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Junior




(je sais...)

Commentaires

  1. Dire que j'ai un billet tout prêt dans ma clef USB... mais ya des jours comme ça.

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  2. En effet, toi aussi tu fais dans le concis aujourd'hui.

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  3. Attends, je t'écris ton prochain billet :

    Sinon, ça va !

    Rédigé par Balmeyer à 00:56

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  4. Réponse outrée de Didier Goux :

    "Quoi ? mais, en plus, vous avez l'air content de vous !"

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  5. Tentative de conciliation de Eric :

    Il me semble à moi que ce que Balmeyer tentait d'expliquer tenait en ceci qu'il exprimait son contentement de manière non contrevenante et tout à fait neutre...

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  6. Aparté de Nicolas :

    Bande de neu-neutres !

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  7. Didier Goux à Nicolas :

    il est très mauvais de jeu de mots, vous avez des aigreurs ?

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  8. Nicolas à Didier Goux :

    Oui, c'est la bière, la date de péremption indique 10 mars 1974 !

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  9. Dorham ajoute :

    Le 10 mars 1974 ! la vache, j'étais même pas né...

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  10. Zoridae à Dorham,

    t'es peut-être né maintenant, mais t'es toujours pas fini...

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  11. Et voilà, comment on parvient à 138 messages comme Didier Goux en une seule journée...

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  12. Il est chou mon filleul !!!

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  13. dorham à pété un cable, ou essaye de comnbler le vide intersidéral laissé par ta paresse. Aidons-le

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  14. Dorham, vous auriez pu penser à Marc qui aurait dit :

    c'est le fils de besancenot ? Ah ouais j'l'ai vu sur un super billet de Detoutderien ! Parce que c'est vrai qu'il est super classe son blog à Gaël quand même !

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  15. @balmeyer
    c'est pratique on pourra laisser notre twitter à @dorham pendant nos absences :-))

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  16. Voilà. Balmeyer nous fait un brillant sur les fils de dégénérés en l'illustrant d'un exemple majusteusement et vous déconnez dans les commentaires.

    Dorham,

    Tu crois que je pourrais faire un jeu de mot aussi nul ?

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  17. Tiens j'ai oublié un mot. Vous n'avez qu'à broder.

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  18. Commentaire de Monsieur Poireau,

    :-)))))

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  19. Je suis obligé de répondre à tous les commentaires là ?!!??? Oo;

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  20. Commentaire de Dagrouik :

    Bordel ! Il est mignon le petit, ça doit être le fils à Ségo.

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  21. Commentaire de Zoridae :

    Balmeyer,

    Salaud.

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  22. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  23. Commentaire de Nicolas :

    Tant de jolis commentaires, ça s'arrose.

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  24. non nicolas:
    commentaire de Zoridae :

    Balmeyer : t'es chié quand même.

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  25. Commentaire d'un mec de chez Didier Goux :

    Voici d'abord le préambule, dont aucune circonstance n'est indifférente. L'Athénien Apollodore fait à des personnages qui ne sont pas nommés le récit d'un souper donné, entre autres convives, à Socrate, à Phèdre, au médecin Eryximaque et au poète comique Aristophane, par Agathon, lorsqu'il remporta le prix avec sa première tragédie. Apollodore n'a pas assisté lui-même à ce souper, mais il en a su les détails d'un certain Aristodème, l'un des convives, dont il a constaté la véracité par le témoignage de Socrate lui-même. Et ces détails sont d'autant plus présents à sa mémoire, qu'il a eu, depuis peu, l'occasion de les raconter. Les plus simples en apparence ont leur importance. - Les convives sont déjà réunis chez Agathon ; Socrate seul se fait attendre. On le voit se diriger tout pensif vers la maison d'Agathon, et s'arrêter longtemps à la porte, immobile et absorbé, malgré des appels réitérés, pendant que le souper commence. N'est-ce pas une image sensible de sa frugalité proverbiale, de son penchant décidé à la méditation plutôt qu'à cette activité extérieure qui distrait les autres hommes ? Il entre chez Agathon, sur la fin du souper, et sa venue imprime à la réunion un caractère de sobriété et de gravité inaccoutumées. Sur l'avis d'Eryximaque, les convives tombent d'accord de boire modérément, de renvoyer la joueuse de flûte et de lier quelque conversation. De quoi parlera-t-on ? de l'Amour. Voilà Platon dans son sujet. Quel art de préparer l'esprit à la théorie qui va se développer sans effort, bien qu'avec une suite logique, dans le discours que chacun des convives doit faire sur l'Amour ! Et quel soin de se prémunir contre la monotonie, en conservant à ces fins discoureurs la façon de penser et de dire convenable au caractère et à la profession de chacun ! Phèdre parle en jeune homme, mais en jeune homme dont l'étude de la philosophie a déjà purifié les passions ; Pausanias en homme mûr, à qui l'âge et la philosophie ont appris ce que ne sait pas la jeunesse. Eryximaque s'explique en médecin. Aristophane a l'éloquence du poète comique, cachant sous des discours bouffons des pensées profondes. Agathon s'exprime en poète ; enfin, après tous les autres, et quand la théorie s'est élevée par degrés, Socrate la complète et l'exprime dans le merveilleux langage d'un sage et d'un inspiré.

    Phèdre prend le premier la parole pour faire de l'amour un éloge d'un caractère très noble. Ce panégyrique est l'écho du sentiment de ce petit nombre d'hommes qu'une éducation libérale a rendus capables de juger l'amour en dehors de toute sensualité grossière et dans son action morale. L'amour est un dieu, et un dieu très ancien, puisque ni les prosateurs ni les poètes n'ont pu nommer son père et sa mère ; ce qui signifie sans doute qu'il est malaisé sans étude d'expliquer son origine. - C'est le dieu qui fait le plus de bien aux hommes, parce qu'il ne souffre pas la lâcheté dans les amants, et qu'il leur inspire le dévouement. C'est comme un principe moral qui gouverne la conduite, en suggérant à tous les hommes la honte du mal etla passion du bien. «De sorte que si, par quelque enchantement, un Etat ou une armée pouvait n'être composée que d'amants et d'aimés, il n'y aurait point de peuple qui portât plus haut l'horreur du vice et l'émulation de la vertu». Enfin, c'est un dieu qui fait le bonheur de l'homme, en ce qu'il le rend heureux sur la terre et heureux dans le ciel, où quiconque a fait le bien reçoit sa récompense. «Je conclus, dit Phèdre, que, de tous les dieux, l'Amour est le plus ancien, le plus auguste, et le plus capable de rendre l'homme vertueux et heureux durant la vie et après la mort».

    Pausanias est le second à parler. Il corrige d'abord ce qu'il y a d'excessif dans cet éloge enthousiaste. Puis il précise la question, et place la théorie de l'amour à l'entrée de sa vraie voie, la voie d'une recherche philosophique. L'Amour ne va pas sans Vénus, c'est-à-dire qu'il ne s'explique pas sans la beauté ; première indication de ce lien étroit qui sera mis dans un grand jour entre l'Amour et le Beau. Or, il y a deux Vénus, l'une ancienne, fille du Ciel, et qui n'a point de mère : c'est Vénus Uranie ou céleste ; l'autre plus jeune, fille de Jupiter et de Dioné : c'est la Vénus populaire. Il y a donc deux Amours, correspondant aux deux Vénus : le premier, sensuel, brutal, populaire, ne s'adresse qu'aux sens ; c'est un amour honteux et qu'il faut éviter. Pausanias, après avoir, dès le début, marqué ce point oublié par Phèdre, satisfait de ces seuls mots, n'y revient plus dans la suite de son discours. L'autre amour s'adresse à l'intelligence, et par cela même, au sexe qui participe le plus de l'intelligence, au sexe masculin. Celui-là est digne d'être honoré de tous et recherché. Mais il demande, pour être bon et honnête, plusieurs conditions difficiles à réunir de la part de l'amant. - L'amant ne doit pas s'attacher à un ami trop jeune, ne pouvant pas prévoir ce que deviendront le corps et l'esprit de son ami : le corps peut se déformer en grandissant, et l'esprit se corrompre ; il est sage d'éviter ces mécomptes, en recherchant les jeunes hommes plutôt que les enfants. - L'amant doit se conduire à l'égard de son ami selon les règles de l'honnêteté : «Il est déshonnête d'accorder ses faveurs à un homme vicieux pour de mauvais motifs». Il ne l'est pas moins de céder à un homme riche ou puissant, par désir de l'argent ou des honneurs. - L'amant doit aimer l'âme, et dans l'âme la vertu. L'amour alors est fondé sur un échange de services réciproques entre l'amant et l'ami, dans le but de se rendre mutuellement heureux. Ces réflexions de plus en plus relevées de Pausanias ont dégagé l'élément de la question, qui restera l'objet suivi de tous les autres discours, l'élément à la fois psychologique et moral, prêt à se transformer et à s'agrandir encore.

    Le médecin Eryximaque, qui discourt le troisième, garde dans sa manière d'envisager l'amour, dans la nature des développements qu'il donne à sa pensée, et jusque dans sa diction, tous les traits familiers à sa savante profession. Il accepte d'abord la distinction des deux amours marquée par Pausanias. Mais il va plus loin que lui. Il se propose d'établir que l'amour ne réside pas seulement dans l'âme des hommes, mais qu'il est dans tous les êtres. Il le regarde comme l'union et l'harmonie des contraires ; et il prouve la vérité de sa définition par les exemples que voici : L'amour est dans la Médecine, en ce sens que la santé du corps résulte de l'harmonie des qualités qui constituent le bon et le mauvais tempérament. L'art d'un bon médecin, c'est d'être habile à ramener cette harmonie, quand elle est troublée, et à la maintenir. - L'amour est dans les éléments, puisqu'il faut l'accord du sec et de l'humide, du chaud et du froid, naturellement contraires, pour produire une température calme et mesurée. - N'y a-t-il pas aussi de l'amour dans la Musique, cette combinaison des sons opposés, du grave et de l'aigu, du plein et du ténu ? - De même dans la Poésie, dont le rythme n'est dû qu'à l'union des brèves et des longues. - De même encore dans les Saisons, qui sont l'heureux tempérament des éléments entre eux, un accord d'influences dont la connaissance est l'objet propre de l'astronomie. - De même enfin dans la Divination et la Religion, puisque leur but est de maintenir dans une proportion convenable ce qu'il y a de bon et de vicieux dans la nature humaine, et de faire vivre en bonne intelligence les hommes et les dieux ; l'amour est donc partout ; mauvais et funeste quand les éléments opposés se refusent à s'unir, et, prédominant l'un sur l'autre, échappent à l'harmonie ; bon et salutaire quand cette harmonie s'opère et se maintient. Il est aisé de voir que le trait saillant de ce discours, c'est la définition nouvelle de l'amour : l'union des contraires. La théorie s'est élargie ; et déjà elle ouvre devant l'esprit un horizon très vaste, puisque du domaine de la psychologie, où elle était resserrée dans le principe, elle tend à embrasser l'ordre des choses physiques tout entier.

    Aristophane, qui, au lieu de parler à son tour, avait cédé la parole à Eryximaque, sans doute parce que ce qu'il avait à dire de l'amour devait mieux se lier au langage du savant médecin, en venant après plutôt qu'avant, Aristophane entre dans un ordre d'idées qui semblent diamétralement opposées, et qui pourtant sont au fond concordantes. L'amour est, selon lui, l'union des semblables. Pour confirmer son sentiment et donner, à son tour, des preuves toutes nouvelles de l'universalité de l'amour, il imagine une mythologie au premier abord très bizarre.

    Primitivement, il y avait trois espèces d'hommes, les uns tout hommes, les autres tout femmes, les troisièmes homme et femme, les Androgynes, espèce tout à fait inférieure aux deux premières. - Ces hommes étaient tous doubles : deux hommes unis, deux femmes unies, un homme et une femme réunis. Ils étaient joints par la peau du ventre, et avaient quatre bras, quatre jambes deux visages dans une seule tête opposés l'un à l'autre et tournés du côté du dos, les organes de la génération doubles et placés du côté du visage, au-dessous du dos. Les deux êtres ainsi unis, pleins d'amour l'un pour l'autre engendraient leurs semblables, non pas en s'unissant, mais en laissant tomber la semence à terre, comme les cigales. - Cette race d'hommes était forte. Elle en devint orgueilleuse et hardie au point de tenter, comme les géants de la fable, d'escalader le ciel. Pour la punir et diminuer sa force, Jupiter résolut de diviser ces hommes doubles. Il commença par les couper en deux, et il chargea Apollon de guérir la plaie. Le dieu façonna le ventre et la poitrine, et, pour humilier les coupables, tourna le visage du côté où la séparation avait été faite, afin de leur mettre pour toujours sous les yeux le souvenir de leur mésaventure. - Les organes de la génération étaient restés du côté du dos, de sorte que quand les moitiés séparées, attirées par l'ardeur de l'amour, se rapprochaient l'une de l'autre, elles ne pouvaient engendrer : la race se perdait. Jupiter intervint, mit ces organes sur le devant, et rendit la génération et la reproduction possibles. Mais, dès lors, la génération se fit par l'union du mâle avec la femelle, et la satiété sépara l'un de l'autre les êtres du même sexe primitivement unis. Toutefois ils ont gardé, dans l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, le souvenir de leur ancien état : les hommes nés des hommes doubles s'aiment entre eux, comme les femmes nées des femmes doubles s'aiment entre elles, comme les femmes nées des Androgynes aiment les hommes, et comme les hommes nés de ces mêmes Androgynes ont de l'amour pour les femmes.

    Quel est l'objet de ce mythe ? C'est apparemment d'expliquer et de classer toutes les espèces de l'amour humain. Les conclusions qu'on en tire à ce double point vue sont empreintes si profondément du caractère des moeurs grecques à l'époque de Platon, qu'elles sont contradiction absolue avec les sentiments que l'esprit moderne et le christianisme ont fait prévaloir. Car, en prenant pour point de départ la définition d'Aristophane, que l'amour est l'union des semblables, on arrive à cette conséquence que l'amour de l'homme pour la femme et de la femme pour l'homme, est de tous le plus inférieur, puisqu'il est l'union de deux contraires. Il faut donc mettre au-dessus de lui l'amour de la femme pour femme, recherché par les Tribades, et au-dessus de deux amours celui de l'homme pour l'homme, le plus noble de tous. Non seulement il est plus noble, mais en lui-même il est le seul amour vrai et durable. Aussi quand les deux moitiés d'un homme double qui se cherchent sans cesse viennent à se rencontrer, elles partagent à l'instant le plus violent amour, et n'ont plus qu'un désir, celui d'une union intime et indissoluble qui les ramène à leur premier état. C'est ici que le sentiment d'Aristophane se rapproche du sentiment d'Eryximaque. Il y a entre eux, en effet, ce point commun, que l'amour, envisagé tour à tour comme l'harmonie des contraires et comme l'union des semblables, est, dans tous les cas, le désir de l'unité. C'est une idée qui entraîne la théorie de la psychologie et de la physique, dans la métaphysique.

    Agathon prend la parole à son tour. Il est poète et rhéteur habile ; aussi son discours exhale-t-il un parfum d'élégance. Il annonce qu'il va compléter ce qui manque encore à la théorie de l'amour, en se demandant quelle est sa nature d'abord, et, d'après sa nature, ses effets. L'Amour est le plus heureux des dieux : il est donc de nature divine. Et pourquoi le plus heureux ? parce qu'il est le plus beau ; et le plus beau, parce qu'il est le plus jeune, échappant toujours à la vieillesse, et compagnon de la jeunesse. Il est le plus tendre et le plus délicat puisqu'il ne choisit sa demeure que dans l'âme des hommes, ce qu'il y a de plus délicat et de plus tendre après les dieux. Il est le plus subtil aussi ; sans quoi il ne pourrait, comme il fait, se glisser partout, pénétrer dans tous les coeurs et en sortir de même ; et le plus gracieux puisqu'il ne va jamais sans la beauté, fidèle au vieil adage qu'Amour et laideur sont en guerre. - L'Amour est le meilleur des dieux, comme étant le plus juste, puisqu'il n'offense jamais et n'est jamais offensé ; le plus tempérant, puisque la tempérance consiste à dominer les plaisirs, et qu'il n'est aucun plaisir supérieur à l'amour ; le plus fort, car il a vaincu Mars lui-même, le dieu de la victoire ; le plus habile enfin, parce qu'il fait à son gré les poètes et les artistes, et qu'il est le maître d'Apollon, des Muses, de Vulcain, de Minerve et de Jupiter. Après cette ingénieuse peinture de la nature de l'Amour, Agathon veut, comme il se l'est promis, célébrer ses bienfaits. Il le fait dans une péroraison brillante, empreinte de cette élégance un peu maniérée qui caractérisait son talent, et dont Platon paraît avoir voulu donner une copie fidèle et légèrement ironique. «L'éloquence d'Agathon, va dire Socrate, m'a rappelé Gorgias».

