait, petit, effacé, avec son visage lunaire de pierrot vieillissant, son gros pull-over de berger en laine . Il vous accueillait, levant son épais et brillant regard de verre, sans jamais se départir d'un bienveillant sourire, comme une sorte Joconde à lunettes. Il parlait d'une voix douce, parmi un décor de statuettes hindoues, d'encens bizarres, de pendules, d'huiles essentielles. Avec ses longs cheveux noirs et gris qui cernaient sa figure ronde, il semblait être la caricature ultime du vieil hippie. C'était rassurant, c'était tellement prévisible. Il s'appelait Michel.

Dans les rayons de sa petite librairie, on trouvait comme partout de nombreux ouvrages hétéroclites : médecine douce, alimentation biologique, histoire des indiens d'Amérique, histoire des indiens d'Inde, ésotérisme, acupuncture, yoga, sciences, fictions. Au détour d'un rayon, je trouvais des ouvrages rares sur la mécanique quantique. Amateur de cosmos et d'autres trucs nébuleux, j'adorais lire ces théories sur les infiniment grands et petits, dont la difficulté extrême recelait une poésie inépuisable. Je savais qu'au fond, je n'y comprendrais jamais rien, à ces histoires d'espaces courbes, mais ces mots, si compréhensibles pris à part, opaques mis ensemble, nourrissaient toujours l'espoir d'être saisis.

Je travaillais dans la librairie d'en face, un repaire de gauchistes qui vendaient pour une fortune les pamphlets de Céline, cachés dans un coffre. Il y avait le professeur, cheveux blancs, barbichette, c'était l'intellectuel de la bande qui avait lu l'ensemble de la littérature mondiale depuis l'invention du parchemin ; il y avait son contraire, le bidouilleur avec le crayon sur l'oreille, blouson de cuir, qui portait des gros cartons de livres de poche. Freud, disait-il, un sourire narquois, non, connaît pas ce joueur. Un attaquant ? Ils m'envoyaient parfois apporter des livres anciens chez l'autre, celui d'en face. Ils étaient amis, les gauchistes, Michel « le guide du routard ». Ils prenaient parfois le café ensemble, c'était agréable, au petit matin, le goût des croissants, la claquement des talons dans les pavés ensoleillés gardant encore la fraîcheur de la nuit, entre Rhône et Saône.

J'entrais chez Michel, avec mes livres anciens, nous discutions gentiment. Si j'avais eu faim, il m'aurait sorti une tranche de pain. Si j'avais été à la rue, il m'aurait offert un sac de couchage, un matelas. Je faisais part de mon enthousiasme, quand furetant dans les rayons, je tombais sur un livre compliqué. J'espérais que les formules farouches, par contagion, fassent de moi un type moins bête. Il n'était jamais hautain. Il semblait aussi humble et doux que le mouton ayant servi à faire son pull. Je pris alors l'habitude, le samedi ou le dimanche, quand je ne travaillais pas, si je passais dans la rue, de lui dire bonjour.

Michel, nous sachant d'éternels étudiants sans le sou, embaucha ma compagne pour de petits travaux à mi temps. Il lui apprit des rudiments de librairie, ne la grondait jamais pour ses quelques erreurs dans les commandes. Comme elle était chanteuse, il lui donnait des potions de Fleurs de Bach, pour la voix, pour le trac, pour le stress. Il avait un bon réseau, il la recommandait à tous les gens du spectacle de sa connaissance. Le soir, j'allais la chercher dans la boutique en face, je l'attendais dans la librairie de Michel, à fureter, entre amour et littérature, c'était une vie douce comme du miel, des journées à tremper dans un bocal, pour les conserver infiniment, des journées à glisser dans un herbier, à sampler, à repasser en boucle.

Un soir, patientant au fond de la boutique d'en face, je m'abaissais et dans un bac, je tombais sur un ouvrage de Garaudy : Les mythes fondateurs de la politique israélienne. Je fus stupéfait. Ce livre n'était-il pas interdit ? Je me levais, interloqué par cette anomalie, dans cet antre du babacoolisme, et interrogeait du regard le décor. Des statues de Vishnu, devant ma stupéfaction, semblaient hausser leurs nombreuses épaules.

