Accéder au contenu principal

Des arbres numériques

Elle arrivait souvent avec un petit post-it à la main, jaune, qui collait sur le bout du doigt. Pratique pour traverser des pièces et des couloirs.

Je bougonnais : envoie moi plutôt un email, ça économise des arbres.

Là, elle a compris la leçon. Elle se pointe encore avec son petit post-it jaune au doigt, mais elle me dit tout de suite : "je t'envoie un email, alors ?"

Je bougonne, de mauvaise humeur, toujours : non, envoie moi plutôt un post-it en papier. Ça économise les arbres numériques. Elle reste un instant interdite. Puis elle s'en va. Elle a peut-être un blog qui sait ? Elle va y écrire qu'elle travaille avec des fous.

Commentaires

  1. Preum's !!!

    Mais elle travaille avec un fou numérique, c'est pas aussi grave qu'un vrai fou des forêts, non ?
    :-)

    RépondreSupprimer
  2. Sinon, à part ça, il vous resterait un peu de tête de veau (avec de la sauce gribiche, si c'est pas abuser...) ?

    RépondreSupprimer
  3. Poireau,

    Au moins, les fous des forets vivent au grand air ! Moi je vis au petit air...

    Didier, je n'en ai jamais mangé en fait. C'est un peu comme la langue, ou les grenoilles, ça ne me fait vraiment pas envie (je sais...).

    RépondreSupprimer
  4. aller on s'y met tous, on cherche sur la blogosphère qui a écrit qu'elle bosse avec un fou , allez au boulot, y de quoi nous occuper toute la journée !

    RépondreSupprimer
  5. les arbres c'est rien qu'des cons ! ils se laissent pisser dessus par les chiens et les poivrots (même avec de la bière sans alcool)...

    l'utilisation de post-it rélèverait donc plus d'aide à l'évolution

    comment ça mon commentaire ne veut rien dire ?

    RépondreSupprimer
  6. Pour savoir ce qu'elle va dire. Elle va faire une recherche google ?

    RépondreSupprimer
  7. Canicule : je te promets, si je trouve, je te dis ! :)

    Gaël : sans les arbres, nous ne pourrions aller nous soulager dans les forêts.

    Nicolas, ta requête est foireuse. Je préfère celle ci !

    RépondreSupprimer
  8. Elle n'est pas foireuse : il suffit d'attendre que tu sois repéré par google.

    RépondreSupprimer
  9. Ah ok ! Mais il manquait un guillement à la fin, c'est pour ça.

    Requête

    RépondreSupprimer
  10. Non. Désolé de te contredire, mais la guillemet finale est facultative sur google.

    RépondreSupprimer
  11. Onze !

    Moi, je vais dire que Balmeyer et Nicolas sont fous, ils font des requêtes et font des concours de quéquettes.

    RépondreSupprimer
  12. Dorham : ça s'appelle des requéquêtes !

    RépondreSupprimer
  13. Treize !

    A propos de "ma" requête, c'est rigolo : le billet n'y figure pas, contrairement à sa réplique sur paperblog.

    RépondreSupprimer
  14. Nicolas : à propos du guillemet, ça veut dire que placé au début, il cherche l'expression entière ? Tu m'apprends un truc.

    Pour Paperblog, oui, c'est rigolo !

    RépondreSupprimer
  15. Bon c'est pas tout ça, mais j'avais une vraie idée de billet, bordel.

    RépondreSupprimer
  16. Balmeyer,

    Oui.

    Pour paperblog, non, c'est pas rigolo.

    Si c'est rigolo dans ton cas puisque personne ne cherche "arbre numérique" mais pas dans les autres quand tu as une vraie réponse à apporter à une vraie question d'un internaute : Papermachin passe devant toi dans google et gagne de l'argent grace à un billet que tu as écrit.

    Cozop aussi, mais Cozop apporte différents plus.

    RépondreSupprimer
  17. Et si elle n'utilisait qu'un seul et même post-it ? une sorte de talisman. Lequel serait (virtuellement ou numériquement) le plus fou ?

    RépondreSupprimer
  18. Blue,

    Sache que, suite à ma remarque d'une consternante mauvaise foi, ses post-it étaient optimisés à mort, avec des centaines de trucs sur une toute petite feuille jaune.

    Je sais pas pourquoi, les post-it, alors qu'on est en plein web deux point zero, c'est les nanas, ça, je vous le dit.

    RépondreSupprimer
  19. Quoi, les nanas ? Il y en a qui déforestent (je sais ...) les arbres numérique aussi bien que vous, faut pas croire !

    RépondreSupprimer
  20. J'ai fait exprès, ça sentait trop le vestiaire d'homme, d'ici, charmante Catherine ! (je sais, Didier...)

