lundi 7 mai 2007

Bourrage de crâne pour Kéké

Sarkozy apparaît à 20h00 à la télévision, kéké a son nez collé contre l'écran. Nous lui disons : "Ne colle pas ton nez contre le vilain monsieur, tu vas te brûler les yeux."

C'est nul, je sais, mais bon. Claire Chazal a les yeux qui sourient, tous les journalistes ont l'air content, un peu comme quand Laure Manaudou gagne des médailles d'or. C'est doux, c'est bon, c'est la santé, c'est presque l'été.

Quand Nicolas Sarkozy aura fini son mandat, Kéké aura six ans et demi. Il sera sur le point d'entrer au CE1, il saura lire, sans doute jouer de plusieurs instruments de musique. On aura de grandes conversations, selon sa mère il aura des boucles blondes.

Sur TF1, ils sont joueurs. Ils passent l'intervention de Royal avec Hollande et Lang au premier plan, d'un air de dire : "scrutons le malaise dans le visage des vaincus. Lançons leur des balles en mousse". Puis ils veulent passer à autre chose, mais ils s'aperçoivent que Royal n'a pas fini.

Royal, comme un sphinx, a un sourire d'acier. Elle a perdu, mais c'est le début d'autre chose, dit-elle. C'est à la fois digne, altier, un peu hautain, l'attitude d'un chef qui ne se résigne pas. Doit-on s'emporter contre son blindage inoxydable ou louer son aplomb ? le "CPE", je me rappelle. C'était imperdable.

En tout cas, je ne m'emporte pas, mais j'emporte Kéké se coucher. Petit Ours brun au manège.

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