Je fis aussitôt part de mon étonnement à ma compagne, en sortant. Ce n'était pas possible, Michel, il a du se tromper. Fasciné, incrédule, naïf, je passais quelques minutes, les soirs suivants, dans sa boutique à comprendre, tandis que ma compagne terminait ses dernières travaux. Un livre sur la médecine naturelle, par exemple, contenait soudain, entre deux lénifiantes descriptions de fougères, une saillie sur les puissances des laboratoires pharmaceutiques, le lobby de ces gens qui, masqués, dans l'ombre, contrôlaient la planète avec des médicaments. Par des formules complexes, ésotériques, cryptiques, on constatait que ces puissants financiers de l'ombre s'appelaient souvent Abraham ou Moïse ou Jacob ou David. Dans d'autres ouvrages, surgissaient sans enchaînement logique, des statistiques sur la naissance des étrangers et l'inaction des nations européennes. Ca ne collait pas, ces gens là avaient normalement des gros blousons, des têtes de chiens, le crâne rasé et la bave coulant des lèvres : je m'en souviens, j'avais pu les observer tandis que, cheveux aux vents tel le romantique, dans l'air frais d'une douce nuit d'été, battant des records de vitesse, je les voyais me courir après, nourrissant le projet original de m'éclater la tête.

Un soir, j'entrais encore : Michel discutait avec un homme sanglé dans un manteau noir, un grand cou raide, un chapeau de feutre vissé sur sa figure de vieil aumônier scout. Une sorte de Jean Moulin raté, comme sa silhouette sombre au pochoir. A mon entrée, ils cessèrent net de parler, me dévisagèrent tels des lézards inexpressifs. Je souris courtoisement, fis mine de m'intéresser à un ouvrage sur le Népal, posé en évidence sur le présentoir ; ils poursuivirent leur chuchotement. Saisissant quelques mots au hasard, je reconstituais une conversation assez délirante. Je crois bien qu'avec leur voix douces et polies, leurs intonations musicales de gens instruits, ils évoquaient calmement un monde nettoyé de ses juifs, comme des rats, comme des insectes, la prophylaxie occidentale, comme je vous parlerais d'un impôt sur les fruits rouges. Pendant ce temps, des jeunes filles multicolores, les cheveux chargés de tresses de tissus, des sacs verts élimés en bandoulière, s'extasiaient dans cet caverne chargée de promesses de voyages et d'orientales légendes.

Michel recevait dans son échoppe bardée d'encens et de posters de bouddhas tout le gratin négationniste, révisionniste, nationaliste, frontiste, néo-proto-para-nazi de la région lyonnaise. On y causait invasions indo-aryenne, mysticisme nazi, on évoquait les pharaons, tout en vomissant les symboles francs-maçons. On déplorait la politique infiniment molle et timorée de Jean-Marie Le Pen. Je fis part de mon effroi à mes gauchistes d'employeurs. Tel un infiltré, je révélais cet ignoble commerce au professeur, cheveux blancs, barbichette, je m'attendais après ce coup de théâtre à le voir sortir son tromblon du coffre, franchir la rue pour cribler de plombs et d'étoupe la vitrine de Michel et ses cartes postales de petits chatons. Le professeur, le regard opaque, vide, toussota, et me répondit simplement qu'il était bien souvent en désaccord avec Michel. Il fronça les sourcils. Avec la plus grande fermeté. Il dévia le regard, trouva de vieux Freud à ranger. Que voulez-vous, le silence plaidant à sa place, c'est la boutique d'en face, que voulez-vous, entre libraires.

Les matins se poursuivaient, nonchalants et doux, dans cette charmante rue médiévale ; on les croisaient parfois, souriant, plaisantant, les gentils libraires, les gentils nazis, un café à la main, devisant sur le temps qui passe.

Commentaires

  1. Des statues de Vish nu ? Tu t'es trompé de blog.

    Pardon. Je sors finir ma lecture captivante.

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  2. nicolas : mort de rire ! Décidément, je vais faire un article jumelé à chaque fois, je crois... :)

    Zoridae : Fayote.

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  3. Balmeyer,

    Pourquoi me trolles-tu sur ton propre blog ?

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  4. Humm...
    Désagréable sensation de désenchantement du monde...
    Une mésaventure similaire, avec un "copain" qui m'a a invité chez lui pour le café. J'avais 18 ans, lui 26 et son oncle était là...
    On a commencé à parler, l'oncle etait brillant, agréable...
    Puis j'ai senti la discution m'echapper, les questions devenir plus pointues...
    tu en penses quoi?
    Non parce que...

    Brillant le type.
    Dommage que ma famille fut exterminée, par franco, par hitler et par staline...
    [sans majuscule]

    Merci pour la piqure de rappel.

    Ash

    Ps : si on adapte les ouvrages baba aux ouvrages médiatiques, le blingbling sonne de plus en plus comme un talon de botte, non?

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  5. J'aime beaucoup. Les apparences sont si trompeuses...

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  6. as tu lu le combat ordinaire de Larcenet ?

    les vieux messieurs sont trés souvent beaucoup plus trompeurs que les éléphants.

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  7. Très bell ehistoire! Enfin belle, façon de parler. ça montre qu'il ne faut pas se fier aux clichés, aussi...