    RépondreSupprimer
  21. On s'inscrit comment au concours de requéquêtes ? J'ai pas trouvé la réponse sur Google : http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rls=GGLJ,GGLJ:2008-02,GGLJ:fr&q=concours+de+requequete

    RépondreSupprimer
  22. PS ! Merde, comment on établit un lien, dans les commentaires ?

    RépondreSupprimer
  23. oh!91,

    Les commentaires mettent longtemps à être dans google.

    RépondreSupprimer
  24. Nicolas, je tente un truc :

    lien=http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rls=GGLJ,GGLJ:2008-02,GGLJ:fr&q=concours+de+requequete.[/lien]

    RépondreSupprimer
  25. Bon, ça marche pas, j'ai rien compris à tes conseils de blogueurs... Je m'y plongerai plus tard à tête reposée...

    RépondreSupprimer
  26. Oh!91,

    C'est pourtant simple, avant le lien il faut mettre "a href", mettre le lien entre guillemets, mettre un "<" avant le "a" et un ">" après la guillemet, puis mettre ensuite le mot qu'on veut "clicable pour aller sur le lien" et terminer le tout par un "/a" entouré d'un supérieur et d'un inférieur.

    RépondreSupprimer
  27. Nicolas,
    c'est limpidieux..........

    RépondreSupprimer
  28. Reprends juste la dernière ligne de mon conseil de blogage (celle avec l'adresse de mon site) et recopie là ici, tu verras, ça marche.

    RépondreSupprimer
  29. C'est avec des arbres numériques qu'on a fait les bannières du festival de Romans, celles avec lesquelles faire un bon feu de pixels ?

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

La lanterne magique

Quand l'étincelle a disparu, dans cette lanterne magique qu'est la tête, le film du monde est laid. On regarde le soleil qui s'y couche comme un gros tas flasque de particules molles. Les chiens sont des boites à bruits, au bout des laisses, comme des yoyos à jamais déroulés. Les gens ont des barbes qui vous grattent à vous. Ils parlent en faisant des fautes d'orthographe. Les arbres s'alignent de manière bucolique comme des bâtons pour chiens, plantés là. Vous êtes ce chien qui ne peut prendre les arbres dans votre gueule, ces bâtons de joie, et détaler. Vous regardez les arbres, intransportables, et plus rien ne court. Vous vous retrouvez nez à nez dans un endroit où vous étiez content, une fois, et vous voyez votre ombre encore contente (car les ombres sont lentes), et vous vous sentez de trop dans ce souvenir heureux plus réel que vous-même à cet instant. Vous quittez les lieux poliment. Il y a des magasins qui vendent des thés ridicules. Il y a des bars qui ve…

Wagram

Avenue de Wagram, devant un hôtel trois ou quatre étoiles, quelques barrières ont été installées de part et d'autre pour que s'accumulent des jeunes filles en fleur et en short. Elles semblent attendre depuis un moment, immobiles et compactes, et ce regroupement, provoqué manifestement par une prochaine épiphanie de vedette, emplit ce fragment d'avenue du bruissement électrique de la Célébrité. Des touristes et passants intrigués s'arrêtent pour scruter les jeunes filles qui scrutent l'entrée de l'hôtel, et moi je scrute à mon tour les passants curieux. Cela aurait été un triangle parfait de scrutement si les jeunes filles m'avaient regardé moi, mais en vérité je suis informaticien.

Chacun y trouve son compte, dans ce grand drame de l'attente ; par exemple moi-même, n'y comprenant rien, j'observe la scène tel un contempteur bien au dessus de tout ça. Si ces jeunes filles ont décidé d'être une foule dense à raison de huit par mètre carré, com…

Ballons

Nous nous promenions au parc de Sceaux, il y avait une sorte de kermesse pour lutter contre les myopathes (contre la mucoviscidose me corrigea Emeline). Derrière les stands, s'activaient des gens qui vendaient des parts de gâteaux au prix d'un ticket vert. Il y avait des panneaux explicatifs sur la maladie, des jeux de pêche et de massacre.

Un speaker remercia la fanfare de Clamart. J'y avais remarqué un joueur d'hélicon assez maigre, et ceci me plut car je tenais, à l'occasion, des statistiques sur les membres des fanfares, afin d'établir un jour une pittoresque découverte. J'avais déjà noté que les joueurs d'hélicon étaient souvent maigres, ce qui me fascinait car l'instrument exigeait de la puissance, et donc un costaud au bout du tube me semblait-il ; je croisais certes sur ma route une fanfare environ une fois l'an, l'étude avançait lentement mais malgré tout, je tenais pour certain que l'hélicon était si gourmand qu'il épuisait…