    Tous les convives ont exprimé librement leurs idées sur l'amour ; Socrate est le seul qui n'ait pas rompu le silence. Ce n'est pas sans raison qu'il parle le dernier : évidemment il est l'interprète direct de Platon ; et c'est expressément dans son discours qu'il faut chercher la théorie platonicienne. Voilà pourquoi il se compose de deux parties : l'une critique, dans laquelle Socrate repousse ce qui lui paraît inadmissible dans ce qui précède, surtout dans le discours d'Agathon ; l'autre dogmatique, où il donne, en gardant la division d'Agathon, sa propre opinion sur la nature et sur les effets ae l'amour. En voici l'analyse :

    Le discours d'Agathon est très beau, mais peut-être plus pénétré de poésie que de philosophie, plus mensonger que véridique. Il avance, en effet, que l'amour est dieu, qu'il est beau et qu'il est bon ; mais rien de tout cela n'est vrai. L'amour n'est pas beau, parce qu'il ne possède pas la beauté, par la raison qu'il la désire : on ne désire que ce qu'on n'a pas. Il n'est pas bon non plus, par la raison que toutes les bonnes choses sont belles, le bon étant de sa nature inséparable du beau. Il s'ensuit que l'amour n'est pas bon parce qu'il n'est pas beau. Reste à prouver qu'il n'est pas dieu. - Ici, par un artifice de composition qui ressemble à une sorte de protestation implicite contre le rôle si complètement sacrifié de la femme jusqu'à ce moment, dans cet entretien sur l'amour, Platon fait passer ses sentiments dans la bouche d'une femme, l'étrangère de Mantinée, avant que de les laisser exprimer à Socrate.

    C'est donc de la bouche de Diotime, «savante en amour et sur beaucoup d'autres choses», que Socrate déclare avoir appris tout ce qu'il sait sur l'amour. D'abord elle lui a fait entendre que l'amour n'est ni beau ni bon, comme il l'a prouvé, et par suite qu'il n'est pas dieu. S'il était dieu, en effet, il serait beau et bon, parce que les dieux, auxquels rien ne manque, ne peuvent être privés ni de bonté ni de beauté. Est-ce à dire que l'amour soit un être laid et mauvais ? Cela ne s'ensuit pas nécessairement, parce qu'il y a entre la beauté et la laideur, entre la bonté et la méchanceté, un milieu, comme il y en a un entre la science et l'ignorance. Qu'est-il donc enfin ? L'amour est un être intermédiaire entre le mortel et l'immortel, en un mot, un démon. La fonction d'un démon, c'est de servir d'interprète entre les dieux et les hommes, apportant de la terre au ciel les hommages et les voeux des mortels, et du ciel à la terre les volontés et les bienfaits des dieux. A ce titre, l'amour entretient l'harmonie entre la sphère humaine et la sphère divine il rapproche ces natures contraires ; il est avec les autres démons le lien qui unit le grand tout. Cela revient à dire que c'est par l'effort de l'amour que l'homme s'élève à Dieu : c'est le fond pressenti de la vraie pensée de Platon ; mais il reste à la développer et à l'éclaircir.

    A quoi servirait de connaître la nature et le rôle de l'amour, si l'on devait ignorer son origine, son objet, ses effets et sa fin suprême. Platon n'a garde de laisser ces questions dans le doute. L'Amour a été conçu le jour de la naissance de Vénus ; il est né du dieu de l'abondance Pores, et de la pauvreté, Pénia : ceci explique à la fois sa nature semi-divine et son caractère. Il tient de sa mère d'être pauvre, maigre, défait, sans abri, misérable, et de son père d'être mâle, entreprenant, robuste, chasseur habile et heureux, sans cesse à la piste des bonnes et belles choses. Il est passionné pour la sagesse, qui est belle et bonne par excellence, n'étant ni assez sage en lui-même pour la posséder, ni assez ignorant pour croire qu'il la possède. Son objet, en dernière analyse, c'est le beau et le bien, que Platon identifie sous un seul mot, la Beauté. Mais il faut bien entendre ce que c'est qu'aimer le beau : c'est désirer de se l'approprier et de le posséder toujours, pour être heureux. Et comme il n'est pas un homme qui ne soit à la recherche de son propre bonheur, il faut distinguer, entre tous, celui auquel s'applique cette poursuite du bonheur dans la possession du Beau. C'est l'homme qui aspire à la production dans la beauté selon le corps et selon l'esprit. Et comme il ne s'estime parfaitement heureux que si cette production doit se perpétuer sans interruption et sans fin, il s'ensuit que l'amour n'est rien autre chose, à vrai dire, que le désir même de l'immortalité. C'est même la seule immortalité qui soit possible à l'homme selon le corps. Elle se produit par la naissance des enfants, par la succession et la substitution d'un être jeune à un être vieux. Ce désir de se perpétuer est la raison de l'amour paternel, de cette sollicitude à s'assurer la transmission de son nom et de ses biens. Mais, au-dessus de cette production et de cette immortalité selon le corps, il y a celles qui se font selon l'esprit. Elles sont le propre de l'homme qui aime la beauté de l'âme, et qui cherche à produire dans une belle âme qui l'a séduit les traits inestimables de la vertu et du devoir. Celui-là perpétue la sagesse dont les germes étaient en lui, et par là il s'assure une immortalité bien supérieure à la première.

    Les dernières pages du discours de Socrate sont consacrées à marquer la suite des efforts par lesquels l'amour s'élève de degré en degré jusqu'à sa fin suprême. L'homme possédé par l'amour s'attache d'abord à un beau corps, puis à tous les beaux corps, dont les beautés sont soeurs l'une de l'autre. C'est le premier degré de l'amour. Il s'éprend ensuite des belles âmes et de tout ce qui est beau en elles, les sentiments et les actions. Il franchit ce second degré pour passer de la sphère des actions à celle de l'intelligence. Là il se sent pris d'amour pour toutes les sciences, dont la beauté lui inspire avec une fécondité inépuisable les pensées supérieures et tous ces grands discours qui constituent la philosophie. Mais, entre toutes les sciences, il en est une qui enfin captive sans partage son âme tout entière, la science même du Beau, dont la connaissance est le comble et la perfection de l'amour. Et qu'est-ce que ce beau si désirable et si difficile à atteindre ? C'est la beauté en soi, éternelle, divine, seule beauté réelle, et dont toutes les autres ne sont que le reflet. Eclairé de sa pure et inaltérable lumière, l'homme rare auquel il est donné de la contempler à la fin sent naître en lui et engendre dans les autres toutes sortes de vertus ; celui-là est véritablement heureux, véritablement Immortel.

    Après le discours de Socrate, il semble que tout a été dit sur l'Amour et que le Banquet doit finir. Mais il a paru bon à Platon de mettre dans un relief inattendu l'élévation morale de sa théorie par son contraste avec la bassesse des attachements ordinaires des hommes. Voilà pourquoi on voit arriver tout d'un coup Alcibiade, à moitié ivre, la tête couronnée de lierre et de violettes accompagné de joueuses de flûtes et d'une troupe de compagnons dans l'ivresse. Que veut dire cette orgie au milieu de ces philosophes ? Ne met-elle pas sous les yeux selon les expressions de Platon, l'éternel contraste de la Vénus populaire et de la Vénus céleste ? Mais l'auteur ingénieux du Banquet en a tiré un autre effet puissant. L'orgie, qui menaçait déjà de devenir contagieuse, cesse par enchantement, à l'instant où Alcibiade a reconnu Socrate. Quelle image de la puissance à la fois et de la supériorité de cette morale de Socrate, dans le discours où Alcibiade fait comme malgré lui l'éloge le plus magnifique de cet enchanteur, et dévoile son attachement à la personne de Socrate, son admiration pour cette raison sereine et supérieure, et sa honte pour ses propres égarements !

    Après qu'Alcibiade a fini de parler, la coupe recommence à circuler parmi les convives. Ils succombent tour à tour à l'excès de l'ivresse. Socrate seul invincible, parce que sa pensée, détachée de ces désordres, en préserve son corps, s'entretient de divers sujets avec ceux qui résistent jusqu'aux premières lueurs du jour. Alors, et quand tous les convives ont cédé au sommeil, il quitte la maison d'Agathon pour aller se livrer à ses occupations de tous les jours : dernière image de cette âme forte, que la philosophie avait rendue invulnérable aux passions.

    INTERLOCUTEURS
    D'abord APOLLODORE, L'AMI D'APOLLODORE ; ensuite SOCRATE, AGATHON,
    PHEDRE, PAUSANIAS, ERYXIMAQUE, ARISTOPHANE, ALCIBIADE.
    APOLLODORE
    Je crois que je suis assez bien préparé à vous faire le récit que vous me demandez ; car, tout dernièrement, comme je me rendais de ma maison de Phalère à la ville, un homme de ma connaissance, qui venait derrière moi, m'aperçut, et m'appelant de loin : Homme de Phalère ! s'écria-t-il en badinant, Apollodore ! ne peux-tu ralentir le pas ? - Je m'arrêtai, et l'attendis. - Apollodore, me dit-il, je te cherchais justement ; je voulais te demander ce qui s'était passé chez Agathon, le jour où Socrate, Alcibiade et plusieurs autres y soupèrent. On dit que toute la conversation roula sur l'amour. J'en ai bien su quelque chose par un homme à qui Phénix fils de Philippe, avait raconté une partie de leurs discours, mais cet homme ne put rien me dire de certain sur le détail de cet entretien ; il m'apprit seulement que tu le savais. Conte-le-moi donc ; aussi bien est-ce un devoir pour toi de faire connaître ce qu'a dit ton ami ; mais avant tout, dis-moi, étais-tu présent à cette conversation ? - Il paraît bien, lui répondis-je, que ton homme ne t'a rien dit de certain, puisque tu parles de cette conversation comme d'une chose arrivée depuis peu, et comme si j'avais pu y être présent. - Je le croyais. - Comment, lui dis-je, Glaucon, ne sais-tu pas qu'il y a plusieurs années qu'Agathon n'a mis le pied dans Athènes ? Pour moi, il n'y a pas encore trois ans que je fréquente Socrate et que je m'attache à étudier chaque jour toutes ses paroles et toutes ses actions. Avant ce temps-là j'errais de côté et d'autre, et, croyant mener une vie raisonnable, j'étais le plus malheureux de tous les hommes. Je m'imaginais, comme tu fais maintenant, qu'il n'était rien dont il ne fallût s'occuper plutôt que de philosophie. - Allons, ne raille point, mais dis-moi quand eut lieu cette conversation. - Nous étions bien jeunes, toi et moi : ce fut dans le temps qu'Agathon remporta le prix avec sa première tragédie, et le lendemain du jour où, en l'honneur de sa victoire, il sacrifia aux dieux entouré de ses choristes. - Tu parles de loin, ce me semble ; mais de qui tiens-tu ce que tu sais ? Est-ce de Socrate ? - Non, par Jupiter ! lui dis-je, mais de celui-là même qui l'a conté à Phénix : c'est certain Aristodème du bourg de Cydathène, un petit homme qui va toujours nu-pieds. Il était présent, et, si je ne me trompe, c'était alors un des hommes le plus épris de Socrate. J'ai quelquefois interrogé Socrate sur des particularités que je tenais de cet Aristodème, et leurs récits étaient d'accord. - Que tardes-tu donc, me dit Glaucon, à me raconter l'entretien ? Pouvons-nous mieux employer le chemin qui nous reste d'ici à Athènes ? - J'y consentis, et nous causâmes de tout cela chemin faisant. Voilà comment, je vous le disais tout à l'heure, je suis assez bien préparé ; et il ne tiendra qu'à vous d'entendre ce récit. Aussi bien, outre le profit que je trouve à parler ou à entendre parler de philosophie, il n'y a rien au monde à quoi je prenne tant de plaisir ; tandis que je me meurs d'ennui, au contraire, quand je vous entends, vous autres riches et gens d'affaires, parler de vos intérêts. Je déplore votre aveuglement et celui de vos amis : vous croyez faire merveilles, et vous ne faites rien de bon. Peut-être vous aussi, de votre côté, me trouvez-vous fort à plaindre, et il me semble que vous avez raison; mais moi, je ne crois pas que vous êtes à plaindre, je suis sûr que vous l'êtes.

    L'AMI D'APOLLODORE
    Tu es toujours le même, Apollodore : toujours disant du mal de toi et des autres, et persuadé que tous les hommes, excepté Socrate, sont misérables, à commencer par toi. Je ne sais pas pourquoi on t'a donné le nom de Furieux ; mais je sais bien qu'il y a toujours quelque chose de cela dans tes discours. Tu es toujours aigri contre toi et contre tout le reste des hommes, excepté Socrate.

    APOLLODORE
    Il te semble donc, mon cher, qu'il faut être un furieux et un insensé pour parler ainsi de moi et de tous tant que vous êtes ?

    L'AMI D'APOLLODORE
    Ce n'est pas le moment, Apollodore, de disputer là-dessus. Rends-toi, sans plus tarder, à notre demande, et redis-nous les discours qui furent tenus chez Agathon.

    APOLLODORE
    Les voici à peu près ; ou plutôt prenons la chose dès le commencement, comme Aristodème me l'a racontée.

    Je rencontrai Socrate, me dit-il, qui sortait du bain, et qui avait aux pieds des sandales, contre sa coutume. Je lui demandai où il allait si beau. Je vais souper chez Agathon, me répondit-il. J'ai refusé d'assister à la fête qu'il donnait hier pour célébrer sa victoire, parce que je craignais la foule ; mais je me suis engagé pour aujourd'hui, voilà pourquoi tu me vois si paré. Je me suis fait beau pour aller chez un beau garçon. Mais toi, Aristodème, serais-tu d'humeur à y venir souper aussi, quoique tu ne sois point prié ? - Comme tu voudras, lui dis-je. - Suis-moi donc, et changeons le proverbe en montrant qu'un honnête homme peut aussi aller souper chez un honnête homme sans en être prié.

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  26. ua visiteur de chez Monsieur GOUX : euh on est obligé de tout lire ?

    à Kéké, sérieusement, il faut absolument que je t'envoie un nouveau disque ! ton père commence à avoir une mauvaise influence et je ne voudrais pas que tu finisse par écouter prink froyd ou je ne sais quoi...

    si c'est nefisa qui t'envoie un disque méfie toi c'est un autre groupe de gens morts (je sais que tu les vois, mais bon de là à écouter leur "musique"...) qui s'appelle ballon d'hélium, c'est tout dire...

    non je te promets de t'envoyer l'intégrale de NEUTEUMEUh pour que tu puisses jumper avec le fils Besancenot en coeur pendant que ton père écluses ses janlains avec ses relations gauchisses !

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  27. Junior ? celui qui braille et qui vomit ?
    Socrate ? le pote à Junior ?

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  28. Bon puisque l'éducation de ce petit semble compromise je me permets de retranscrire un discours de mon frère intitulé :Une Révolution éducationnelle profonde et sans précédent

    ALLOCUTION PRONONCÉE PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, FIDEL CASTRO RUZ À L’INAUGURATION OFFICIELLE DE LA RENTRÉE SCOLAIRE 2002-2003. PLACE DE LA RÉVOLUTION. LE 16 SEPTEMBRE 2002.

    Travailleurs et élèves de l’enseignement ;

    Bâtisseurs de métier et bénévoles ;

    Cadres du parti, de l’Union des jeunes communistes et des organisations de masse qui avez participé à la réparation et construction de sept cent soixante-dix-neuf écoles ;

    Chefs d’entreprises et d’organismes ayant participé à cette grande ouvre,

    Comme prévu, nous inaugurons officiellement aujourd’hui, 16 septembre, la rentrée scolaire et proclamons fortement la nécessité de pousser jusqu’à ses dernières conséquences la révolution éducationnelle profonde et sans précédents dans laquelle nous sommes engagés. Plus qu’un devoir élémentaire d’humanité et de justice sociale, il s’agit pour notre peuple d’un impératif de l’époque et de notre avenir. De nombreux autres peuples du monde pourront bénéficier du succès que nous obtiendrons.