    Et l'histoire ne dit pas si tu en as discuté avec lui?

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  8. [merci pour vos commentaires ! J'y réponds bientôt !]

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  9. salut balmeyer,
    Ta prose m'a fait penser à la prose de Henri Val Miller dans les tropiques et sexus, plexus et nexus.

    Tu as quelque chose dans cette veine là de très bon.
    merci pour ton compliment, gauchiste cela me plait beaucoup.

    à +

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  10. Les pamphlets de Céline vendus à prix d'or, c'était quoi ? Bagatelles Pour Un Massacre ? L'Ecole Des Cadavres ? Parce que bon, pour des libraires gauchistes, c'est pas top non plus, hein.

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  11. ash : Désagréable sensation de désenchantement du monde... exactement, bien dit. Il portait des talonnettes, tiens, je ne l'ai pas dit pour ne pas hasarder de comparaisons... :o)

    Gaël : le combat ordinaire de Larcenet, non je ne l'ai pas lu ? Tu me le conseilles ?

    Tar Valanion : merci à toi d'être passé ! Oui, pour le coup, les apparences étaient trompeuses ! Dans ma grande naïveté et ma jeune vision binaire du monde, j'ai été abasourdi de découvrir ça, presque trahi. C'est bête ! Heureusement, l'inverse existe ==> oui, le chafouin, il ne faut pas se fier aux clichés, on peut aussi raconter l'histoire du conservateur guindé qui se révèle être un bel humaniste, etc.

    "Et l'histoire ne dit pas si tu en as discuté avec lui?" Terrible question ! Je ne me l'étais pas posée. J'ai oublié. Je crois que ma compagne a un peu discuté avec son fils, qui aidait dans la librairie, et dans la ferveur de la jeunesse, il était encore plus extrême que le père... en fait, tout simplement, on a cessé de le voir, ma compagne n'est pas revenue travailler, malgré notre fauchitude (merci d'applaudir).

    Est-ce que j'aurais dû en discuter ? Peut-être que plus de dix ans après, je me serais permis de l'insulter, ça m'aurait fait du bien... mais "en discuter", pour quoi faire ?

    Lui dire : "Hey, alors comme ça tu es nazi, alors écoute, j'ai 8 arguments qui vont te faire changer d'avis...
    - Oh merci ! Me répond-il, soudain, je me sens moins nazi, là tout à coup, oh ça fait du bien ! Attends, je vais annuler ma soirée avec mes potes skinhead, demain soir, etje vais mettre des badges "touche pas à mon pote"..."

    Non, je n'imagine pas trop en discuter, mais ta question est intéressante.

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  12. peuples : oui, bande de gauchistes ! Je participe à la grande machination complotatoire ourdi par sieur Nicolas, qui consiste à lier des blogs "vigilants". J'ai quand même mis 9 liens dans un seul mot, on aurait pu s'extasier, surtout que c'est casse-bonbon, le copier-coller...

    Bénédicte : les pamphlets de Céline, ils les avaient tous. Tous ! Les introuvables, les interdits, les disparus. Et pas que Céline, toute la clique. Bienvenue dans le monde du livre ancien ! Oui, et ils étaient pourtant bien gauchistes, ces libraires... mais ces livres sont d'un point de vue bibliophile des raretés... et valent plein de pognon. Tous les libraires en ont un, plus un "suicide mode d'emploi", cachés pour partir à la retraite.

    A la limite, on peut les lire comme des documents. Du coup, j'ai pu les parcourir, ces pamphlets, c'est assez virtuose, c'est écrit comme un charnier.

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  13. @Balmeyer
    J'ai toujours apprécié de discuter avec des gens extrêmes. S'ils sont polis bien sûr. D'un point de vue sociologique, il aurait été intéressant de voir sa réaction, car j'imagine qu'il ne s'en est pas vanté...

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  14. La comparaison avec Miller, je ne sais pas. Moi, j'ai un peu pensé à l'irruption du héro de Balzac à l'intérieur de la Boutique d'antiquaire, dans La Peau de Chagrin. Quelque chose qui tient des mirifiques découvertes.

    Ce qui est troublant, c'est ce passé réminiscent qui laisse comme un marc dans la tête des gens, ces vieux antisémites qui vivent en marge du monde finalement. ces ouvrages abscons, qui se passent sous le manteau. On se croirait presque dans quelque chose d'iréel, de légèrement fantastique, et pourtant, c'est vrai, c'est là.

    Tes dernières phrases, très retenues, très justes, claquent comme une vieille porte déglinguée.

