Accéder au contenu principal

Oh!91 à Creys-Malville

Tu te demandes ce que je fais sur le site nucléaire de Creys-Malville. J’effectue des relevés avec mon compteur Geiger. Les réacteurs démantelés vrombissent comme les forges d’un enfer électrique. Je m’approche des turbines, mon compteur s’affole.

Je rencontre alors un ingénieur en combinaison, semblant errer, une portée de chats siamois dans les mains. Quelle surprise ! Stupéfaction. Il se tourne vers moi et me sourit. Bonjour dit-il. Bonjour dis-je. On dirait des grandes tours, comme aux échecs, n’est-ce pas, fait-il. Vous aimez les échecs, réponds-je ? Ça tombe bien !

Il dégrafe alors son pantalon de plomb. Je dis : ce n’est pas très prudent, peut-être. Ne t’inquiète pas, répond-il, j’ai des préservatifs.

Nous nous caressons mutuellement, dans les signaux d’alarmes qui clignotent. Je remonte son long sexe vigoureux, puis l'autre aussi. Il fait chaud, mais c'est agréable. Force est de le constater. Puis nous jouissons, de longs jets, puissants, fournis. Je dis, ébahi : oh ! Ton sperme est phosphorescent ! Oui, répond-il, dans la nuit, c’est sympathique. Mais c’est fastidieux à nettoyer.

Commentaires

  1. morte de rire !!
    L'effet comique de répétition ne s'use pas quand on s'en sert.
    Surtout mêlé au non sens.

    RépondreSupprimer
  2. du sperme phosphorescent voilà qui doit être pratique en effet (pour chercher ses clopes par exemple...) !

    RépondreSupprimer
  3. "je dis, ébahi : oh ! Ton sperme est phosphorescent ! Oui, répond-il, dans la nuit, c’est sympathique. Mais c’est fastidieux à nettoyer."

    Mort de lol ! A donf ! On commence à bien saisir la trame, les gimmicks et on attend la petite variation qui va nous secouer l'estomac.

    C'est vraiment très bon.

    RépondreSupprimer
  4. Je l'attendais celui-la.

    Moi c'est le titre ki m'a fait exploser.

    RépondreSupprimer
  5. Je le dis haut et fort !
    Oh! rencontre là une sérieuse concurrence...

    RépondreSupprimer
  6. c'est un véritable exercice de style, à la Queneau.

    Celui-là est carrément surréaliste.

    (t'as vu ? nea est reviendue !!)

    RépondreSupprimer
  7. mathilde est revenue (référence pour les plus de 50 ans au moins)... une plume toujours aussi agréable à lire mon cher...

    RépondreSupprimer
  8. Audine : je vous préviens. 3 fois, c'est marrant. 10 fois, c'est plus drôle. 50 fois, ça redevient marrant ! Autant dire, qu'il faut viser les 50 fois.... :)

    Gaël : dans la nuit c'est génial. Vite fatigant ceci dit, si tu as une grande maison.

    dorham : merci ! je les ai fait à suite, en même temps, en fait.

    wajdi : pas facile de trouver un bon nom de centrale nucléaire ! :)

    (dring, la sonnerie des pâtes retentit, à suivre...)

    RépondreSupprimer
  9. Boby : oh ? Une concurrence ? (hommage à Dorham) mais non ! Je ne suis qu'une franchise dans cette histoire...

    Ellie : j'aime vraiement bien les variations. Si je m'écoutais, je ne ferais que ça. (oui, nea est reviendue !)

    nea : tiens, tu es reviendue, toi ? T'étais où comme ça ? :o)

    RépondreSupprimer
  10. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  11. Et puis, paf, tiens, c'est décidé. Devant la vindicte populaire et l'envie intestine, je ferai un "oh" tous les samedis, à minuit, pendant mai et juin...

    Vous êtes prévenus, j'avais des cartouches pour trois billets, après je ne réponds plus de rien...

    RépondreSupprimer
  12. ça y est je mélange tous mes commentaires. bon c'est officiel je décline toute responsabilité pour les conneries que je vais écrire. euh j'étais où... vas chez ellie, j'ai semé des trucs

    RépondreSupprimer
  13. Oh! putain, tous les samedis minuit ! Chuis carrément mal, là... Enfin bon, méfie-toi, la réalité dépasse souvent la fiction !
    Tout bien réfléchi, je maintiens mon merci.

    RépondreSupprimer
  14. rendez-vous pour le prochain ho donc. J'aime bien moi aussi.