    La lutte de libération nationale entraînait en soi qu’on supprime l’analphabétisme, qu’on envoie des instituteurs et qu’on bâtisse des écoles dans tous les recoins du pays, qu’on transforme le système éducatif et son contenu, qu’on diversifie l’enseignement, qu’on crée et qu’on développe l’ enseignement professionnel et technique, qu’on multiplie et qu’on étende les universités à tout le pays, qu’on mette en place l’enseignement spécialisé pour des dizaines de milliers d’enfants et d’ adolescents, qu’on mette l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur à la portée de tous les jeunes en offrant des centaines de milliers de bourses d’études et en créant d’autres programmes éducatifs réalisés à un rythme sans précédent nulle part ailleurs.

    Des méthodes novatrices ont été employées à chaque étape pour vaincre des difficultés et des obstacles apparemment insurmontables au milieu de constantes actions subversives et agressives en provenance de l’étranger, d’un blocus économique rigoureux et impitoyable, et de tentatives d’ isolement technique et scientifique qui ont duré plus de quarante ans et se continuent.

    Des milliers d’écoles de toutes sortes ont été bâties et équipées, des centaines de milliers d’ instituteurs et de professeurs ont été formés. La formation de cadres destinés à la défense de la patrie et de la Révolution n’a jamais été négligée. Des écoles militaires vocationnelles et des académies de nos Forces armées révolutionnaires et de l’ordre intérieur, sont issus des dizaines de milliers d’officiers de niveau supérieur dont l’esprit patriotique, l’internationalisme et le courage ont été dûment mis à l’épreuve au cours de missions héroïques et victorieuses réalisées dans le pays et à l’étranger.

    L’ouvre éducative réalisée depuis le 1er janvier 1959 a été grandiose. Elle peut se résumer dans le fait que pour chaque élève achevant alors le primaire - à peine plus de quatre cent mille - la Révolution a formé ou diplômé deux universitaires ou intellectuels.

    La grande quantité de scientifiques travaillant aujourd’hui dans des centaines de centres ou d’ unités de recherche confirme les progrès réalisés. Voilà pourquoi certains parlent de la première et de la seconde révolutions éducationnelles qui ont précédé l’étape actuelle.

    Honneur et gloire aux hommes et aux femmes qui ont réalisé de telles prouesses ! Sans l’énorme capital humain créé par la Révolution, on n’aurait même pas pu rêver de la grande Révolution éducationnelle que Cuba réalise aujourd’hui et dont l’importance dépassera les frontières du pays.

    Ce que nous avons fait à ce jour partait de concepts et de méthodes admis universellement et nés dans les sociétés élitaires des pays capitalistes les plus riches et les plus développés. La Révolution a introduit sans aucun doute des formules à elles qui s’ajustaient à l’objectif de massifier l’éducation et de la faire parvenir à tous les citoyens, en particulier les enfants et les jeunes.

    Mais il s’agit aujourd’hui de perfectionner l’ouvre faite en partant d’idées et de concepts foncièrement nouveaux. Nous cherchons aujourd’hui à mettre en place ce que doit être et ce que sera de notre point de vue un système éducationnel d’avantage en accord avec l’égalité, la justice pleine, l’estime de soi et les besoins moraux et sociaux des citoyens dans le modèle de société que le peuple cubain s’est proposé de créer.

    De tels objectifs ne seront jamais à la portée d’une société capitaliste. La dose d’humanisme et de solidarité qu’ils exigent n’existent ni n’existeront jamais dans cette société-là dont les taux d’ éducation et de culture, quelles que soient leurs technologies et leurs richesses, prendront toujours plus de retard par rapport à ceux de Cuba. Nombre de ces indices le prouvent d’ores et déjà d’une façon irréfutable.

    La prise de conscience pleine de la nécessité d’engager une profonde révolution éducationnelle dans notre pays a démarré de la bataille d’idées lancée voilà presque trois ans quand nous avons été contraints de mobiliser tout le peuple et de réclamer le soutien de l’opinion publique internationale, y compris dans le peuple nord-américain, pour lutter contre l’injustice inhumaine commise envers un père modeste et travailleur, un Cubain honnête et digne à qui on avait enlevé son fils de cinq ans, victime d’une tragédie, semblable à tant d’autres provoquées par une loi assassine adoptée voilà plus de trente-cinq ans en vue de promouvoir les départs illégaux et de déstabiliser le pays.

    La participation des enfants et des adolescents aux défilés et aux meetings, leur éloquence émouvante, leurs sentiments de solidarité et de patriotisme, fruit de l’effort dévoué de leurs instituteurs et professeurs en coopération étroite avec les parents, ont beaucoup influé sur l’ intérêt et l’attention prêtés aux problèmes et aux difficultés causés par la Période spéciale, à la pénurie de livres, de cahiers et de matériels scolaires, ainsi qu’aux problèmes de toute sorte qui pouvaient entraver la merveilleuse formation que nos enfants, nos adolescents et nos jeunes avaient acquise grâce aux programmes éducationnels de la Révolution.

    Nous savions que Cuba occupait et de loin le premier rang parmi tous les pays latino-américains. Ses enfants avaient deux fois plus de connaissances des matières essentielles de l’éducation primaire : en langue espagnole et en maths. Un fait reconnu par les organismes internationaux. Quand, au cours des réunions quotidiennes auxquelles participaient, aux côtés de cadres du parti, de la Jeunesse et des organisations de masse, des représentants et des dirigeants des pionniers, des élèves, des lycéens et des étudiants, nous cherchions des données et réfléchissions, nous avons tiré des conclusions et mieux analysé les lagunes, les problèmes, les difficultés et les déficiences de toute sorte qui, malgré les succès extraordinaires que nous avons atteints, portaient préjudice à notre système éducationnel et, donc, aux fruits qu’une société comme la nôtre devait et pouvait atteindre dans tous les domaines qui constituent ses objectifs les plus nobles et les plus chers.

    Ainsi, par exemple, on a vu diminuer la quantité de jeunes qui demandaient à entrer dans les écoles normales pour étudier la licence d’enseignement primaire. Des centaines de salles de classe de la capitale recevaient plus de quarante élèves, avec une moyenne de trente-sept. Les instituteurs avaient dans la grande majorité de quinze à trente ans de métier. A ce train-là, les écoles finiraient un jour par ne plus avoir d’enseignants très qualifiés et expérimentés. Dans les écoles secondaires, on manquait toujours plus de professeurs spécialisés dans onze, douze et treize matières par degré. Des cours uniquement la matin ou l’après-midi pour beaucoup d’élèves. Des réductions de programmes. Et je ne mentionne là que quelques difficultés car je ne tiens pas à répéter d’autres déjà expliqués.

    Des facteurs objectifs, mais aussi subjectifs, jouaient. Mais l’essentiel était qu’il fallait dépasser de vieux concepts.

    Les calamités généralisées de l’enseignement secondaire dans le monde entier ne pouvaient nous servir de consolation.

    La bataille d’idées permettait justement d’en faire naître chaque jour de nouvelles, chacune en engendrant d’autres. Dont beaucoup avaient à voir avec l’éducation, non plus seulement scolaire, mais aussi économique, culturelle et politique, de l’ensemble de la population. On prenait des mesures en cours de route. Chaque idée nouvelle était soumise à des preuves préalables et à une expérimentation sérieuse dans des conditions réelles. On ne pouvait perdre du temps ni attendre les calendes grecques. Les ressources étaient maigres. Il fallait chercher des solutions viables. Ainsi, les tabloïdes sur papier journal afin d’imprimer des documents du programme télévisé L’Université pour tous, de belles ouvres littéraires ou le texte de tables rondes télévisées particulièrement importantes sont justement nés de notre pénurie de ressources pour imprimer des livres de gros tirage. Un seul dollar nous permet de la sorte d’imprimer du matériel à un coût cent cinquante fois moins que le prix d’un livre que nous pouvons acquérir dans n’importe quelle librairie du monde .

    Le plus capital a peut-être été l’idée d’utiliser les médias et les équipements audiovisuels et informatiques pour faire parvenir des connaissances à des enfants, à des adolescents et à des adultes dans les écoles et au foyer. L’utilisation de la télévision et de la vidéo comme moyens audiovisuels de grand impact s’est généralisée dans l’enseignement primaire et secondaire. On dispose actuellement d’un téléviseur par salle de classe dans tout le pays, soit 81 169, et d’un magnétoscope pour cent élèves. L’an dernier, on a introduit 44 790 ordinateurs et formé plus de douze mille jeunes professeurs d’informatique pour enseigner cette discipline non seulement dans les universités, mais de la maternelle - où des expériences intéressantes s’étaient déroulées pour jauger la capacité des enfants de la maîtriser - à la terminale.

    On a électrifié grâce à des panneaux solaires 2 320 écoles rurales qui ne l’étaient pas.

    L’idée d’étendre l’enseignement universitaire à tous les coins du pays - nécessité imposée par les dizaines de milliers d’instituteurs et de professeurs ayant suivi une formation accélérée, de travailleurs sociaux, d’animateurs culturels, d’ouvriers et de techniciens suivants des cours de formation de niveau supérieur, d’élèves des plans de formation intégrale des jeunes et d’autres programmes en développement, dont beaucoup devront poursuivre des études universitaires depuis leurs postes de travail et leurs lieux de résidence - est appelée à avoir une énorme importance.

    Je pourrais citer ici des dizaines et des dizaines d’exemples. Beaucoup de ceux qui assistent à cette inauguration savent comment de nombreux programmes ont été lancés et se sont développés. Le travail a été intense ; les résultats, encourageants.

    La première conclusion de ce que nous avons fait est qu’il est urgent de poursuivre et de perfectionner l’effort actuel. On pourrait presque dire que nous venons à peine de commencer.

    En très résumé, je donnerai quelques chiffres.

    Le budget courant pour 2002, y compris les investissements faits, se chiffre à plus de 3 121 900 000 pesos, soit 11,4 p. 100 du Produit intérieur brut, un indice qui a été toujours supérieur à ceux des autres pays du continent.

    Le nombre d’élèves des établissements d’enseignement se monte à 2 623 300, dont 423 277internes, 635 739 externes (avec cantine scolaire) et 1 564 284 externes (sans cantine scolaire).

    Maternelle et primaire : 995 581.

    Premier cycle du second degré : 502 533.

    Deuxième cycle du second degré : 161 017.

    Enseignement spécialisé : 55 668.

    Enseignement technique et professionnel - dont la formation accélérée d’instituteurs, la formation d’animateurs culturels, de professeurs d’éducation physique et de sports, d’écoles d’orientation professionnelle d’arts et autres : 606 653.

    Le nombre d’étudiant dans les différentes modalités se monte déjà à 200 257.

    Ecoles de formation intégrale pour jeunes de dix-sept à trente ans qui étaient sans emploi, et qui peuvent étudier en touchant une rémunération économique de l’Etat en accord avec leur niveau de scolarité : 100 591.

    On ouvrira dans les prochaines semaines des écoles pour au moins 90 000 travailleurs du secteur sucrier objet de la compression de personnel à laquelle ce secteur a été contraint du fait des cours de misère de ce produit sur le marché international qui provoquaient de lourdes pertes sèches en devises et qui l’a obligé à restructurer cette industrie. Ceux-ci seront rémunérés dignement en fonction de leurs anciens salaires tandis qu’ils élargiront leurs connaissances générales et techniques, ce qui sera aussi bénéfique pour eux que pour le pays. On instaure ainsi pour la première fois dans l’histoire l’emploi d’étudier.

    Instituteurs et professeurs exerçant : 222 286.

    Personnel enseignant et auxiliaire : 433 200.

    Etablissements d’enseignement : 13 343.

    Pendant les dix-huit derniers mois , on a ouvert dans tout le pays 4 453 classes pouvant accueillir plus de 90 000 élèves. L’enseignement primaire dans la capitale a atteint désormais l’objectif idéal de vingt élèves par classe et instituteur. En province, la plupart des écoles primaires ont atteint cet objectif de vingt élèves ou moins par instituteur et par salle de classe ; dans les restantes, il y a deux instituteurs au lieu d’un seul. On ne compte plus à Cuba que 19 000 écoliers de primaire, soit 2,6 p. 100, qui ne disposent pas de ces conditions d’étude si favorables et qui en disposeront dans le courant de cette année scolaire-ci.

    Notre plus gros problème actuel est dans le premier cycle. Ainsi, par exemple, dans la capitale, il y a 167 collèges, qui accueillent 89 900 élèves et ne comptent que 1 657 salles de classe de différentes capacités, allant de trente à cinquante collégiens chacune. Ce qui explique pourquoi environ 35 000 collégiens ne disposent d’espace que pour des classes le matin ou l’après-midi.

    Des 50 000 environ qui mangent chez eux ou ailleurs à midi, une partie ne revient plus pour assister aux activités scolaires ou parascolaires - dont certaines sont optionnelles - , et la carence de deux séances scolaires pour des dizaines de milliers de collégiens explique pourquoi on en voit tant dans la rue aux heures de classe. Dans les collèges de la capitale il faut créer l’équivalent d’au moins mille deux cents salles de classe de trente élèves, prendre des mesures relatives à la solution du problème des réfectoires, mettre au point l’organisation des activités, élever la discipline des collégiens et l’exigence des enseignants et des parents afin de surmonter ces difficultés. Grâce à la disposition de presque tout l’ensemble du corps de professeurs actuel des collèges, décidés à enseigner deux ou plus matières, au soutien de milliers de professeurs qui suivent une formation intégrale et accélérée et l’utilisation optimale des moyens audiovisuels modernes ; les adolescents multiplieront à cette importante étape de leur vie les connaissances qu’ ils peuvent et qu’ils doivent acquérir.

    Les provinces traversent des difficultés d’espace similaires à ce même niveau du secondaire, lesquelles seront franchies grâce à un effort tenace et résolu.

    Pourquoi Cuba est-elle appelée à occuper une place de choix dans l’enseignement mondial ? Nous comparer aux pays d’Amérique latine et du reste du tiers monde en matière d’enseignement n’a plus guère de sens ; il nous faut le faire maintenant avec les pays développés. Je prendrais donc les données disponibles.

    Taux de scolarisation dans le primaire

    Cuba 100 Espagne 100 France 100 Pays-Bas 100 Italie 100 Japon 100 Norvège 100 Portugal 100 Suède 100 Danemark 99 Royaume-Uni 99 Finlande 98 Canada 95 Etats-Unis 95 Irlande 92 Allemagne 86

    Sources : Unesco et Euridice.

    Taux d’écoliers terminant le primaire

    Cuba 100 Allemagne 100 Danemark 100 Finlande 100 Japon 100 Norvège 100 Canada 99 Etats-Unis 99 France 99 Italie 99 Espagne 98 Suède 98 Irlande 97 Portugal 97

    Sources : Unicef, Unesco.

    Réussite scolaire en mathématique

    Troisième année (cours élémentaire de deuxième année)

    Cuba 78,2 Canada 54,4 Angleterre 40,2 Islande 34,1 Irlande 53,7 Japon 77,4 Norvège 31,6 Portugal 45,4 Ecosse 44 Etats-Unis 54,6 Pays-Bas 59,6

    Quatrième année (cours moyen première année)

    Cuba 81,6 Canada 70,4 Angleterre 53,2 Islande 56,9 Irlande 71,3 Japon 86,7 Norvège 63,7 Portugal 60,7 Ecosse 62,4 Etats-Unis 70,3 Pays-Bas 83,4

    Sources : OCDE ; Unesco.

    En troisième année, nous sommes supérieurs à tout le monde.

    En quatrième année, nous ne sommes inférieurs qu’au Japon et aux Pays-Bas.

    Existence de chaînes de télévision éducative

    Canada Oui Japon Oui Danemark Non Espagne Non Etats-Unis Non Finlande Non France Non Irlande Non Norvège Non Pays-Bas Non Portugal Non Royaume-Uni Non Suède Non

    Source : Information publique.

    Cuba dispose d’un peu mieux qu’une chaîne éducative. Elle émet tous les jours de dix à douze heures de programmes éducatifs sur les deux chaînes publiques, tout en utilisant la Chaîne éducative en plein essor qui couvre pour l’instant La Havane et une grande partie de La Havane-province et de Santiago de Cuba, qui touchera tous les chefs-lieux de province et une grande partie des régions rurales d’ici à la fin de l’année scolaire, et qui diffusera bien plus d’heures de programmes scolaires dans le cadre d’un système organiquement lié à tous les niveaux et types d’ enseignement du pays.

    Il n’existe rien de semblable dans aucun autre pays du monde.

    Source : Information publique.

    Téléviseur dans toutes les salles de classe

    Cuba Oui Allemagne Non Canada Non Danemark Non Espagne Non Etats-Unis Non Finlande Non France Non Irlande Non Italie Non Japon Non Norvège Non Pays-Bas Non Portugal Non Royaume-Uni Non Suède Non

    Source : Information publique.

    Il s’agit là du privilège d’une méthode éducative généralisée qui n’existe que dans notre pays.