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  15. @balmeyer oui je te le conseille fortement : c'est une trés belle série (le 4ème et dernier tome sortira en mars 08) qui aborde entre autres le sujet de ton billet. Un vieux voisin trés sympathique se révèle être un ancien militaire ayant "fait" l'Algérie et s'étant adonné à la torture. Le héros se retrouve bien embarrassé.

    Mais ceci n'est qu'un thème parmi d'autres. La relation entre le père mourant et le héros est magnifique, la "maladie mentale" est trés bien illustrée aussi, la relation de couple, ...

    enfin bref un bien bel ouvrage

    des extraits par

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  16. le chafouin : plus tard, j'ai tenté d'avoir des discussions avec des gens extrêmes. C'est extrêmement frustrant. Le discours est blindé, il y a des réponses à tout, définitives, absurdes, et sinon, des méthodes pour éviter de répondre.

    Et sinon, des baffes. De mes nuits lyonnaises d'étudiants, je garde le souvenir récurrent du moment où il faut courir, poursuivi par un meute de golems chauves, joueurs de base-ball frustrés. C'est ballot.

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  17. Dorham : "La comparaison avec Miller, je ne sais pas"

    Si ! Si ! Laisse moi rêver sur ce compliment, j'aime bien Miller ! :-)

    Au sujet de la fin, il y a un certain flou, mais au bout d'un moment, il faut bien que le billet s'arrête... Il y a aussi un flou, parce que le billet se base sur un souvenir réel, mais ça finit toujours un peu romancé, dans les détails, à cause de l'oubli, aussi à des fins bassement stylistiques.

    Par exemple, les libraires gauchistes semblent un peu plus "compromis" qu'ils ne l'étaient dans la réalité, il me semble. Mais ma vision était candide et partielle, à l'époque, c'est un peu le récit où j'apprends que tout n'est pas noir ou blanc.

    On parlait de Céline : j'ai été aussi outré à l'époque de voir les bouquins de livre anciens qui circulaient dans cette profession. Pas seulement les trucs antisémites, mais les trucs classiques sur la guerre d'Algérie, les trucs historiquo-héroïque de Jean Mabire, bref la marchandise...

    Je disais, scandalisé, à mes employeurs : "Mais c'est torrible ! Comment peut-on vendre ça ?"
    Ils me regardaient avec des grands yeux, comme des Clint Eastwood au jeune flic...

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  18. Eh oui, quand les gens se mettent à ne plus ressembler physiquement à ce qu'on a décidé qu'ils devaient être, la situation devient rapidement troublante.

    On devrait obliger tous les néo-nazis à porter un brassard, ça faciliterait le repos des belles âmes.

    Pour le reste, votre texte est superbe, impeccablement construit et tout ça.

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  19. J'ai frémi en te lisant, il m'est arrivé de rencontré ce genre de bonshommes qui ont l'air "insérés" dans notre société mais avec des idées tellement horribles, inhumaines que l'on se demande si l'on n'a pas changé de monde. Situation kakfaïenne
    où le correcte n'est pas là où il devrait se trouver!!
    J'en tremble encore car cela exite toujours.
    Cette histoire m'interpelle sur le fond.

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  20. Didier Goux : oui, et j'ai été bien troublé. Mais que voulez-vous, il faut
    C'est comme découvrir les relents antisémites à gauche et à l'extrême gauche, ça surprend au début, dans le grand théâtre des gentils et des méchants.

    D'ailleurs, avec un peu de recul, je trouve que les plus dangereux ne sont pas les brutes avec leur gourdin, les bien repérables, les étiquetés, mais ceux qui ne payent pas de mine, les intellectuels, les théoriciens, ceux qui planifient et échafaudent, dans l'ombre, les cadres, les futurs bureaucrates, avec leur mots feutrés.

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  21. Balmeyer - je dis ça parce que je ne suis pas un grand fan en fait de Miller. Je ne vais pas me lancer dans la justification de ce que j'assène (parce que comme c'est tout de même un écrivain de grande valeur, ça prendrait trop de temps) mais je trouve ton texte très riche en fait.

    Le flou ? Bien pas tant que ça, je trouve. Les impressions ne sont pas floues. Elles témoignent bien mieux qu'un analyse a posteriori qui nuit à la possibilité de s'identifier dans la lecture, de suivre le chemin que le texte trace.

    Tout cela est bien subjectif, je l'admets, mais qu'est-ce qui ne l'est pas ?

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  22. Merci christie. Oui, c'est terrifiant, la folie cachée sous les apparences de la raison. Quelque part, un bon vieux fou furieux qui veut te manger l'estomac, ça rassure. Mais les discours tordus, avec une sorte de logique en carton pâte, c'est assez troublant. C'est comme l'utilsation des mythes indiens et égyptiens dans le folklore nazi.

