Accéder au contenu principal

Les aventures d'Oh!91

Oh !91 est un blogueur exquis. Je suis envieux de sa configuration, on dirait une sorte de téléphone portable très compliqué, tant il arrive à intégrer au sein d’un même (simple) appareil des fonctionnalités très hétéroclites. Dans le même paquet, vous avez droit à une plume pleine de grâce, d’élégance, un engagement politique d’une précise et sportive fermeté, un rapport au corps et au sexe fraîchement salutaire, et bien sûr une pratique de la gentillesse quasi sensuelle. Oh !91, on a un petit peu envie de le cloner pour peupler les colonies futures des prochains systèmes solaires.

Je suis bien obligé de vous expliquer ça. Car ce qui va suivre est une odieuse caricature, un affreux pastiche né de plaisanteries dans un de ses commentaires, à l’opposé de la richesse thématique qui parcourt son site. C’est une plaisanterie sur sa propension à toujours se retrouver, quelque soit le contexte, dans les situations les plus scabreuses...

Je l’ai rencontré deux fois, au Kremlin-Bicêtre, chez Nicolas, et à l’Aéro, sans cesse accompagné de son inséparable Fiso. Nous avons bien rigolé et il m’a encouragé dans cette imbécile entreprise... il ne peut s’en prendre qu’à lui même...

A venir :
  • Episode 1 : Oh!91 dans l'espace, le vendredi 16 mai 2008, à 17h00
  • Episode 2, le samedi 17 mai 2008, à 17h00
  • Episode 3, le dimanche 18 mai 2008, à 17h00

Commentaires

  1. ...et sans pression aucune sur ta précieuse liberté d'écriture, j'ai hâte d'en lire la teneur, que je pressens savoureuse. En attendant, je suis parcouru de chair de poule à la lecture de ces premiers mots si flatteurs. Je te dis merci ?

    RépondreSupprimer
  2. Tu attends dimanche soir avant de me dire merci ? :D

    RépondreSupprimer
  3. "[...]toujours se retrouver, quelque soit le contexte, dans les situations les plus scabreuses... Je l’ai rencontré deux fois, au Kremlin-Bicêtre, chez Nicolas".

    Il ne faudrait pas que les lecteurs fassent un raccourci rapide.

    N.B. : Et, en plus, oh!91 est aussi une partie de l'objet de mon dernier billet.

    RépondreSupprimer
  4. WajDi m'a encouragée à lire les billets sur Oh!91 ... il a piqué un fou-rire, paraît-il, donc j'attaque !
    (je sens déjà que je vais me marrer !)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Wagram

Avenue de Wagram, devant un hôtel trois ou quatre étoiles, quelques barrières ont été installées de part et d'autre pour que s'accumulent des jeunes filles en fleur et en short. Elles semblent attendre depuis un moment, immobiles et compactes, et ce regroupement, provoqué manifestement par une prochaine épiphanie de vedette, emplit ce fragment d'avenue du bruissement électrique de la Célébrité. Des touristes et passants intrigués s'arrêtent pour scruter les jeunes filles qui scrutent l'entrée de l'hôtel, et moi je scrute à mon tour les passants curieux. Cela aurait été un triangle parfait de scrutement si les jeunes filles m'avaient regardé moi, mais en vérité je suis informaticien.

Chacun y trouve son compte, dans ce grand drame de l'attente ; par exemple moi-même, n'y comprenant rien, j'observe la scène tel un contempteur bien au dessus de tout ça. Si ces jeunes filles ont décidé d'être une foule dense à raison de huit par mètre carré, com…

La lanterne magique

Quand l'étincelle a disparu, dans cette lanterne magique qu'est la tête, le film du monde est laid. On regarde le soleil qui s'y couche comme un gros tas flasque de particules molles. Les chiens sont des boites à bruits, au bout des laisses, comme des yoyos à jamais déroulés. Les gens ont des barbes qui vous grattent à vous. Ils parlent en faisant des fautes d'orthographe. Les arbres s'alignent de manière bucolique comme des bâtons pour chiens, plantés là. Vous êtes ce chien qui ne peut prendre les arbres dans votre gueule, ces bâtons de joie, et détaler. Vous regardez les arbres, intransportables, et plus rien ne court. Vous vous retrouvez nez à nez dans un endroit où vous étiez content, une fois, et vous voyez votre ombre encore contente (car les ombres sont lentes), et vous vous sentez de trop dans ce souvenir heureux plus réel que vous-même à cet instant. Vous quittez les lieux poliment. Il y a des magasins qui vendent des thés ridicules. Il y a des bars qui ve…

Ballons

Nous nous promenions au parc de Sceaux, il y avait une sorte de kermesse pour lutter contre les myopathes (contre la mucoviscidose me corrigea Emeline). Derrière les stands, s'activaient des gens qui vendaient des parts de gâteaux au prix d'un ticket vert. Il y avait des panneaux explicatifs sur la maladie, des jeux de pêche et de massacre.

Un speaker remercia la fanfare de Clamart. J'y avais remarqué un joueur d'hélicon assez maigre, et ceci me plut car je tenais, à l'occasion, des statistiques sur les membres des fanfares, afin d'établir un jour une pittoresque découverte. J'avais déjà noté que les joueurs d'hélicon étaient souvent maigres, ce qui me fascinait car l'instrument exigeait de la puissance, et donc un costaud au bout du tube me semblait-il ; je croisais certes sur ma route une fanfare environ une fois l'an, l'étude avançait lentement mais malgré tout, je tenais pour certain que l'hélicon était si gourmand qu'il épuisait…