    Ratio enseignants-habitants

    Cuba 1 pour 42,23 Danemark 1 pour 53,6 Portugal 1 pour 54,7 Suède 1 pour 55,4 France 1 pour 62,7 Irlande 1 pour 64,6 Canada 1 pour 66 Etats-Unis 1 pour 67,7 Espagne 1 pour 68,5 Pays-Bas 1 pour 69,6 Japon 1 pour 77,8 Allemagne 1 pour 78,7 Finlande 1 pour 79,2 Italie 1 pour 83,5 Royaume-Uni 1 pour 83,95

    Source : Unesco

    Maximum d’écoliers par salle de classe dans le primaire

    Cuba 20 Canada 25 Espagne 25 Norvège 25 Royaume-Uni 25 Danemark 28 Allemagne 30 Etats-Unis 30 Finlande 30 France 30 Japon 30 Portugal 30

    Source : information publique.

    Dans les cas de l’Allemagne et des Etats-Unis, les taux varient entre les différents länder et les différents Etats.

    Comme vous pouvez le constater, nous sommes d’ores et déjà bien supérieurs aux pays les plus développés dans la plupart des principaux indicateurs éducationnels. Presque sans nous en rendre compte, nous avons pris les devants. Ces pays-là n’ont pas la moindre possibilité de nous dépasser à partir de leur modèle social et économique capitaliste. Et nous creuserons l’écart à mesure que les projets actuels mûriront et que nous éliminerons les déficiences et les difficultés.

    A ces indices éducationnels, s’ajouteront les efforts de dizaines de milliers d’ animateurs culturels qui ont commencé à se former, l’explosion qui se produira dans toutes les branches artistiques et dans le domaine intellectuel, et l’avancée rapide de notre population vers une culture générale intégrale.

    Il ne s’agit pas de rêves ou de lubies : ce sont des réalités qui deviennent visibles. Il vaut la peine de lutter pour elles.

    La patrie ou la mort !

    Nous vaincrons !

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  29. Attends, j'adore Laide Zeppelin, z'aussi !

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  30. Commentaire de Wikipedia :

    Nicolas Sarkozy [nikɔla saʁkɔzi] (Sarkozy.ogg écouter), né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le 16 mai 2007.

    Il a occupé successivement, dès 1983, les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de ministre du budget, de l'Intérieur et de l'Économie et des Finances, avant d'être élu à la présidence de la République.

    Sommaire [masquer]
    1 Biographie
    1.1 Origines familiales
    1.2 Parcours universitaire
    1.3 Vie privée
    1.4 Carrière politique
    1.4.1 Formation
    1.4.2 Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)
    1.4.3 L'affaire Human Bomb
    1.4.4 Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce
    1.4.5 Les élections européennes de 1999
    1.4.6 La XIIe législature (2002-2007)
    1.4.6.1 Gouvernements Raffarin
    1.4.6.1.1 Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
    1.4.6.1.2 Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars-novembre 2004)
    1.4.6.2 Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)
    1.4.7 Campagne présidentielle de 2007
    1.4.8 La présidence de la République
    1.4.8.1 Gouvernements Fillon
    1.4.8.2 Cabinet présidentiel
    1.4.8.3 Politique intérieure
    1.4.8.4 Politique internationale
    2 Controverses
    2.1 Relations avec le groupe Lasserre
    2.2 Affaire Clearstream 2
    2.3 Médias
    2.4 Relation avec les électeurs du Front national
    2.5 Europe
    3 Synthèse du parcours politique
    3.1 Carrière au sein de partis politiques
    3.2 Carrière élective locale
    3.3 Carrière parlementaire
    3.4 Carrière ministérielle
    3.5 Présidence de la République
    3.6 Tableau récapitulatif des fonctions
    4 Distinctions et décorations
    5 Informations complémentaires
    6 Bibliographie
    6.1 Ouvrages de/avec Nicolas Sarkozy
    6.2 Ouvrages autour de Nicolas Sarkozy
    7 Voir aussi
    7.1 Liens internes
    7.2 Liens externes
    8 Notes et références



    Biographie

    À l'Université Paris Dauphine devant 1 000 étudiants, le 21 avril 2005
    Au meeting de France.9 (Paris), le 3 décembre 2005
    Origines familiales
    Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa[1], souvent appelé « Sarko » par ses partisans comme ses adversaires, est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français : Paul Sarközy de Nagy-Bocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy Pál [2]) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie[3]. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais le droit de faire suivre son nom[4] par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason[5]. La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse. Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17e arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle[6], marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née dans une famille savoyarde devenue française en 1860.

    Nicolas Sarkozy naît le 28 janvier 1955 dans le 17e arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remarie trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.


    Parcours universitaire
    Ancien élève du Cours Saint-Louis[7] situé rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly.

    Étudiant à l’Université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire. Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris dont il n'est pas diplômé en raison de notes éliminatoires en anglais[8]. Il obtient en février 1980 un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.

    En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

    Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale .


    Vie privée
    Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico[9], mais également nièce d'Achille Peretti, alors maire de Neuilly[10]. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. Deux fils naissent de cette union, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1986).

    En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Ils entament bientôt une liaison cachée. En 1989, les deux amants quittent leurs époux respectifs et s'installent ensemble. Tandis qu'elle obtient le divorce en quatre mois, celui de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli n'est prononcé qu'au terme de huit ans de procédure[11]. Leur mariage a lieu quelques jours après, le 23 octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997.

    Après une première séparation temporaire en 2005, ils annoncent, dans un communiqué officiel de l'Élysée, le 18 octobre 2007, leur « séparation par consentement mutuel[12] », avant d'officialiser leur divorce par consentement mutuel.

    Fin décembre 2007, Nicolas Sarkozy est photographié en compagnie de la chanteuse et ancienne mannequin Carla Bruni, ce qui provoque une large couverture médiatique nationale et internationale. Leur mariage est célébré le 2 février 2008 au palais de l'Élysée par le maire du 8e arrondissement de Paris, François Lebel[13], avec pour témoins Nicolas Bazire et Mathilde Agostinelli pour le marié, Farida Khelfa et Marine Delterme pour la mariée.


    Carrière politique

    Formation
    Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

    Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980[14].

    En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé d'un arrêt cardiaque lors d'une réception officielle. Chargé d'organiser la primaire au sein de la droite pour la succession d'Achille Peretti[9], il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie[15].

    Il est chargé de mission de 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur[16], une fonction qui donne lieu à polémiques en 2007[17].

    Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.


    Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)
    Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de mars 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,9 % des voix, puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. En tant que porte-parole du gouvernement[18] il commence à se faire connaître du grand public.


    L'affaire Human Bomb
    Article détaillé : Affaire de la maternelle de Neuilly.
    Le 13 mai 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il est maire, Nicolas Sarkozy négocie directement avec Éric Schmitt, alias Human Bomb. Ce dernier, cagoulé et armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle. Il est finalement abattu par le RAID. Quoique le rôle de Sarkozy est discuté, il vaut au maire de Neuilly la médaille du RAID.


    Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce
    En 1995, il soutient Édouard Balladur[19] contre Jacques Chirac pour l'élection présidentielle. Il abandonne son poste de porte-parole du gouvernement pour devenir porte-parole et directeur de campagne du candidat Balladur. Celui-ci est longtemps favori dans les sondages, mais il se retrouve finalement éliminé dès le premier tour, avec seulement 18,6 % des suffrages. Le 5 mai, lors du dernier meeting de Jacques Chirac avant le second tour, Nicolas Sarkozy est sifflé et hué. À la suite de la victoire du président du RPR, il n'obtient aucun poste ministériel dans le gouvernement Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre, il est à nouveau conspué. C'est le début d'une « traversée du désert » qui durera jusqu'en 1997.

    En 1997, la victoire législative de la gauche favorise son retour en grâce, grâce à Dominique de Villepin. De 1997 à 1999, il est secrétaire général du RPR, dont Philippe Séguin est le président.


    Les élections européennes de 1999
    D'avril à octobre 1999, Nicolas Sarkozy devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin, qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 et devient tête de liste après le départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,82 % des suffrages (en comparaison, la liste d'union RPR-UDF qui avait été conduite par Dominique Baudis en 1994 était arrivée en première place avec 25,58 %), et obtient un résultat inférieur à la liste menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %). Il confiera alors à ce dernier : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir... »[20].

    Démissionnant de la présidence par intérim du RPR le 14 juin 1999, il renonce alors à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Il assiste tout de même, en 2001, au 25e anniversaire de la création du RPR. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d'avocats où il exerce et publie en 2001 un livre, Libre.


    La XIIe législature (2002-2007)
    La XIIe législature est une période d'ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique – gouvernementale et de parti – que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et de Neuilly-sur-Seine, à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.


    Gouvernements Raffarin

    Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, dans le RER A (transports Parisiens), le 13 mai 2002.
    Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
    Article détaillé : Liste des ministres français de l'Intérieur.
    En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre et nomme Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

    Il organise avec Gilles de Robien, ministre des Transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes contribue à une baisse notable du nombre d'accidentés.

    Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

    Article détaillé : Loi pour la sécurité intérieure.
    Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003[21], complétée par la Loi Perben[22], le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[23]. Cette loi a notamment permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE[24]. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et un an de prison.

    Malgré sa connaissance du tissu social corse grâce à ses liens familiaux[9], sa politique dans l'île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum. Il est à noter que les familles Colonna et Culioli-Sarkozy ont été et sont toujours amenées à se côtoyer[9].

    Il se donne pour objectif de mener une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son Prix de la Tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israélite en France, saluera « l'extrême sévérité » dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites[25].


    Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars-novembre 2004)
    Article détaillé : Liste des ministres français des Finances.
    Action
    Il est nommé ministre d'État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit[26] ; il annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

    Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. En immisçant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemands[27]. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords ont cependant été contestés lors de leur signature par les syndicats[28], puisque selon eux, ils ont eu pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

    Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’UMP suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors du Congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Il est remplacé par Hervé Gaymard.

    Bilan
    Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76 % de juin à novembre 2004, « reflétant visiblement l'accord de baisse de 2 % des prix des grandes marques conclu en juin »[29].
    Exonération temporaire des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005[30].
    Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF [...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable. »[31]. Un an plus tard, le ministre de l'Économie du gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
    Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

    Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)

    Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (droit d'auteur David Mendiboure - Service photo de Matignon)Le 31 mai 2005, deux jours après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne. Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « numéro deux du gouvernement ». Il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État, lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

    Affaire Nelly Crémel
    Au cours de l’affaire Nelly Crémel — une jeune femme assassinée par deux repris de justice tout juste libérés — Nicolas Sarkozy demande que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit sanctionné, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du Premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.

    Immeubles insalubres ou dangereux
    À la suite de plusieurs incendies survenus dans des immeubles insalubres, qui causèrent la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs. En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police. Les occupants sont finalement presque tous relogés[32].

    Scientologie
    Dans son livre La République, les religions, l’espérance, Nicolas Sarkozy parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » et, après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur et scientologue Tom Cruise, il affirme ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie. Pourtant, dans son livre[33], Nicolas Sarkozy avait parlé de la scientologie comme d’une secte :

    « Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations […] Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage. »


    Affaire des termes « Kärcher » et « racaille »
    Le 20 juin 2005, alors qu'il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l'homicide d'un enfant de onze ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »[34]. Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme « nettoyer au Kärcher » est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »[35]. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » font aussitôt l'objet d'une vive polémique, à l'origine de la rupture avec le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag[36].

    En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux[37].

    Le 26 octobre 2005, à 22 heures, au cours d'une visite d'un quartier dit défavorisé d'Argenteuil, la situation est assez tendue : le ministre est insulté par des jeunes du quartier et est l'objet de jets de pierres sur son passage. Les journaux télévisés diffuseront à de nombreuses reprises les images du ministre déclarant, en s'adressant à un interlocuteur invisible à l'écran : « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser »[38]. L'usage du mot « racaille » par le ministre suscita une importante polémique dans la presse, créant l'hostilité des groupes de jeunes issus des quartiers sensibles.
    L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérément employé cette expression pour occuper l'espace médiatique[39] et Le Monde fait part de l'inquiétude des jeunes des quartiers sensibles[40]. Le 6 novembre, les journalistes d'Arrêt sur images précisent que la fameuse phrase était adressée en réponse à une habitante demandant à Nicolas Sarkozy, depuis son balcon, de « débarrasser le quartier de cette racaille »[41]. La présentatrice Françoise Laborde explique comment s'est opéré le traitement médiatique de cette affaire : il y avait d'une part la tentation pour la télévision d'aller au sensationnel et, d'autre part, un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.

    Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises
    En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police[42], des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province.

    Nicolas Sarkozy prône la « tolérance zéro » et annonce que les immigrés illégaux qui ont participé aux émeutes seront expulsés du territoire. Alors qu'une partie de la gauche réclame la démission du ministre et que certains médias[précision nécessaire] entament une campagne contre lui, un sondage annonce qu'une majorité de Français lui est favorable[43].

    Au terme de ces émeutes, sur les 2 734 personnes placées en garde à vue, 597 personnes ont été incarcérées et une a été expulsée[réf. nécessaire]. Outre la dureté des affrontements et les dégâts considérables — évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros — qu'engendrèrent les émeutiers par la destruction d'écoles, de bibliothèques et d'entreprises ou par l'incendie de véhicules automobiles, on dénombra un mort et une blessée grave.

    Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias ». Un rapport des Renseignements généraux rendu public suggère, quant à lui, une « révolte populaire des cités » spontanée, due à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique, ajoutant que réduire ces événements « à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse »[44].

    Deux ans après les faits, les affirmations[45] de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin sur les circonstances du drame initial n'ont pas été confirmées et les parents des deux jeunes morts dans le transformateur EDF attendent le résultat de l'enquête concernant deux policiers [46]

    Polémique sur la baisse de la délinquance
    Julien Dray, spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare à propos de Nicolas Sarkozy que « son bilan sur la sécurité est mitigé ». Il nuance et critique les résultats, rappelant que, s’il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers sensibles. Le 10 janvier 2007, l'Express [47] détaille les chiffres officiels de la délinquance en distinguant les atteintes aux biens et les violences aux personnes et affirme que, sur la période 2001-2006, les premières ont baissé de plus de 17 %, alors que les secondes ont augmenté de près de 20 % en moyenne nationale.

    Contrat première embauche
    En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes. Au terme des protestations qui survinrent après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet. L'UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s'appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy pour la réforme des contrats de travail.

    Durant la crise qui a opposé le gouvernement et les syndicats d'étudiants et de travailleurs, Nicolas Sarkozy tiendra uniquement son rôle de ministre de l'Intérieur et s'exprimera peu sur la loi sur l'égalité des chances. Certains[précision nécessaire] députés de l'UMP prendront position au sein de l'Assemblée nationale afin d'inciter le gouvernement à discuter avec les syndicats et à mettre fin à une crise devenue nationale.

    Le 31 mars 2006, Jacques Chirac annonce l'aménagement du CPE, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP. Le 10 avril 2006, il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté en termes de popularité par la crise, contrairement aux deux chefs de l'exécutif[48]), mais le Parti socialiste cherche à l'impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-Sarkozy[49] », alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l'« attitude respectable[50] » de Dominique de Villepin. Selon Le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise[51].

    Loi relative à l'immigration et à l'intégration
    Cette loi, engagée par Nicolas Sarkozy en 2006, propose une évolution significative du droit de l’immigration en France. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points :

    - Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. La Ligue des droits de l'Homme et le Réseau éducation sans frontières, qui luttent depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « ministre de la Chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées. D’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Au cours de l'été, Nicolas Sarkozy annonce 6 000 régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les immigrés illégaux. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas.
    - Retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.). Plusieurs dirigeants africains s'élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal et au Mali pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est chahuté et accusé de racisme[52]. Finalement en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée[53].

    Affaire des mosquées de Roissy
    Après la sortie du livre Les Mosquées de Roissy de Philippe de Villiers, livre qui traite du péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy indique qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur 83 000 habilitations délivrées et annonce qu'ils feront l’objet de procédures d’abrogation d’habilitation[54].

    Le 21 octobre 2006, le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame »[55]. Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, effectuent un recours devant le tribunal administratif de Bobigny et demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire, car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

    Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination, la CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuaires[56]. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation »[57] et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques [58].

    L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen, où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistes[59].

    À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badge[60].

    Loi sur la prévention de la délinquance
    Nicolas Sarkozy a initié, dès 2006, un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clés de ce projet, il a insisté pour que soient détectés, dès le plus jeune âge, d'éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.