    Regarde : on peut écrire des pavés interminables, avec les preuves de l'existence des camps d'extermination, les rapports des trains tout ça... Mais le négationnisme, imperturbable, imperméable, poursuit son bonhomme de chemin...

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  23. Céline a été encensé par la gauche à la sortie de Voyage au Bout de la Nuit
    Ils l'ont pris pour l'un des leurs
    La lune de miel a tourné court

    Quant à l'antisémitisme d'extrême-gauche, il est aussi ancien que... l'extrême-gauche !

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  24. "Je crois bien ... (qu')ils évoquaient calmement un monde nettoyé de ses juifs, comme des rats"
    Tu sais quand on désinforme il faut y aller carrément, ne t'embarrasse pas de scrupules, tu torpilles ta propagande là, vire le "je crois bien"

    "gratin négationniste, révisionniste, nationaliste, frontiste, néo-proto-para-nazi de la région lyonnaise"
    Là c'est mieux, de l'amalgame bien bourrin, au bazooka.
    Mais méfie-toi, le nationalisme peut-être israélien ...

    Et quand par exemple le Canard Enchainé révèle que le CRIF a prévenu Sarko que la nomination de Védrine serait un "casus belli", cela en fait un repère de nazis peut-être ?

    Et si je refuse qu'on culpabilise odieusement mes enfants en leur foutant la Shoah sur le dos et par tous les trous, ça fait de moi un immonde antisémite bon à exécuter par le prochain Granomort ?

    Quand on revendique si fortement une différence, il faut savoir accepter les critiques. Relis-toi, un peu d'introspection, et demande-toi s'il n'y a pas de bonnes raisons pour lesquelles tant de gens sont aussi réticents à votre égard.

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  25. Oh ! Un troll chez Balmeyer !
    Petit cadeau de Didier Goux ?

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  26. Un passant : que la gauche ait encensé Céline ne m'étonne pas, cela continue, et c'est normal, c'est un écrivain de taille. J'encense moi même "Voyage au bout de la nuit" dès que j'ai bu un verre de trop. Le débat fait rage entre ceux qui disent qu'on doit jeter tout Céline pour ses pamphlets, et ceux qui pensent qu'on doit, en littérature, dissocier l'œuvre des opinions (en très bref, pardonnez-moi). J'opte plutôt pour la seconde catégorie, même si ça se discute.

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  27. lug :Vous êtes manifestement arrivé ici avec une l'idée préconçue que c'était mal, c'est sans doute de chez Didier Goux qui me qualifiait maladroitement de "blog de gauche". Essayez de relire plusieurs fois mon billet, et d'en recopier certains passages pour vous en imprégner. Vous éviteriez ainsi de me tutoyer, alors que nous n'avons pas élevé des brebis en Ardèche ensemble.

    C'est amusant, mon blog, si vous le lisiez (dans votre lisier) est plutôt intime, et votre argumentaire exalté tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Mais vous avez peut-être reçu des instructions, ou alors il s'agit d'un spam pour du Viagra particulièrement retors (mettez un lien la prochaine fois).

    Vous dites : "amalgame bien bourrin, au bazooka". Oh quelle tristesse, je ne fais pas dans la nuance dites-donc, j'espère qu'il s'en remettra, le gratin négationniste, révisionniste, nationaliste, frontiste, néo-proto-para-nazi de la région lyonnaise. Un terme assez classique comme socialo-métèque-franc-maçon-juif, c'est vrai qu'ils ne mangent pas de ce pain là, ces poètes. Enfin, c'est plutôt à vous de me dire, non ?

    Je ne sais pas quelles sont vos opinions, si vous êtes un nationaliste plutôt Le Pen ou plutôt De Villiers, ou plutôt Megret, ou un lecteur de Renaud Camus, mais c'est quand même étrange de se sentir insulté quand on parle de nazis. Si je crie quelque part : "les nazis c'est tous des vilains", je me méfie quand même de celui qui se lève pour les défendre...

    Enfin, pour les autres lecteurs, je préciserai qu'il s'agissait effectivement d'un point de rendez-vous pour différentes mouvances d'extrême-droites, et que ces groupuscules se serraient quand même les coudes, si le libraire était un national-socialiste orthodoxe, il tolérait quand même les lepénistes, comme quoi, la tolérance existait, je suis bien mauvaise langue...

    Il y a du nationalisme en Israël, dites-vous ? C'est effrayant, ça ! Dites-donc, il n'y a tout de même pas là bas des gens qui font caca, voire des orchestres de boy's band ?

    Je poursuis. (je vous réponds longuement car vous êtes mon premier troll, c'est comme perdre son pucelage, ça ne s'oublie pas, j'en profite).