    RépondreSupprimer
  15. Moi qui croyais que tu écrirais ça du premier jet.

    RépondreSupprimer
  16. alors moi qui, travaillant seule dans ma maison et ne risquant donc pas de rencontrer un quelconque sexe turgescent spécial sperme en poudre ou en paillette, me suis autorisée à un fou-rire énÔrme en lisant les 3 à la file ! Un bon vieux fou-rire pouvant mettre en fuite le plus chaud des porteurs de combinaisons !

    Je ne sais pas si je vais m'en remettre, tant pis tu auras ma mort sur la conscience, dans mon testament je mettrai : je veux que mes cendres soient répandues au dessus de Creys-Malville mélangées aux semences fluo de Balmeyer inc et sur ma tombe (si je veux quand même une tombe) on écrira : ci-gît celle qui mourut de rire en lisant 3 notes à la file, une note ça va, 3 notes ... on vous aura prévenus !

    RépondreSupprimer
  17. "Chuis carrément mal, là... " Mais non voyons ! :o)

    Ca ne va pas être long, je n'ai pas tant d'idées que ça.

    Marc : merci.

    RépondreSupprimer
  18. Marcus : excellent ! En plus, c'est vrai, c'est fait d'un premier jet. Long, puissant, fourni.

    JustMarieD : merci ! C'est gentil. Vous me mettez une petite pression. Une toute petite pression. Une minuscule énorme pression, mais ça va aller ! :o) La suite est programmée. Samedi soir, minuit...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

La lanterne magique

Quand l'étincelle a disparu, dans cette lanterne magique qu'est la tête, le film du monde est laid. On regarde le soleil qui s'y couche comme un gros tas flasque de particules molles. Les chiens sont des boites à bruits, au bout des laisses, comme des yoyos à jamais déroulés. Les gens ont des barbes qui vous grattent à vous. Ils parlent en faisant des fautes d'orthographe. Les arbres s'alignent de manière bucolique comme des bâtons pour chiens, plantés là. Vous êtes ce chien qui ne peut prendre les arbres dans votre gueule, ces bâtons de joie, et détaler. Vous regardez les arbres, intransportables, et plus rien ne court. Vous vous retrouvez nez à nez dans un endroit où vous étiez content, une fois, et vous voyez votre ombre encore contente (car les ombres sont lentes), et vous vous sentez de trop dans ce souvenir heureux plus réel que vous-même à cet instant. Vous quittez les lieux poliment. Il y a des magasins qui vendent des thés ridicules. Il y a des bars qui ve…

Wagram

Avenue de Wagram, devant un hôtel trois ou quatre étoiles, quelques barrières ont été installées de part et d'autre pour que s'accumulent des jeunes filles en fleur et en short. Elles semblent attendre depuis un moment, immobiles et compactes, et ce regroupement, provoqué manifestement par une prochaine épiphanie de vedette, emplit ce fragment d'avenue du bruissement électrique de la Célébrité. Des touristes et passants intrigués s'arrêtent pour scruter les jeunes filles qui scrutent l'entrée de l'hôtel, et moi je scrute à mon tour les passants curieux. Cela aurait été un triangle parfait de scrutement si les jeunes filles m'avaient regardé moi, mais en vérité je suis informaticien.

Chacun y trouve son compte, dans ce grand drame de l'attente ; par exemple moi-même, n'y comprenant rien, j'observe la scène tel un contempteur bien au dessus de tout ça. Si ces jeunes filles ont décidé d'être une foule dense à raison de huit par mètre carré, com…

Ballons

Nous nous promenions au parc de Sceaux, il y avait une sorte de kermesse pour lutter contre les myopathes (contre la mucoviscidose me corrigea Emeline). Derrière les stands, s'activaient des gens qui vendaient des parts de gâteaux au prix d'un ticket vert. Il y avait des panneaux explicatifs sur la maladie, des jeux de pêche et de massacre.

Un speaker remercia la fanfare de Clamart. J'y avais remarqué un joueur d'hélicon assez maigre, et ceci me plut car je tenais, à l'occasion, des statistiques sur les membres des fanfares, afin d'établir un jour une pittoresque découverte. J'avais déjà noté que les joueurs d'hélicon étaient souvent maigres, ce qui me fascinait car l'instrument exigeait de la puissance, et donc un costaud au bout du tube me semblait-il ; je croisais certes sur ma route une fanfare environ une fois l'an, l'étude avançait lentement mais malgré tout, je tenais pour certain que l'hélicon était si gourmand qu'il épuisait…