    Contrôle des activités sur Internet
    Nicolas Sarkozy tient aussi à durcir et à réprimer fortement les activités de délinquance sur Internet, en particulier la diffusion de scènes de violence, visant le happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour ce faire, il prône la rétention par les FAI de toutes les données de connexion pendant 1 an. La Ligue ODEBI, organisation indépendante de défense des libertés numériques[61]dénonce le fait que la diffusion d'images de violences policières devienne ainsi condamnable, entraînement jusqu'à 5 ans d'emprisonnement lorsque les images sont diffusées par de simples citoyens.

    Bilan
    Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND)[62] réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %[réf. nécessaire]) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse (9 % selon le Ministère de la Justice). Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes)[63]. Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 % selon l’INSEE[64], bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutée[65]. Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portables[66], responsables à eux seuls de 40 % des infractions.

    En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnes[67]durant le ministère de Nicolas Sarkozy et établit des liens entre cette augmentation et les décisions du ministre, qu’il avait critiquées[68]. Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police, qui dépend désormais du nombre d’infractions constatées[69], introduit un biais à la baisse des statistiques collectées, dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, précise que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir.

    En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de 7 242 en 2002 à 4 703 en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de quatre ans[70]. On observe, cependant, en 2007, une remontée des chiffres (+ 6 % de tués, + 10 % de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon certains experts[précision nécessaire] cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes qui espéraient une amnistie).

    En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer, mais à un rythme moins soutenu, en raison de la baisse du nombre de titres de séjour délivrés : - 2,57 % en 2005 par rapport à 2004. Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005, passant de 10 000 à 20 000[71].

    Après que Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de démissionner du ministère de l'Intérieur pour s'investir à temps plein dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007[72], c'est le 19 mars 2007 que Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l'Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.


    Campagne présidentielle de 2007
    Article détaillé : Élection présidentielle française de 2007.

    Le siège de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien, Paris Xe
    Nicolas Sarkozy en campagne, lors de son meeting tenu à Toulouse le 12 avril 2007
    Manifestants défilant contre Nicolas Sarkozy entre les deux toursNicolas Sarkozy rend publique sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale réalisée le 29 novembre 2006[73].

    Les mots d'ordre de sa campagne sont la restauration de la confiance dans la politique, « travailler plus pour gagner plus » (slogan emprunté au MEDEF[74][75]), « la rupture tranquille », et « l'ordre en mouvement » (s'opposant par là au slogan de l'« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu'il jugeait immobiliste). Les journalistes y voient une référence au slogan de François Mitterrand, la « force tranquille »[76],[77].

    Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rend public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy[78] dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatisme[79]. L'UMP réagit vivement, parlant d'« attaques personnelles aux accents xénophobes douteux » ; Yves Jego parle d'« une caricature malhonnête »[80]. Éric Besson déclare par la suite qu'il s'agissait « d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation » organisée par le PS[81]. Le Parti socialiste adopte alors, selon les partisans de Nicolas Sarkozy, une tactique de diabolisation dite TSS (Tout Sauf Sarkozy)[82]

    Le dimanche 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy, seul candidat, est désigné candidat de l'UMP à l'élection présidentielle suite à un vote en sa faveur de 98,09 % des votants et un taux de participation de 69,06 % des adhérents, durant un congrès de l'UMP réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes suivant les sources[83].

    Le lundi 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre « la barrière du ministre d'État » et ouvrant une « nouvelle étape de la campagne » ; François Baroin prend sa succession place Beauvau.

    Au premier tour, le 22 avril 2007, Nicolas Sarkozy obtient, avec 31,18 % des suffrages exprimés, le 2e plus haut score relatif pour un candidat de la droite républicaine[84][85]. Après un débat télévisé, il remporte le second tour le 6 mai avec 53,06 % des suffrages (18 983 138 voix) face à Ségolène Royal : il est élu président de la République.

    À l'annonce des résultats, des rassemblements d'opposants de gauche à Nicolas Sarkozy se forment dans une quinzaine de grandes villes de France. Quelques rassemblements partent en émeutes généralisées. Les deux nuits suivantes sont émaillées de violences, mais à moindre échelle. Les violences continuent jusqu'à la fin de la semaine dans certaines villes.

    Le 14 mai 2007, il annonce sa démission de la présidence de l'UMP.


    La présidence de la République

    Nicolas Sarkozy, le jour de son investitureNicolas Sarkozy a été élu président de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des suffrages exprimés (18 983 138 suffrages) contre 46,94 % pour Ségolène Royal (16 790 440 suffrages), devenant le 23e président de la République française et le 6e président de la Ve République.

    La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac a lieu le 16 mai 2007[86]. Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy rend hommage, à la cascade du Bois de Boulogne, aux 35 jeunes Français résistants assassinés en août 1944 par les nazis, comme à Guy Môquet résistant communiste de 17 ans, fusillé à Châteaubriant en octobre 1941, puis il se rend à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.


    Gouvernements Fillon
    Articles détaillés : Gouvernement François Fillon (1) et Gouvernement François Fillon (2).
    Le 17 mai, il nomme son premier Premier ministre François Fillon qui forme le 18 mai un gouvernement réduit à 15 ministres (huit hommes, sept femmes), auxquels s'ajoutent quatre secrétaires d'État et un haut-commissaire masculins. Le gouvernement s'ouvre à plusieurs personnalités de gauche, du centre droit et de la société civile. Le ministère de l'Économie et des Finances est scindé en deux, l'un chargé du budget de l'État, l'autre de la stratégie économique et du développement. Conformément au Pacte écologique signé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, Alain Juppé prend la tête d'un grand ministère alliant l'écologie, l'aménagement territorial et le transport.

    À l'issue du second tour des élections législatives de 2007, l'UMP garde la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec ses 313 membres. Conformément aux traditions républicaines, François Fillon lui remet sa démission le 18 juin et Nicolas Sarkozy le reconduit immédiatement dans sa fonction pour former un nouveau gouvernement, sans la présence d'Alain Juppé, seul ministre battu dans sa circonscription.


    Cabinet présidentiel
    Secrétaire général : Claude Guéant
    Chef de l'État-major particulier : vice-amiral d'escadre Édouard Guillaud
    Conseiller spécial du président : Henri Guaino
    Conseillers du président : Raymond Soubie et Catherine Pégard
    Conseiller diplomatique et sherpa : Jean-David Levitte
    Secrétaire général adjoint : François Pérol
    Directrice de cabinet : Emmanuelle Mignon
    Conseillers à la présidence : Georges-Marc Benamou, Arnold Munnich et Patrick Ouart
    Chef de cabinet : Cédric Goubet
    Chef de cabinet adjoint : Samuel Fringant

    Politique intérieure
    Article connexe : Politique du gouvernement Fillon.
    Nicolas Sarkozy a engagé une partie des réformes pour lesquelles il a été élu. La loi TEPA a été votée en août 2007 ; plusieurs lois ont été votées pour limiter l’immigration irrégulière, et la récidive.

    Le 31 décembre 2007 à 20h00, Nicolas Sarkozy adresse ses premiers vœux de président de la République aux Français en « bousculant le protocole », puisqu'il les prononce « en direct ». Dans ces vœux, on note que le président Sarkozy a évoqué « l'urgence des réformes » et une « politique de civilisation »; il a surtout annoncé une « nouvelle Renaissance ». Il a estimé avoir entrepris depuis le début de son mandat « beaucoup de changements profonds ».

    Le 8 janvier 2008, il est, pour la première fois depuis son élection, en conférence de presse devant 500 journalistes, répondant à leurs questions, notamment sur le pouvoir d'achat, mais aussi sur d'autres sujets dont sa vie privée particulièrement médiatisée.


    Politique internationale

    Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 12 septembre 2006Les débuts de la politique internationale de Nicolas Sarkozy sont marqués par un activisme important dans de nombreux domaines, ce qui est perçu comme une volonté d'incarner la « rupture » promise pendant la campagne. La nomination du socialiste Bernard Kouchner à la tête du ministère des Affaires étrangères est ainsi vue comme un symbole.

    Nicolas Sarkozy avait durant sa campagne présidentielle[87], voulu que la France prenne la défense des femmes, et notamment celle d'Íngrid Betancourt otage des FARC en Colombie et des infirmières bulgares prisonnières en Libye.

    Une action est engagée dans les premiers jours afin d’obtenir la libération d’Íngrid Betancourt. Le président colombien accède en partie aux demandes de Nicolas Sarkozy en libérant des prisonniers membres des FARC, dont l'une des figures du mouvement, Rodrigo Granda. Quelques semaines plus tard, les FARC donnent des preuves de vie d’Íngrid Bétancourt, sans cependant envisager de la libérer[88].

    Nicolas Sarkozy a finalisé la libération des infirmières et du médecin bulgares, sur laquelle la commission européenne a travaillé plusieurs années. Quelques jours avant leur libération Cécilia Sarkozy se rend sur place afin d'agir pour leur libération[89]. Le 24 juillet 2007, les infirmières bulgares sont libérées et transférées en Bulgarie à bord d'un avion de la République française[90]. Le même jour, le conseil municipal de la capitale bulgare, Sofia, décide d'accorder la citoyenneté d'honneur de la ville aux trois personnes considérées comme les principaux artisans de cette libération : Nicolas et Cécilia Sarkozy ainsi que la Commissaire européenne aux Affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner[91].

    Le 3 octobre 2007, Nicolas Sarkozy reçoit le primat russe Alexis II de Moscou, lors de la première visite d'un patriarche russe en France.[92]

    Le 20 décembre 2007, recevant le titre de chanoine honoraire de Saint-Jean de Latran, attaché à la fonction présidentielle, il prononce un discours, appelé discours du Latran, où il fait référence à la récente encyclique Spe Salvi, rappelle les liens qui unissent la France et le Saint-Siège et souhaite une laïcité moins rigide selon lui, qu'il appelle "laïcité positive"[93]. Certains commentateurs (Corinne Lepage[94] et d'autres) s'en sont émus indiquant que ce discours parlant de laïcité positive ouvrait la voie au communautarisme. Concernant la citoyenneté des catholiques, dans ce discours, il apparaît que Nicolas Sarkozy s'appuie notamment sur l' historien Jean Sévillia[95].

    Afrique
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    Quelques semaines après son élection, Nicolas Sarkozy a effectué deux voyages en Afrique, l'un en Libye, l'autre en Afrique de l'Ouest. Il a notamment prononcé un long discours[96] à l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar. Dans ce discours, rédigé par Henri Guaino, le Président français déclare notamment que la colonisation fut une faute tout en estimant que le problème principal de l'Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (...) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (...) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès »[97]. Ce discours a suscité de nombreuses réactions en France[98] et dans le monde[99],[100],comme celle du professeur Achille Mbembe[101]. Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, a déclaré à la tribune de l'ONU que « dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle »[102].

    Le Président français s'est également rendu au Gabon, dont il avait reçu le Président quelques semaines plus tôt[réf. nécessaire].

    Darfour
    Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner organisent la conférence de Paris, réunissant une vingtaine de pays[103], afin de relancer le processus sur le Darfour le 25 juin 2007. Bernard Kouchner lance l’idée d’un corridor humanitaire. Suite à la réunion, la création d'une force hybride de 20 000 hommes devant être déployée au Darfour, force comportant des membres de l’Union africaine et de l’ONU, est annoncée[104]. Le 31 juillet 2007, l'ONU approuve à l'unanimité l'envoi de troupes au darfour[105].

    Organisations internationales
    Nicolas Sarkozy propose la candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI, candidature présentée comme une poursuite de la politique d'ouverture. DSK est nommé président en septembre 2007.

    Union européenne
    « Traité simplifié »
    Lors du sommet européen du 8 au 10 juin 2007 présidé par l’Allemagne, Nicolas Sarkozy défend l’idée d’un « traité simplifié » entre les partenaires européens, reprenant en grande partie les articles du projet de constitution européenne, notamment la partie institutionnelle. Après de longues négociations avec en particulier le président polonais Lech Kaczyński, ce projet est adopté le 23 juin 2007[106].

    Eurogroupe
    Le président prévoit de ne pas avoir un équilibre budgétaire avant 2012, cependant le gouvernement précédent avait promis à l’Eurogroupe de rétablir cet équilibre en 2010. Face au mécontentement des ministres des Économies des pays de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy décide de défendre lui-même sa politique budgétaire en se rendant à la réunion des ministres de l’Eurogroupe[107]. Le résultat de cette réunion a été considéré par une partie de la presse française comme une victoire de Nicolas Sarkozy qui aurait convaincu ses partenaires en affirmant que son « choc fiscal » permettrait de relancer la croissance et de revenir dans les critères de Maastricht à l’horizon 2012, tandis que la presse étrangère se montre généralement plus sceptique.


    Membres éventuels de l’Union méditerranéenne (en bleu), avec le reste de l’Union européenne (gris foncé).Méditerranée
    Article détaillé : Union méditerranéenne.
    L’Union méditerranéenne est un projet d'union supranational, proposé aux pays bordant la mer Méditerranée. Il a été suggéré par le président français Nicolas Sarkozy comme une alternative à l’adhésion turque à l’Union européenne, qui formerait au lieu de cela le point d’appui de la nouvelle union. Le président prévoit une première réunion à l'horizon de juin 2008[108].


    Controverses

    Relations avec le groupe Lasserre
    Article détaillé : Controverse sur les relations de Nicolas Sarkozy avec le groupe immobilier Lasserre à Neuilly-sur-Seine.
    Nicolas Sarkozy est mis en cause depuis mi-février 2007 au sujet de ses relations avec ce groupe immobilier, en charge de la plupart des opérations[précision nécessaire] à Neuilly depuis 1980[109]. Selon les articles publiés par Le Canard enchaîné dans ses éditions des 28 février, 7, 14 mars, 18 avril et 23 mai incluant des photocopies de factures, le décompte détaillé des aménagements complémentaires et des analyses faites à partir des actes notariés de la Conservation des hypothèques, Nicolas Sarkozy :

    aurait fait bénéficier en mars 1997 le groupe Lasserre d’un « cadeau » de 750 000 euros sur l'achat des droits à construire sur l'île de la Jatte.
    a acheté en juin 1997 un appartement au groupe Lasserre, principal partenaire immobilier de la ville de Neuilly-sur-Seine, dont il était maire.
    aurait bénéficié lors de cet achat d’une réduction d’au moins 114 340 euros et également de prestations pour des aménagements complémentaires d'un montant de 279 290 euros, dont il a acquitté 60 980 euros.
    La presse nationale et internationale[110] a fait état des articles publiés dans Le Canard enchaîné. Nicolas Sarkozy, de son côté, a démenti l’ensemble de ces allégations sans apporter d’explications sur les factures et décomptes publiés par ce journal, à l’exception de celle qui concernait un escalier en chêne.

    Le Canard enchaîné affirme le 19 septembre qu'une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nanterre et confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE.)[111]

    Cette affaire est classée "sans suite" par le Parquet en octobre 2007[112].


    Affaire Clearstream 2
    Article détaillé : Affaire Clearstream 2.
    Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît indirectement dans des listings truqués de la société Clearstream. Il se porte partie civile le 31 janvier 2006, relançant l'affaire. Selon un délateur surnommé « le corbeau », Nicolas Sarkozy aurait disposé de deux comptes dans une banque italienne (la Banca popolare di Sondrio), déguisés sous des noms proches de son identité. Le corbeau sous-entendait dans son courrier que les personnes citées, y compris Nicolas Sarkozy, auraient touché des pots-de-vin dans l'affaire des frégates de Taïwan.

    Nicolas Sarkozy exige des explications auprès de Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et du directeur de la DST. La Banca popolare di Sondrio reçoit une commission rogatoire de la justice française, le 5 novembre 2004, et envoie une réponse négative le 16, affirmant que Clearstream ne détient pas de comptes personnels. Malgré cette célérité de la banque, ces résultats innocentant Nicolas Sarkozy n'ont été communiqués au juge Renaud Van Ruymbeke qu'à la fin de 2005. Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point du 11 mai qu'il avait transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l'enquête Clearstream. Nicolas Sarkozy a été entendu le 11 mai 2006 en tant que témoin assisté par le juge Jean-Marie d'Huy chargé de l'enquête.

    Imad Lahoud, soupçonné par les services de police d'être l'auteur des falsifications des listings, a affirmé, début novembre 2006, après l'avoir précédemment nié[113], qu'il avait rencontré deux fois, en 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie, pour « évoquer » ce dossier. Nicolas Sarkozy a démenti cette allégation et fait établir que, le jour de la « rencontre » avancée par Lahoud, il était en voyage à l'étranger. Il assure, en outre, n'avoir appris toute l'histoire que par voie de presse. Le journaliste Éric Decouty affirme, pour sa part, que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant de la manipulation dont il était l’une des cibles plus tôt qu’il ne le prétend, en 2005, et qu'il a essayé de tirer profit politiquement de cette situation en laissant faire[114],[115].