    Votre dernier paragraphe est monumental, je m'en délecte. Vous êtes sans doute un habitué des débats sur internet, et vous me sortez un argumentaire bien rodé que je n'ai pas réclamé : "Quand on revendique si fortement une différence, il faut savoir accepter les critiques." Certes. Mais en fait, je n'ai pas trop eu de critiques dans ces commentaires, non-critiques que j'ai acceptées avec joie. (ah, le coup "critiquer Israel est-ce faire de moi un antisémite ?", c'est comme la Grande Vadrouille, à la 653ème rediffusion ça perd de son charme).

    Moi aussi, je débats sur le net, et je vous réponds du tac au tac : "Non, le logiciel libre ce n'est pas forcément moins cher que Windows XP". Alors, vous êtes calmé ?

    Le clou : "tant de gens sont aussi réticents à votre égard." Ça, c'est cadeau. C'est bonus. C'est festival. Champagne. Déjà, "tant de gens", c'est cool, je me rengorge. J'espère que les "tant de gens" mettent des liens sur leur blogs, je vais tout casser chez wikio en mars. Vous avez bien fait d'être anonyme, parce qu'avec toute l'influence que j'ai sous le capot, votre blog, je l'aurai muté à la circulation. Je me représente à présent comme un blogueur contesté, une sorte d'usurpateur notoire, essuyant dans sa gloire le feu de la contestation. Un peu comme Wagner, à son époque. Vous aimez Wagner ?

    Je m'attends donc, à mon prochain article sur le caca de mon fils ou son gâteau au chocolat à recevoir une horde de militants écologistes, le syndicats des pervenches de Paris, l'amicale des joueurs de pétanque de Melun outragés par mon ultime provocation.

    Enfin bon, pas grave, je me crois dans Indiana Jones, quand les nazis arrivent avec leur grosses lunettes rondes pour dire :"ach, Herr Jones, où affez-fous mis la carte du trésor, sapotache !". Merci.

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  28. Dites, cher Monsieur Balmeyer, vous me l'attribuez un peu vite, votre troll ! En tout cas, je ne le connais pas (sous ce pseudonyme en tout cas). En plus, il est TOUT SEUL !

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  29. J'ai peut-être un peu exagéré, oui il est effectivement tout seul ! :-)

    Avec votre lien, vous m'avez envoyé un pétard de bon sang de bon soir de monde, j'ignorais que vous étiez si influent... si je vous l'attribue un peu rapidement, je m'en excuse ! De toute façon, je ne vous en tenais pas rigueur, on est pas responsable du moindre clampin de passage...

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  30. Tiens ! J'étais pas abonné aux commentaires ici !

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  31. Pitoyable logorrhée de mythomane, qui n'arrive même pas à être drôle, et surtout ne répond à rien.
    Tu confirmes, et je suis même en-dessous de la réalité.

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  32. Vous êtes revenu ! Oh, "répondu à rien", comme vous y allez, Mais si, je vous ai répondu à vous, et longuement quand même !

    Juste pour satisfaire notre curiosité, en imaginant que vous reviendrez une troisième fois, comment avez vous connu cet article ? J'ai injustement accusé Didier Goux, je m'en repends. Si vous êtes assez courtois pour m'en informer, j'en serais ravi.

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  33. Balmeyer,

    Il est mignon, celui-là ! Tu me le prêtes ?

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  34. Lug, faut qu'il lise "l'Art de l'Insulte" de Schopenhauer...et puis après il revient...

    Quand tu essaies de discuter avec un type de ce genre, Balmeyer et que tu expliques plus longuement les choses, il te fait toujours une réponse courte ; te traite de bouffon ou de mythomane, ou de mégalomane...ou te dit qu'il ne répond pas sans jamais répondre lui-même.

    Enfin, c'est sans fin.

    J'ai discuté une fois avec un mec sur évène qui votait FN et se prenait néanmoins pour un humaniste...
    Je suppose que les skinheads qui ont jeté un jeune arabe à la baille sont aussi des humanistes. Je suppose que Laval, Déat sont des humanistes. Que les potes révisionnistes de Le Pen ne sont en fait que des historiens humanistes, épris de vérité historique...

    Mais Lug avance masqué. Il ne dit rien de ce qu'il pense. Au moins pourrait-il dire quelque chose de ses tendances...

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  35. Dorham, tu as raison, et merci de venir, c'est un peu frustrant et déprimant, un tel tête à tête ! :)

    Je souhaitais d'ailleurs lui demander qu'il explique ses opinions, s'il n'en a pas trop honte.

    A vrai dire je suis curieux : ce billet n'est ni politique, ni historique. Je ne traite pas des différentes "nuances" de l'extrême droite. Je parle d'un jeune mec naïf (moi) qui a été abasourdi de découvrir qu'un soixante-huitard caricatural était en fait un vrai activiste hitlérien. (d'ailleurs, à ce sujet, les commentateurs qui me taquinent en disant "il ne faut pas se fier aux apparences", j'aimerais bien les y voir, maintenant, devant le vieil hippie, leur première impression, hein ! )

    Je suis donc parti du principe, qui est un lieu commun, que le nazi est un méchant. Que ça le dérange est révélateur en soi. D'ailleurs, que l'amalgame entre nazis, négationnistes, révisionnistes, et frontites le dérangent, est aussi révélateur...

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  36. Balmeyer,

    C'est juste un troll qui essaie de te faire sortir de tes gongs et qui, si tu y porte attention, arrivera à te déprimer ! Je parle en connaissance de cause !

    Ce n'est pas une question, de nazi, de dérangement ou autre, juste une question de troll !

    Il ne faut pas répondre ! Car en répondant tu es obligé de te justifier devant un inconnu. Tu te rends compte ce qu'il arrive à faire : expliquer que "le nazi est un méchant."

    La seule réponse possible est l'insulte pour le tourner en ridicule, ce qu'il est ! "Pitoyable logorrhée de mythomane" : il n'y a qu'un trou du cul qui veut faire croire qu'il est cultivé qui utilise ce genre de locution.

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  37. Oui, tu as raison, bien sûr, Nicolas ! En fin de compte, on en arrive à expliquer des évidences ! J'emploie l'expression "le nazi est un méchant", pour souligner qu'il est étrange de remettre en cause un tel lieu commun...

    Ce qui fait écho à la question du Chafouin "pourquoi n'en avoir pas discuté avec lui..."

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  38. Et encore tu n'as pas de blog politique !

    Chez moi, j'ai eu des discussions délirantes ! Tiens ! Tu parles du Chafouin, une fois j'ai eu des échanges avec lui (mon billet sur Sarkozy et Dieu). Il disait bleu, je disais rouge, il disait bleu, je disais rouge... en oubliant un truc de base : il n'arrivera pas à me convaincre et comme c'est mon blog, c'est à moi d'avoir le dernier mot !

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  39. C'est aussi ce qui est étrange. J'aurais un blog politique, ça me surprendrait moins.

    Ma théorie est que le type s'est pointée avec l'étiquette "blog de gauche" dans le crâne (rasé), et qu'il a mis sous mon histoire tout un fatras idéologique, et qu'il a ressorti ses vieux trucs de forum...

    Il m'a parlé d'Israël, le mec, tu y crois, toi !... Tu sens le type moisi habitué à sortir : "Ah mais je critique Israël mais ils sont pas gentils non plus" ou bien "Alors voilà, c'est ça, la pensée unique, la censure, on peut pas critiquer les juifs sans être taxé d'antisémite..." :o)

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  40. Ca t'apprendra à fréquenter des gauchistes !

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  41. T'en fais pas.

    Franchement, dès qu'un mec te balance l'idée du lobby juif, ferme les écoutilles, tu pourras pas discuter. Ce type vient chez toi, crache par terre et fout le nez dans ton frigo...

    C'est pas une logorhée de mythomane mais une logorhée de malappris le concernant. La bienséance reste pour moi la base de tout échange...

    Le troll de nea est venu chez moi. Une fois. Vu que je lui ai pas répondu, il est reparti aussi sec.

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  42. Dorham, c'est bien catholique comme pseudo ?

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  43. Catholique Dorham ?

    A toi de juger. Dorham est le nom d'un trompettiste de jazz que j'aime tout particulièrement. Kenny Dorham pour tout dire.

    Ce timide génie a fini sa vie misérablement, les reins bousillés à se faire sucer le sang en dialyse. Les maisons de disques n'en voulaient plus. Il a fini employé des postes, mais comme tout jazzman de l'époque, ce ne peut pas être un ange, c'est certain...

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  44. Je précise qu'en tout cas, je suis catholique, platonicien, légèrement guevariste, adorateur de Maradona et de Malcolm X, musicien et fondu de jazz, lecteur assidu de Ellroy...enfin, j'en sais rien, je crois qu'il n'y a que les abrutis que l'on ne peut résumer que d'un mot...

    Comme l'autre, ci-dessus.

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  45. Bah, je te l'ai dit chez Marc Vasseur. Bassiste. Tout comme toi, cher confrère...

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  46. Dorham,

    Je plaisantais ! C'était par rapport à ta remarque sur le "lobby juif toujours dénoncé"...

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  47. J'avais bien compris Nicolas...