    Médias
    Par contraste avec la période qui a suivi les défaites de 1995 et de 1999, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation depuis 2002. Il réalise ainsi dans l'émission 100 minutes pour convaincre le plus gros score d'audience à l'époque pour une émission politique en 2003, avec plus de sept millions de téléspectateurs[116]. Il est le seul à avoir été invité trois fois à cette émission[117]. En 2007, avec l'émission J'ai une question à vous poser, il atteint un pic de près de dix millions de téléspectateurs (et environ 8 millions en moyenne)[118].

    Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers dans ses ministères, puis son chef de cabinet à la présidence de l'UMP. Son couple et sa famille, mêlés à ses actions publiques et ainsi mis en scène, s'affichent dans les médias. Mais en mai 2005, des problèmes conjugaux surgissent et sont largement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice[119]. Et le 26 août 2005, Paris Match présente même à la une Cécilia avec son ami Richard Attias. À la suite de cette publication, Nicolas Sarkozy, furieux, aurait usé de son influence auprès d'Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l'hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier qui quitte son poste une année plus tard[120]. Après la reformation de son couple, Nicolas Sarkozy explique au début de 2006 qu'il « regrette » d'avoir présenté sa famille trop médiatiquement.

    Selon le Canard enchaîné[121], Nicolas Sarkozy serait intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ce qui déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. La « biographie » de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a finalement été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006, sous le titre Entre cœur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l'accuse[122] par ailleurs d'être intervenu pour que l'accréditation permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l'administration, soit ôtée à Raphaëlle Picard, de l’AFP, auteur d’un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5 h 30 du matin le 4 octobre 2006. Cette descente a provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquences[123]. Une source anonyme interne du journal Libération, confirmée par son PDG Laurent Joffrin[124], affirme que Nicolas Sarkozy a appelé, le 7 mars 2007, l'actionnaire principal du journal, Édouard de Rothschild, pour se plaindre d'un titre qu'il jugeait outrancier : « Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon », en qualifiant Libération de « journal de gauche de merde ». Le lundi 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron, l'ancien directeur du Figaro Magazine, affirme sur RTL qu'il a été « démissionné » du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions sarkozistes ; il estime que des menaces sont exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques.

    Selon le Canard enchaîné du 23 mars 2007, lors de la préparation d'une émission de Christine Ockrent, Nicolas Sarkozy, excédé par l'attente avant le maquillage, se serait emporté et aurait dit « il faut la virer » à propos de la direction de la chaîne France 3.[125]

    Nicolas Sarkozy est intervenu le mardi 2 mai 2007 sur France Inter [126]concernant les accusations de main-mise sur les médias dont il est l'objet : « On me dit que les médias sont à ma solde. Mais qui peut croire une chose pareille, quand on voit le déchaînement qu'a suscité ma candidature, mon projet », citant deux des soutiens de Ségolène Royal, Libération et Le Nouvel Observateur, dont les actionnaires majoritaires sont respectivement Édouard de Rothschild (un ami de Nicolas Sarkozy) et Claude Perdriel, parmi les grandes fortunes françaises.[127].

    Au soir de son élection le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy fête sa victoire au Fouquet's où sont invités plusieurs actionnaires ou employés de médias français : Bernard Arnault, Martin Bouygues (TF1), Serge Dassault (Le Figaro), Alain Minc (Le Monde), François Pinault (Fnac) ou Albert Frère (M6), le seul journaliste présent étant Nicolas Beytout (Le Figaro).[128]

    Au lendemain de l'élection présidentielle de 2007, une nouvelle controverse médiatique a surgi à l'occasion de sa « retraite » sur le yacht de Vincent Bolloré, le Paloma[129].

    Peu après la confirmation de la vente du journal économique Les Échos par le groupe LVMH, le directeur de la rédaction Erik Izraelewicz a rapporté que, lors d'une entrevue à l'Elysée le vendredi 16 novembre 2007, Nicolas Sarkozy, lui a appris lui-même l'arrivée prochaine de Nicolas Beytout pour diriger le journal. De fait, Beytout devient le responsable du pôle média de LVMH trois jours plus tard. Lors de la même entrevue, Nicolas Sarkozy a reproché aux journalistes des Echos de s'opposer au rachat de leur journal par LVMH, dont l'actionnaire principal est Bernard Arnault, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy.[130]

    Suite à la conférence de presse du mardi 8 janvier 2008, certains commentateurs ont reproché le ton parfois agressif de Nicolas Sarkozy envers certains journalistes (notamment le rédacteur en chef de Libération Laurent Joffrin), et l'impossibilité pour ces derniers d'avoir recours au droit de suite, comme cela se pratique dans les pays anglo-saxons, lorsque le Président ne répond pas précisément à la question qui lui est posée.[131]


    Relation avec les électeurs du Front national
    Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises, et ce depuis 1998, rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front national [132]. Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l'émission 100 minutes pour convaincre, diffusé sur France 2, où il affirme son opposition avec les « idées d'extrême-droite ». Des personnalités politiques de l'opposition lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive « paraxénophobe » ». De la même façon, Act Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement l'ex ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité. Ainsi, en janvier 2006, l'association Act Up publie des affiches[133] comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ».

    Reprise de points du programme du Front national
    Le collectif Ré-So, qui s'affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article[134] que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s'agit de points comme la coopération étroite entre la police et la Justice, la facilitation des contrôles d'identité, l'instauration d'une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l'expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.

    Certaines autres de ses mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d'immigration, positions que le Front national combat[135]. Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présents depuis au moins dix ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d'un « préfet musulman », Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura.

    Le pourcentage de votes pour l'extrême droite a reculé pour la première fois de 19,20 % (FN+MNR) en 2002 à 10,44 % (FN uniquement) en 2007. Jean-Marie Le Pen retombe ainsi à ses niveaux d'avant 1988. Françoise Fressoz dans Les Échos observe qu'« on le doit en partie à la stratégie du président de l'UMP »[136].


    Europe
    Après l'échec en France du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, Nicolas Sarkozy proposa qu'un directoire formé des six plus grands pays prenne la direction des affaires européennes. « Je souhaite enfin — sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique — que [...] nous fassions en sorte que les six principaux pays [...] qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union européenne ». Cette vision de l'Europe est perçue par d'autres membres de l'Union européenne (les scandinaves notamment) comme au pire, de l'impérialisme, au mieux une perte de souveraineté, entraînant un rejet en bloc du projet de la construction européenne[137]. Un chercheur à l'IEP et corédacteur en chef de la revue officielle du Parti socialiste, Alexis Dalem, polémique en janvier 2006 en réduisant son bilan à une « instrumentalisation des questions européennes au profit de l’affichage médiatique, faiblesse de l’engagement européen, accord avec la vision britannique d’une Europe réduite à un grand marché voué au libéralisme économique »[138].

    Nicolas Sarkozy est opposé à l'entrée de la Turquie, affirmant que celle-ci ne respecte pas le protocole d'Ankara mais surtout qu'il considère qu'elle se trouve non en Europe mais en Asie Mineure[139]


    Synthèse du parcours politique

    Carrière au sein de partis politiques
    Date Fonction
    1977 Membre du comité central du RPR
    1978-1979 Délégué national des jeunes du RPR
    1979-1981 Président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981
    1988 Secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation
    1989 Secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation

    Codirecteur de la liste d'union pour les élections européennes

    1992-1993 Secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des fédérations
    Depuis 1993 Membre du bureau politique
    1995-1997 Directeur de campagne et porte-parole d'Édouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995

    Porte-parole du RPR

    6 février 1998-19 avril 1999 Secrétaire général du RPR
    19 avril 1999-octobre 1999 Président du RPR par intérim

    Tête de la liste RPR-DL pour les élections européennes de juin

    3 mai 2000 Élu président du comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine
    28 novembre 2004 - 14 mai 2007 Président de l'UMP


    Carrière élective locale
    depuis 1977 : conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine;
    1983 - 2002 : maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint « hors rang »);
    1983 - 1988 : conseiller régional d'Île-de-France;
    1985 - 1988 : conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord;
    1986 - 1988 : vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture;
    1er avril 2004 - 14 mai 2007 : président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il démissionne de cette fonction le 15 mai, après son élection à la Présidence de la République.
    2004 - 2007 : conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord

    Carrière parlementaire
    Députation à l'Assemblée nationale
    Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) :
    mars 1988 - mars 1993 : élu avec 67,35 % des voix au premier tour
    mars 1993 - avril 1993 : réélu avec 64,90 % des voix au premier tour. Il est remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du Budget.
    septembre 1995 - mai 1997 : réélu après la démission de son suppléant
    mai 1997 - juin 2002 : réélu avec 56,23 % des voix au premier tour
    juin 2002 - juillet 2002 : réélu avec 68,78 % des voix au premier tour. Il est remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud en juillet, après sa nomination comme ministre de l'Intérieur.
    13 mars 2005 - mai 2007 : réélu, après la démission de sa suppléante, au premier tour, avec 70 % des suffrages exprimés.
    Députation au Parlement européen :
    Député français
    élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l'Europe, dont il était tête de liste. Il était, à ce moment-là, maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il choisit de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné, en remplacement, la nomination de Brice Hortefeux.

    Carrière ministérielle
    Ministre :
    29 mars 1993 - 18 mai 1995, ministre du Budget, chargé d'exercer à titre provisoire les fonctions de ministre de la Communication, et Porte-parole du gouvernement (gouvernement Balladur) ;
    7 mai 2002 - 30 mars 2004, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales dans les premier et deuxième gouvernements Raffarin.
    Ministre d'État :
    31 mars - 29 novembre 2004, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin ;
    31 mai 2005 - 26 mars 2007, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement De Villepin.

    Présidence de la République
    6 mai 2007, élu au second tour de l'élection présidentielle président de la République
    16 mai 2007, prend officiellement ses fonctions de président de la République, succédant à Jacques Chirac
    17 mai 2007, nomme François Fillon, son conseiller politique, au poste de Premier ministre (voir premier gouvernement François Fillon)
    18 juin 2007, conformément à la tradition républicaine des lendemains d'élections législatives, le premier ministre François Fillon remet au président de la République Nicolas Sarkozy la démission de son gouvernement. Ce dernier le charge de recréer un gouvernement dont il sera à la tête (voir second gouvernement François Fillon).

    Tableau récapitulatif des fonctions
    Précédé par Nicolas Sarkozy Suivi par
    Jacques Chirac
    Président de la République française
    2007 -
    En fonction
    Dominique de Villepin Ministre d'État chargé de l'Intérieur
    Gouvernement Dominique de Villepin
    2005 - 2007
    François Baroin
    Alain Juppé Président de l'UMP
    2004 - 2007
    Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie (direction collégiale tricéphale)
    Francis Mer Ministre d'État chargé des Finances
    Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3)
    2004
    Hervé Gaymard
    Charles Pasqua
    Président du Conseil général des Hauts-de-Seine
    2004 - 2007
    Patrick Devedjian
    Daniel Vaillant Ministre de l'Intérieur
    Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1) et (2)
    2002 - 2004
    Dominique de Villepin
    Philippe Séguin Président du RPR
    (intérim)
    1999
    Michèle Alliot-Marie
    Jean-François Mancel Secrétaire général du RPR
    1998 - 1999
    Adrien Gouteyron
    Alain Carignon Ministre de la Communication
    Gouvernement Édouard Balladur
    1994 - 1995
    (indirectement)
    Catherine Trautmann
    Louis Mermaz Porte-parole du gouvernement Balladur
    1993 - 1995
    Philippe Douste-Blazy
    Martin Malvy Ministre du Budget
    Gouvernement Édouard Balladur
    1993 - 1995
    François d'Aubert
    Achille Peretti
    Maire de Neuilly-sur-Seine
    1983 - 2002
    Louis-Charles Bary


    Distinctions et décorations
    Grand-Croix de la Légion d'Honneur en 2007 (Chevalier en 2004)
    Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite en 2007
    Commandeur de l'Ordre de Léopold (Belgique) en 2004
    Médaille du RAID pour son rôle lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly [140]
    En tant que Président de la République :
    Co-prince d'Andorre
    Grand maître de la Légion d'honneur
    Chanoine d'Honneur de l'Archibasilique Saint-Jean de Latran, titre décerné aux plus hauts dirigeants français, rois y compris, depuis Henri IV, au Vatican[141].

    Informations complémentaires
    M. Sarkozy a fait état d'un patrimoine totalisant 2,04 millions d'euros, principalement en assurance-vie. En janvier 2007, son équipe de campagne avait précisé qu'il avait payé pour la première fois un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2006, pour une base imposable d'environ 1 137 000 euros[142].
    Nicolas Sarkozy est membre honoraire du Rotary Club[143] de Neuilly et membre du club Le Siècle[144], réunissant des personnalités influentes de la « classe dirigeante » française.
    Il a été également président de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) entre le 1er avril 2005 et janvier 2007, et figure parmi les administrateurs de la Société d'économie mixte de Neuilly (Semine) basée à la mairie de Neuilly, qui gère des immeubles résidentiels [145].
    Il a reçu l'humoristique prix Iznogoud 1999 après son échec aux élections européennes et il a été, plus récemment, la cible d'un bombardement Google associant son nom au mot-clé Iznogoud, « le vizir qui veut devenir calife à la place du calife » dans la bande dessinée homonyme. C'est sous la forme de ce personnage que le dessinateur Plantu le représente fréquemment à la une du Monde. Depuis son élection, Plantu le dessine aussi sous les traits de « Schtroumpf 1er »).
    Privacy International lui a décerné le prix Orwell 2005 pour l'« ensemble de son œuvre »[146].

    Bibliographie

    Ouvrages de/avec Nicolas Sarkozy
    Georges Mandel, le moine de la politique, Biographie de Georges Mandel, Grasset (9 février 1994) (ISBN 2246463017), (cette biographie a donné lieu à une adaptation télévisée en 1997, sous le titre Le Dernier été)
    Au bout de la passion, l'équilibre (entretiens avec Michel Denisot), Albin Michel (7 mars 1995) (ISBN 2226076166)
    Libre, Robert Laffont et XO, 24 janvier 2001 (ISBN 222108909X)
    Leclerc, un rêve d'Indochine, avec Jean-Michel Gaillard, scénario de téléfilm consacré au général Leclerc, 2003
    La République, les religions, l'espérance, Éditions du Cerf (28 octobre 2004) (ISBN 2266157086)
    Témoignage, XO Éditions (17 juillet 2006) (ISBN 2845632878)
    Ensemble, XO Éditions, (2 avril 2007) (ISBN 978-2-84563-345-2)
    France in the 20th century, (14 juillet 2007)

    Ouvrages autour de Nicolas Sarkozy
    Serge Portelli, Ruptures[147]
    Ghislaine Ottenheimer, Les Deux Nicolas, éd. Plon, 22 novembre 1994
    Anita Hausser, Sarkozy, l'ascension d'un jeune homme pressé, Belfond (1995, réédition en 2006).
    Christophe Barbier, La Comédie des orphelins. Les vrais fossoyeurs du gaullisme,Grasset, 2000
    Michaël Darmon, Sarko Star, éd. du Seuil (2004), 400 pages.
    Nicolas Domenach, Sarkozy au fond des yeux, éd. Jacob-Duvernet (2004), 267 pages.
    Béatrice Gurrey, Le Rebelle et le roi, éd. Albin Michel, 2004, 240 pages, sur les rapports Sarkozy-Chirac.
    Paul Ariès, Misère du sarkosisme, cette droite qui n'aime pas la France, éd. Parangon/Vs, 2005, 251 pages
    Victor Noir, Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus, Éditions Denoël, 2005, 318 pages, (ISBN 2-207-25751-7)
    Frédéric Charpier, Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir, Presses de la Cité, 2006
    Philippe Cohen, Richard Malka et Riss : La Face Karchée de Nicolas Sarkozy, BD (2 novembre 2006), Vents d'Ouest / Fayard Éditions, (ISBN 2749303095)
    Noël Mamère, Sarkozy, mode d'emploi, éd. Ramsay, 2006, 283 pages,
    Catherine Nay, Un Pouvoir nommé désir, Grasset, 2006
    Serge Portelli, Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous, éd. Michalon, 2006, 136 pages
    Marianne, « Ce qu'il y a de Bush en lui », 2006
    Hedwige Chevrillon, Sarkozy Connexion, Hachette littératures, 17 janvier 2007
    Jean-Luc Porquet, Le Petit Démagogue, éd. La Découverte, 18 janvier 2007
    Collectif, Sarkozy vu d'ailleurs, numéro spécial de La Vie des Idées, février 2007[148]
    Christophe Barbier, La Saga Sarkozy, éd. L'Express, 8 mars 2007
    Azouz Begag, Un mouton dans la baignoire, Fayard, 11 avril 2007, (ISBN 2213633754)
    Yasmina Reza, L’aube le soir ou la nuit, Flammarion, 24 août 2007, (ISBN 2081209160)
    François Léotard, Ça va mal finir, Grasset, 27 février 2008, (ISBN 2246737915)