    Cela va sans dire qu'à chaque fois que j'entends pareille connerie, je me demande toujours si j'ai bien lu, alors, je relis, re-relis, écarquille les yeux, et finalement, je me rends à l'évidence...on a bien affaire à un mongolien.

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  48. Je sais pas si c'est clair, je parlais du délire de bidule, plus haut.

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  49. Je sais pas si c'est clair, je parlais du délire de bidule, plus haut.

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  50. C'était martelé remarque, héhé !

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  51. Bon, j'arrête, je suis sur que c'est un complot de Balmeyer pour qu'on laisse le plus de commentaires possibles.;-)

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  52. Je vais le dénoncer à Wikio.

    Remarque ! Il ne semble pas être présent sur les blogs cette après-midi. On pourrait en profiter pour dire des conneries.

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  53. Ecoute, Dorham, j'apprends que tu joue de la basse ! Le blog de Marc Vasseur est maudit, j'oublie de revenir lire les commentaires, habitué à l'alerte par email des comptes blogger..

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  54. @dorham :
    il n'a pourtant pas invoqué mademoiselle Agnès ! il a juste un troll trés trés con qui ose utilisé Lug comme pseudo (dieu de la Lumière à la base...) ahlàlàlà ces nazillons et leur besoin d'utiliser des thèmes celtiques...

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  55. Nicolas : si, je suis là ! J'essaye de ne pas arriver au stade où mon blogage est interrompu par des pauses de travail...

    Gaël : merci, tu m'apprends quelque chose. En tant qu'ancien lyonnais (et parce que l'histoire se passait à Lyon), je pensais que "lug" était l'abréviation de lugdunum. Le Dieu de la lumière, rien que ça !

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  56. Au fait ! Il a disparu ? Faut lancer un avis de recherche.

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  57. Bah, il reviendra. Il doit bien lui falloir deux jours pour cicatriser des neurones après la rédaction d'un commentaire.

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  58. Lugdunum et Lug sont trés liés : vois sur wikipedia

    désolé, pour le retard

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  59. À mon avis, le Lulugue n'a pas seulement souhaité vous faire sortir de vos gongs mais a également cherché à mettre le feu aux poutres en vous mettant des bâtons dans les trous, afin de vous voir pousser des cris d'orfèvre.

    (ce n'est rien : comme promis, je ne fais que passer ; désolé, sinon, d'avoir, à mon petit niveau et à la suite de ce bon Monsieur Goux, contribué à coller à votre blogue une étiquette, forcément réductrice, de « blogue de gauche »)

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  60. Bienvenue Chieuvrou ! Vous êtes tout pardonné, votre poème chez Didier était très drôle. Revenez quand vous voulez, bien sûr !

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  61. Si les nazis ou assimilés avaient une tête spéciale, ça serait merveilleux. Ce genre de désagrément arrive fréquemment. Personnellement, dans un cas semblable, quznd une conversation anodine ou agréable amène une réflexion raciste ou antisémite, j'ai l'impression de recevoir un verrre d'ean froide dans la figure et comme je n'ose pas toujours répondre, je me sens lâche et dégoutée.

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  62. Habitant à Lyon, je souhaiterais s'il vous plaît, connaître le nom de la rue qui abrite ces deux librairies. Merci d'avance.

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  63. Je me mêle sans doute de ce qui ne me regarde pas, mais peut-être serait-il bon que vous précisiez au préalable laquelle vous comptez plastiquer.

    Oh, hé, ça va ! Pas la peine de m'engueuler, c'était un simple conseil !

    Non mais, des fois, c'est un monde, ça. On peut même plus rendre service...

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  64. Balmeyer,

    Tu récupères les trolls de Didier Goux ?

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  65. Nicolas,

    Désolé de vous décevoir : j'aimerais sincèrement qu'il en soit autrement, mais je crains d'être définitivement irrécupérable.

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  66. Thomas, monsieur Chieuvrou (qui m'a fait mourir de rire au passage) n'a pas tort : on ne se connait pas, je ne vais pas divulguer le nom de cette rue ! Encore, pour Trublyonne, par exemple, je ne dis pas...

    Nicolas, Chieuvrou n'est pas un troll !

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  67. Très bien. Dans ce cas, puis-je savoir si ces deux librairies sont à votre connaissance, toujours ouvertes?


    Pour répondre à Chieuvrou, très franchement... les deux.

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  68. "Les hommes nous doivent ce que nous imaginons qu'ils nous donneront.Leur remettre cette dette. Accepter qu'il soient autres que les créatures de notre imagination. C'est imiter le renoncement de Dieu. Moi aussi, je suis autre que ce que j'imagine être. Le savoir, c'est le pardon."

    "La Pesanteur et la Grâce", Simone Weil.

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  69. Belle citation ! Dommage que vous soyez anonyme...

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