    Voir aussi

    Liens internes
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    Liste des dirigeants actuels
    Le Palais de l'Élysée, où réside actuellement Nicolas Sarkozy en tant que président de la République française
    L'Union pour un mouvement populaire
    La Diagonale, présidée par Brice Hortefeux, est un club politique dont l'objectif est de réunir les « sarkozistes de gauche »
    Franck Louvrier, Thierry Saussez, Emmanuelle Mignon sont les conseillers en communication de Nicolas Sarkozy
    Controverse sur les relations de Nicolas Sarkozy avec le groupe immobilier Lasserre à Neuilly-sur-Seine

    Liens externes
    (fr) Site officiel de Nicolas Sarkozy pendant la campagne pour l'élection présidentielle de 2007
    (fr) Site officiel de la Présidence de la République

    Notes et références
    ↑ La forme complète de son nom n'est employée que sur les documents officiels, par exemple sur le décret du 31 décembre 2004 le nommant chevalier de la Légion d'honneur : [pdf] NOR:PREX0407928D (vers le bas de la troisième page).
    ↑ En Hongrie, le prénom se met toujours après le nom de famille. Le mot nagybócsai est un accessoire du nom qui indique la provenance et ne fait donc pas partie du patronyme proprement dit. Selon l'usage, il est écrit avec une minuscule et se place avant le nom de famille ; il est toujours traduit avec particule dans les autres pays (en France de X, en Allemagne von X, etc.)
    ↑ La saga hongroise de la famille Sarkozy, Le Figaro, 7 février 2007
    ↑ Le nom « Sárközy » signifie « du Sárköz ». Le Sárköz est une une petite région de Hongrie comprise dans le département de Tolna autour des villages de Őcsény, Decs, Sárpilis et Alsónyék.
    ↑ « Le berceau des candidats », VSD, 21 mars 2007.
    ↑ « La famille juive sépharade de Mme Andrée Mallah, mère de Nicolas Sarkozy » par David Rosenfeld, sur le site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël, 1er décembre 2007
    ↑ (fr) Virginie Le Guay, « L'irrésistible ascension d'un homme pressé » sur lejdd.fr, 6 mai 2007, Le Journal du dimanche. Consulté le 6 février 2008
    ↑ Catherine Nay, Un pouvoir nommé désir[précision nécessaire]
    ↑ a  b  c  d  Les Racines corses du président, par Jacques Follorou, publié le 4 juillet 2007 dans Le Monde, édition imprimée datée du 5 juillet 2007 [lire en ligne].
    ↑ La ville dont il deviendra lui-même maire.
    ↑ Denis Demonpion, Laurent Léger, Cécila, la face cachée de l'ex-Première dame, Pygmalion, 2008.
    ↑ (fr) « Nicolas et Cécilia Sarkozy "ont divorcé par consentement mutuel », Libération, 18 octobre 2007.
    ↑ « Carla Bruni et Nicolas Sarkozy se sont mariés », Le Nouvel Observateur, 2 février 2008
    ↑ Reportage sur les jeunes chiraquiens, Journal de 20 heures, TF1, 24 mars 1981.
    ↑ Charles Pasqua qualifiera cet épisode « d'aussi inélégant qu'inutile » dans son livre Ce que je sais au Seuil.
    ↑ Claire Ané, « Sarkozy et Tchernobyl, la rumeur qui court le net », LeMonde.fr, 11 avril 2007
    ↑ « Sarkozy-Tchernobyl et la désinformation », Culture critique / World Press, 30 mars 2007.
    ↑ Biographie de Nicolas Sarkozy sur le site de l'UMP
    ↑ Nicolas Sarkozy sur France 2, le 30 janvier 1995
    ↑ Citation rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans Le mystère Villiers, éd. du Rocher, 2006
    ↑ La loi n°2003-239 du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure peut être consultée sur Légifrance
    ↑ Loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité
    ↑ Détails de la loi par un avocat défendant sa cliente
    ↑ Grève de la salive chez les réfractaires au fichage ADN, Libération, 13 novembre 2006
    ↑ Communiqué du Consistoire central de France
    ↑ « Nicolas Sarkozy veut associer davantage les collectivités locales à la réduction du déficit public », Maire-Info.com, 22 juin 2004
    ↑ Lepoint.fr
    ↑ L’Humanité, 19 juin 2004
    ↑ Actuworld.com, « Grande distribution, les prix ont cessé de baisser en novembre »
    ↑ « Donations : Reconduction et amplification des mesures Sarkozy »
    ↑ Discours de Nicolas Sarkozy sur le site du ministère de l’Industrie, 27 avril 2004
    ↑ « Cachan : les anciens occupants régularisés, le relogement en cours »
    ↑ La République, les religions, l’espérance, p. 136
    ↑ Le Monde, 21 juin 2005.
    ↑ France 2, 29 juin 2005.
    ↑ « Azouz Begag tenté par François Bayrou », Le Figaro, 13 mars 2007
    ↑ « M. Sarkozy contre l’anti-France », Le Monde diplomatique, 21 septembre 2005
    ↑ France 2, Journal de 20 heures, 26 octobre 2005
    ↑ L'Humanité
    ↑ « Les jeunes des cités inquiets d'une possible victoire de Nicolas Sarkozy » Le Monde
    ↑ Arrêt sur images, 6 novembre 2005
    ↑ Arte, « L'embrasement » document-fiction retraçant les évènements, ce que savait la police et ce que déclarait le ministre à la presse, inspiré du livre L’affaire Clichy écrit par les avocats des familles des jeunes électrocutés
    ↑ 68 % d’après l’institut Ipsos : Popularité suite aux émeutes dans les banlieues
    ↑ Le Nouvel observateur
    ↑ Retour sur un mensonge d’État L'Humanité 23 octobre 2006
    ↑ Deux policiers ont été mis en examen en février 2007 Clichy : deux policiers mis en examen ], Le Figaro, 9 février 2007. Le 27 octobre 2007, à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort des deux jeunes, le père de Zyed a déclaré selon le Nouvel Observateur :"L'affaire prend du retard (...), il faut que ça avance et que les policiers soient jugés". Clichy rend hommage à Zyed et Bouna ], Le Nouvel Observateur, consulté le 27 octobre 2007
    ↑ Sécurité: Sarkozy a-t-il réussi ? l'Express, 10 janvier 2007
    ↑ Sondage IPSOS/Le Point
    ↑ Déclaration de François Hollande : Associated Press, 10 avril 2006, Nouvel Observateur
    ↑ Après la crise, Villepin et Sarkozy jouent l'entente, Le Figaro, 12 avril 2006
    ↑ Le Monde, 12 avril 2006.
    ↑ Le 18 mai 2006, la visite de Nicolas Sarkozy au Mali s’est déroulée en parallèle d’une manifestation qui clamait « Sarkozy raciste ! » [1]
    ↑ « Au Sénégal, Sarkozy s’affiche« gagnant-gagnant » », Libération, 25 septembre 2006 [2]
    ↑ Sarkozy et Perben vérifient la sûreté de Roissy
    ↑ Controverse sur les bagagistes musulmans de Roissy, Le Figaro, le 23 octobre 2006
    ↑ Roissy : bagagistes discriminés, L'Express, le 20 octobre 2006
    ↑ Bagagistes de Roissy : les ravages de la stigmatisation, MRAP, le 20 octobre 2006 (consulté 2007-02-19)
    ↑ Roissy : le MRAP poursuit le préfet et le sous-préfet de Seine-Saint-Denis, MRAP, le 21 octobre 2006 (consulté 2007-02-19)
    ↑ Aéroport de Roissy : le "principe de précaution" mis en avant pour écarter des salariés musulmans, Le Monde, le 2 novembre 2006
    ↑ Roissy : la justice suspend deux retraits de badge, en confirme cinq
    ↑ Communiqué de la Ligue ODEBI, avec source des articles de loi en question
    ↑ Le Rapport 2006, Observatoire National de la Délinquance, consulté le 2007-02-19
    ↑ La délinquance a de nouveau reculé en 2006, Le Figaro
    ↑ Crimes et délits constatés et taux d’élucidation
    ↑ Quand la police résout... plus de 100 % des affaires, Libération, 11 janvier 2007
    ↑ Édition du 17 janvier 2007
    ↑ Violence aux personnes: une progression inquiétante. l'Express, 10 janvier 2007
    ↑ Cf. supra
    ↑ Divers reportages ont été diffusés à ce sujet dans le Journal télévisé de France 2
    ↑ « Morts sur la route : baisse record de 43 % en cinq ans », Le Monde, le 11 janvier 2007
    ↑ « Premier coup de frein à l’immigration régulière », Le Figaro
    ↑ UMP - S'informer - Interviews - Nicolas Sarkozy invité de l'émission A vous de Juger sur U-M-P. Mis en ligne le 30 novembre 2006, consulté le 27 mai 2007. « Donc je ferai mon travail le plus longtemps qu’il sera possible et je quitterai cette responsabilité au moment où la campagne rendra impossible l’exercice de la responsabilité de ministre de l’Intérieur. »
    ↑ Annonce de la candidature à l'élection présidentielle, Libération, 29 novembre 2006
    ↑ Luc Chatel, « 35 heures. Désaccord majeur », Témoignage chrétien
    ↑ Intervention d’Ernest-Antoine Seillière lors de l’université d’été 2003 du Medef.[réf. nécessaire]
    ↑ « Sarkozy promet une “rupture tranquille” », l'Express, 30 novembre 2006 [3]
    ↑ « Ordre juste ou rupture tranquille : l'hypertexte derrière les slogans de campagne », Le Figaro, 13 décembre 2006 [4]
    ↑ [pdf]L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy téléchargeable librement depuis le site du Parti socialiste.
    ↑ Le Monde, « Pour le PS, M. Sarkozy s'inspire des néoconservateurs américains » 9 janvier 2007, [5]
    ↑ Libération, 10 janvier 2007, « Le livre anti-sarko du PS, une « nullitude » selon l'UMP »[6]
    ↑ Mea culpa d'Eric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy, Yahoo! News
    ↑ The demonisation of Sarkozy - Times Online
    ↑ Le Canard enchaîné du 17 janvier s'était procuré le plan des places assises, et affirme que le chiffre annoncé en fin de soirée par l'UMP de 110 000 militants était impossible à réaliser
    ↑ après 1974 où Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu 32,6 % des voix, et plus haut score absolu jamais obtenu par un candidat au 1er tour avec 11 448 663 voix
    ↑ Résultats définitifs sur le site du Ministère de l'Intérieur
    ↑ Discours de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, Elysee.fr
    ↑ « Le discours de Nicolas Sarkozy salle Gaveau » (au soir du premier tour de l'élection présidentielle, bas de page), RTL, 6 mai 2007
    ↑ Article sur cyberpresse.ca
    ↑ « Cécilia Sarkozy en Libye, L'UE agacée », Chrétienté.info
    ↑ Les infirmières libres en Bulgarie, Le Figaro.fr, 24 juillet 2007
    ↑ Nicolas et Cécilia Sarkozy ainsi que Benita Ferrero-Waldner proclamés citoyens d'honneur de Sofia, bnr.bg/RadioBulgaria, 24 juillet 2007
    ↑ AFP, 3 octobre 2007 « Sarkozy : visite d'Alexis II, "signe" du rapprochement des chrétiens »[7]
    ↑ Discours de Nicolas Sarkozy au Palais du Latran
    ↑ chronique matinale sur France culture, vérification de la disponibilité à l'écoute en ligne en cours
    ↑ Jean Sévillia, Quand les catholiques étaient hors la loi, Perrin. recension sur [8]
    ↑ Texte de l'allocution sur www.elysee.fr
    ↑ ONU: Sarkozy accusé de légitimer intellectuellement le racisme, Rue89, 9 novembre 2007
    ↑ Le faux pas africain de Sarkozy, par Philippe Bernard, Le Monde, vendredi 24 août 2007
    ↑ « Sous nos yeux, l’histoire se répète ! Nicolas Sarkozy, tel l’Européen conquérant, dit aux Africains ce qu’ils doivent penser », Véronique Tadjo (poète et romancière ivoirienne), Libération, lundi 13 août 2007
    ↑ L« ettre ouverte à Nicolas Sarkozy – Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au président français », Libération, vendredi 10 août 2007
    ↑ L'Afrique de Nicolas Sarkozy, Grioo.com 02/08/2007
    ↑ Entretien avec Stéphanie Plasse, Nicolas Sarkozy est-il raciste ?, 13 novembre 2007.
    ↑ Article du Figaro sur la Conférence de Paris
    ↑ Article du Figaro après la conférence de Paris
    ↑ Le Monde.fr : Les Dépêches
    ↑ Article du 20 Minutes faisant état du Traité
    ↑ Article de Challenges sur la réunion de l'Eurogroupe
    ↑ (fr) - M. Sarkozy lance un "appel solennel à bâtir l'Union méditerranéenne" sur le monde.fr - Consulté le 28 octobre 2007.
    ↑ Nouvelles accusations du Canard contre Nicolas Sarkozy, Le Nouvel Observateur, page consultée le 1er avril 2007]
    ↑ cf., entre autres, Der Spiegel, Wirbel um Sarkozys Edel-Apartment, Times, ‘Man of the people’ Sarkozy is hit by €1m luxury property scandal
    ↑ Canard Enchaîné, 19 septembre 2007
    ↑ Le Monde.fr : L'enquête sur l'appartement de M. Sarkozy à Neuilly classée sans suite
    ↑ « Clearstream : Lahoud dit avoir rencontré Sarkozy », Le Figaro
    ↑ « Clearstream : Lahoud accuse, Sarkozy nie », Radio France internationale, 3 novembre 2006
    ↑ « Affaire Clearstream : Imad Lahoud affirme avoir rencontré à deux reprises Nicolas Sarkozy », Le Monde, 3 novembre 2006
    ↑ chiffre pic, Le Monde, 22 novembre 2003
    ↑ « Communication de Nicolas Sarkozy à l'émission 100 minutes pour convaincre», mémoire de maîtrise d'information et communication, Yan Chantrel, sous la direction d'Élisabeth Cazenave, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Paris-XIII, Villetaneuse, 2005
    ↑ Un pic d'audience à près de 10 millions, Le Figaro, 6 février 2007
    ↑ devant le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) le 22 juin pour « intrusion et atteinte dans la vie privée »
    ↑ Nouvel Obs.com, « Genestar accuse Sarkozy après son licenciement de Paris-Match »
    ↑ Le Canard enchaîné, 16 novembre 2005
    ↑ Communiqué du syndicat autonome des journalistes (SAJ-UNSA), 27/10/2006
    ↑ La police va enquêter sur la descente aux Mureaux, paru sur lefigaro.fr, En ligne, consulté le 21 novembre 2006 [9]
    ↑ Le Nouvel Observateur : ISF : « Nicolas Sarkozy pique une colère contre » Libération
    ↑ « Sarkozy s'emporte contre la direction de France 3 », Nouvelobs.com, 29/10/2007.
    ↑ Le Monde, 3 mai 2007
    ↑ « Nicolas Sarkozy se dit victime d'un déchaînement médiatique », Le Monde.fr,2 mai 2007
    ↑ Exclusif : les invités du Président au dîner du Fouquet's, Marianne.fr, 1er novembre 2007
    ↑ « C'est sur le yacht de Vincent Bolloré que se repose Nicolas Sarkozy », Capital.fr, 8 mai 2007
    ↑ « Sarkozy annonce aux Echos le nom de leur patron », Rue 89, 18/11/2007.
    ↑ « Sarkoshow : le «rendez-vous des fayots» et des maladroits », Marianne2.fr, 8/01/2008.
    ↑ Dans un entretien accordé au Figaro du 11 décembre 1998, Nicolas Sarkozy indique : « Si des électeurs ou des militants du FN souhaitent se détourner de cette formation pour nous rejoindre, nous les accepterons. Je parle des militants et sympathisants. Pour le reste, nous verrons l'évolution des choses. L'opposition doit poursuivre son travail de reconquête, loin de ce qui se passe au FN, qui est une caricature de démocratie. » Le 8 mars 2004, il déclare à Orange : « Les électeurs de droite me font confiance, aussi suis-je peut-être bien placé pour ramener dans le giron de la droite républicaine ceux du FN. » Il ajoute qu'il faut tendre la main « à ceux qui votent ainsi parce qu'ils souffrent ». La droite, selon lui, « a besoin de ces gens qui se sont abusés. Il n'y a qu'une stratégie gagnante : agir pour faire comprendre que la République a entendu la désespérance et y apporte une réponse concrète (Propos cités dans Le Monde, 10 mars 2004). » Le 22 avril, à Paris, le président de l'UMP s'adresse explicitement aux électeurs du FN, et déclare qu'il veut « les chercher un par un » (Cité dans Le Monde, 25 avril 2006.)
    ↑ rapidement retirées à cause d'un problème de droit d'auteur d'une photographie
    ↑ « Le Front national et Sarkozy ? Ré-So relève le défi »
    ↑ Le Figaro.fr, Les blogueurs frontistes ne voteront pas Sarkozy
    ↑ « Il y a du Mitterrand dans Sarkozy », Les Echos, 25 avril 2007
    ↑ Courrier international, 15 mars 2007, Hebdo n° 854 : « Tout le mal qu’ils pensent de Sarkozy »
    ↑ « L’Europe de Nicolas Sarkozy »
    ↑ À vous de juger, 30 novembre 2006
    ↑ Marianne numéro 538, le Sarko style
    ↑ Nicolas Sarkozy sera fait "chanoine d'honneur" au Vatican, Le Monde, 20 décembre 2007
    ↑ "Le député René Dosière s'interroge sur le coût des vacances de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis" sur lemonde.fr - Consulté le 11 août 2007.
    ↑ site officiel du Rotary club de Neuilly
    ↑ Frédéric Saliba, « Le pouvoir à la table du Siècle », dans Strategies, no 1365, 14 avril 2005, p. 49 [texte intégral]
    ↑ Société d'économie mixte de Neuilly (SEMINE)
    ↑ Big Brother Awards 2005 - Big Brother Awards France (BBA-F)
    ↑ [pdf] Ruptures (600 ko)
    ↑ Sarkozy vu d'ailleurs

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  31. un jour kéké tombera sur cette page et partira de chez lui, honteux. Et ce sera tout de votre faute.

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  32. Nicolas à écrit :

    Nef,

    oui.

    Raul,

    non.

    RépondreSupprimer
  33. je suis désolé mais le maoisme me parait plus adapté pour kéké aussi en exclusvité le discours du camarade Lin Piao au rassemblement pour reçevoir les enseignants, étudiants et élèves venus des differentes parties du pays à Pékin


    Etudiants et élèves, camarades,

    Combattants de la Garde rouge,

    Au moment où la Grande Révolution culturelle prolétarienne connaît un nouvel essor dans tout le pays, vous êtes venus à Pékin, animés de sentiments d’affection et de fidélité sans bornes pour notre grand dirigeant, le président Mao, afin de le voir et d’exchanger dans le même temps vos expériences révolutionnaires. Au nom du président Mao et du Comité central du Parti, je vous exprime mes souhaits de bienvenue les plus chaleureux.

    Aujourd’hui, le président Mao est très content de vous recevoir. Voici que, pour la sixième fois, la fête nationale comprise, depuis un peu plus de deux mois, il reçoit des enseignants, des étudiants et des élèves révolutionnaires et des gardes rouges venus des différentes régions du pays. Le président Mao est le plus grand révolutionnaire prolétarien. Il est toujours parmi les masses, a pleinnement confiance en elles, respire au même rythme qu’elles, partage leur sort et soutient de tout cœur leur movement révolutionnaire. Aussi, le président Mao a-t-il donné le plus brillant exemple aux camarades de tout le Parti et à la jeune génnération.

    A l’heure actuelle, la situation de la Grande Révolution culturelle prolétarienne est excellente! Ce mouvemment de masse, d’une ampleur extraordinaire se déroule avec impétuosité et gagne chaque jour en profondeur. De grands changements sont apparus dans l’aspect de toute la société et l’état d’esprit de l’homme. La grande pensée-maotsétoung s’est repandue à une échelle plus vaste et a gagné davantage les cœurs. En réponse à l’appel du président Mao pour “faire la révolution et promouvoir la production”,

    La onzième session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti a proclamé la victoire de la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao et la faillite de la ligne réactionnaire bourgeoise. Depuis plus de deux mois, la juste ligne du président Mao est portée à la connaissance des larges masses et assimilée par elles, et une campaigne de critique s’est déclenchée contre la ligne erronée. L’appel lancé par le président Mao au peuple de tout le pays--Vous devez suivre les affaires de l’Etat!--a trouvé son écho dans les actes concrets des larges masses. C’est une chose vraiment excellente, une garantie importante permettant de mener jusqu’au but la Grande Révolution culturelle prolétarienne!

    La ligne du président Mao est une ligne qui soutient que les masses s’éduquent et s’émancipent elles-mêmes, une ligne accordant la primauté à l’“audace”, une ligne consistant à oser faire confiance aux masses, s’appuyer sur elles et les mobiliser sans réserve. C’est une application et un nouveau développement de la ligne de masse du Parti dans la grande révolution culturelle. C’est la ligne même de la Grande Révolution culturelle prolétarienne.

    La ligne bourgeoise s’oppose à la lgne de masse, s’oppose à ce que les masses s’éduquent et s’émancipent elles mêmes. C’est une ligne de répression des masses et d’opposition à la révolution. Au lieu de faire porter tout le poids de sa lutte sur la poignée des responsables du Parti engagés dans la voie du capitalisme et sur les éléments malfaisants de la société, cette ligne réactionnaire bourgeoise le porte contre les masses révolutionnaires, en usant de multiples moyens pour dresser une partie des masses contre une autre, un group d’étudiants et élèves contre un autre.

    La ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et la ligne réactionnaire bourgeoise sont aussi incompatibles que l’eau et le feu. Ce n’est qu’en critiquant à fond et stigmaatissant celle-ci et en liquidant son influence qu’on peut appliquer correctement, intégralement et complètement celle-là.

    Guidées par la juste ligne du président Mao, les larges masses révolutionnaires de notre pays ont acquis une nouvelle expérience, celle du développement d’une large démocratie sous la dictature du prolétariat. Cette large démocratie signifie que le Parti encourage sans rien craindre les larges masses à critiquer et à surveiller les organismes dirigeants et les dirigieants du Parti et de l’Etat aux différents échelons par de francs et amples exposés d’opinions et de critiques, des daziabao, de grands débats et de larges échanges d’expériences révolutionnaires. Par ailleurs, les principes de la Commune de Paris sont appliqués afin de réaliser pleinement les droits démocratiques du peuple. Sans cette large démocratie, il serait impossible de déclencher une véritable grande révolution culturelle prolétarienne, ni de memer à bonne fin une grande révolution au plus profond des l’homme, ni d’entreprendre à fond la Grande Révolution culturelle prolétarienne, ni d’extirper le révisionnisme, ni de consolider la dictature du prolétariat, ni de garantir la march en avant de notre pays dans la voie socialiste et communiste. Cette large démocratie et une nouvelle forme de l’union de la pensée-maotsétoung et des larges masses en noiuvelle forme qui permet aux masses de s’éduquer elles-mêmes. Elles constitue une nouvelle contribution du président Mao aux théories marxistes-léninistes sur la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat.

    L’expérience historique internationale de la dictature du prolétariat prouve que, si l’on ne mène pas une grande révolution culturelle prolétarienne aussi radicale, si l’on n’applique pas cette large démocratie, la dictature du prolétariat s’affaiblira et changera de nature, le capitalisme réapparaîtra sous diverses formes et les classes exploiteuses piétineront de nouveau le peuple.

    Cette large démocratie doit être appliquée à fond non seulement dans les rapports entre la direction et les masses, mais aussi parmi les masses elles-mêmes et entre toutes les parties des masses. Si les masses n’appliquaient pas en leur sein cette large démocratie, si elles ne savaient pas se consulter mutuellement, écouter des opinions différentes, raisonner faits à l’appui et réfléchir profondément, elles ne pouraient ne s’éduquer ne s’émanciper elles-mêmes et, dans ce cas, le but visant à développer les rangs de la Gauche, à unir la grande majorité et à isoler la poignée de droitiers bourgeois ne saurait être atteint, et la ligne de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, avancée par notre grand dirigeant, le président Mao, être appliquée itnégralement.

    Le président Mao vous encourage, camarades, à entreprendre des marches à pied pour établir des contacts. La marche présente un avantage qui vous permettera d’avoir d’amples contacts avec les masses et les différents aspects de la société, de mieux connaître la lutte des classes en société socialiste, de mieux vous mettre à l’école des ouvriers et des paysans et de propager la pensée-maotsétoung à une échelle encore plus vaste. Elle aidera considérablement les enseignants, les étudiants et élèves révolutionnaires à mieux comprendre la pensée-maotsétoung et la just ligne du président Mao. Certes, elle doit être entreprise de façon planifiée et organisée, et se faire après des préparatifs appropriés.

    Le Comité centra du Parti est convaincu que la Grande Révolution culturelle prolétarienne, qui a déjà quelques mois d’expérience,se poirsuivra encore mieux et connaîtra des succès encore plus éclatants!

    Vive la victoire de la Grande Révolution culturelle prolétarienne!

    Vive le Parti communsite chinois!

    Vive le président Mao! Qu’il vive très longtemps! Qu’il vive très, très longtemps!

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  34. Extraordinaire !!!

    Nicolas,

    oui, je te crois capable de mauvais jeu de mots, juste pour le plaisir de les faire...

    Commentaire de mc : "et c'est avec ça que vous êtes devant moi au classement, saloperie de Wikio"///

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  35. Commentaire de Catherine :

    bon, ici aussi, ils sont complètement cons !

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  36. Commentaire de Quicoulol,

    ce con de Balmeyer me concurrence, je vais me le faire (déjà que sa femme le trompe avec moi !!!)

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  37. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  38. Commentaire de Embruns

    Ca manque de photo de bites.

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  39. Commentaire de Tonnegrande,

    ça manque de photos de gonzesse à poil surtout...

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  40. Commentaire de Versac :

    Mon pauvre Balmeyer, ton fils va être soumis à une pression infernale de la plupart des blogueurs sans côté le volet médiatique. Moi, je n'ai jamais rien fait pour que les photos de mon fils soient diffusées.

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  41. Commentaire de Gonzague :

    C'est quelle version le gamin ? La 1.0 ? Ou la bêta ?

    Ah non, la bêta c'est le père.

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  42. Commentaire de mon troll :

    Putain, vous êtes toujours aussi cons, ici, la bande de gauchiste demeurés qui continuez à maugréer sur vos blogs à nous avons gagné l'élection grace au talent de monsieur Sarkozy. Même que vous être des moins que rien.

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  43. Réponse de Nicolas :

    Connard. Trou du cul.

    RépondreSupprimer
  44. Debout les damnés de la terre
    Debout les forçats de la faim
    La raison tonne en son cratère
    C'est l'éruption de la fin.
    Du passé faisons table rase
    Foule, esclaves, debout, debout
    La monde va changer de base
    Nous ne sommes rien, soyons tout!

    {Refrain:}
    C'est la lutte finale
    Groupons nous, et demain
    L'Internationale
    Sera le genre humain.

    Il n'est pas de sauveurs suprêmes
    Ni Dieu, ni César, ni tribun
    Producteurs, sauvons nous nous-mêmes
    Décrétons le salut commun
    Pour que le voleur rende gorge
    Pour tirer l'esprit du cachot
    Soufflons nous même notre forge
    Battons le fer quand il est chaud.

    {au Refrain}

    L'état comprime et la loi triche
    L'impôt saigne le malheureux
    Nul devoir ne s'impose au riche
    Le droit du pauvre est un mot creux
    C'est assez, languir en tutelle
    L'égalité veut d'autres lois
    Pas de droits sans devoirs dit-elle
    Égaux, pas de devoirs sans droits!

    {au Refrain}

    Hideux dans leur apothéose,
    Les rois de la mine et du rail
    Ont-ils jamais fait autre chose
    Que dévaliser le travail
    Dans les coffres-forts de la bande
    Ce qu'il a crée s'est fondu
    En décrétant qu'on le lui rende
    Le peuple ne veut que son dû.

    {au Refrain}

    Les rois nous soûlaient de fumées
    Paix entre nous, guerre aux tyrans
    Appliquons la grève aux armées
    Crosse en l'air et rompons les rangs
    S'ils s'obstinent ces cannibales
    A faire de nous des héros
    Ils sauront bientôt que nos balles
    Sont pour nos propres généraux.

    {au Refrain}

    Ouvriers, paysans, nous sommes
    Le grand parti des travailleurs
    La terre n'appartient qu'aux hommes
    L'oisif ira loger ailleurs
    Combien, de nos chairs se repaissent
    Mais si les corbeaux, les vautours
    Un de ces matins disparaissent
    Le soleil brillera toujours.

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  45. commentaire de moi meme personnellement je : la chanson c'est pour l'ouverture du festival de romans en duo avec Zoridae... rien que pour enquiquiner Ginisty...

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  46. Commentaire de ma mère :

    Atttent.ion à l'orhtnographe.

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  47. Commentaire de Nikix75Keni :

    Hello I love your blog ! ;-)

    See here or here.

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  48. commentaire de Gaël687 de skyblog :
    a tro lol le gam1 ptdr ! j'kiff tro le chapo ^_^ mdr !!! lol

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  49. Commentaire de Tonnegrande (par SMS) :

    Bande d'alcooliques.

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  50. Commentaire de moi : je suis épuisé...et faut que je bosse, vous faites trop de bruit, on s'entend plus penser...

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  51. Commentaire de mon chef :

    Alors, il vient ce dossier ?

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  52. Réponse de moi :

    Fais pas chier, je suis dérangé toutes les trois minutes par des mails des clients.

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  53. Commentaire de Google :

    Chié, c'est pas vous qui payez les disques durs, ça se voit.

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  54. C'est qu'il ressemble à son père, Kéké.
    Personne ne lira ce commentaire, personne n'aura le courage d'aller au delà des très longs commentaires !

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  55. Si, moi, j'ai tout lu.
    Normal, j'ai le temps.
    Conclusion : "Ah! Non ! C'est un peu court, jeune homme..."

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  56. Vous êtes tous des tarés profonds ; je vais fermer mon blog...

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  57. Ces gens sont tous vos lecteurs : des tarés profonds. Ça ne vous interpelle pas sur votre propre santé mentale ? (smiley !)

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  58. je m'offusque je ne lis pas Didier Goux !

    Il est interdit de citer (ou cité, je ne sais jamais...) à Cuba

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  59. Il existe deux espèces de beauté : la beauté libre (pulchritudo vaga) ou la beauté simplement adhérente (pulchritudo adhaerens). La première ne présuppose aucun concept de ce que l'objet doit être ; la seconde suppose un tel concept et la perfection de l'objet d'après lui. Les beautés de la première espèce s'appellent les beautés (existant par elles-mêmes) de telle ou telle chose ; l'autre beauté, en tant que dépendant d'un concept (beauté conditionnée), est attribuée à des objets compris sous le concept d'une fin particulière. Des fleurs sont de libres beautés naturelles. Ce que doit être une fleur peu le savent hormis le botaniste et même celui-ci, qui reconnaît dans la fleur l'organe de la fécondation de la plante ne prend pas garde à cette fin naturelle quand il en juge suivant le goût. Ainsi au fondement de ce jugement il n'est aucune perfection de quelque sorte, aucune finalité interne, à laquelle se rapporte la composition du divers.
    Beaucoup d'oiseaux (le perroquet, le colibri, l'oiseau de paradis), une foule de crustacés marins sont en eux-mêmes des beautés, qui ne se rapportent à aucun objet déterminé quant à sa fin par des concepts, mais qui plaisent librement et pour elles-mêmes. Ainsi les dessins à la grecque, des rinceaux pour des encadrements ou sur des papiers peints, etc., ne signifient rien en eux-mêmes ; ils ne représentent rien, aucun objet sous un concept déterminé et sont de libres beautés. On peut encore ranger dans ce genre tout ce que l'on nomme en musique improvisation (sans thème) et même toute la musique sans texte. Dans l'appréciation d'une libre beauté (simplement suivant la forme) le jugement de goût est pur. On ne suppose pas le concept de quelque fin pour laquelle serviraient les divers éléments de l'objet donné et que celui-ci devrait ainsi représenter, de telle sorte que la liberté de l'imagination, qui joue en quelque sorte dans la contemplation de la figure, ne saurait qu'être limitée.
    Mais la beauté de l'homme (et dans cette espèce, celle de l'homme proprement dit, de la femme ou de l'enfant), la beauté d'un cheval, d'un édifice (église, palais arsenal, ou pavillon) suppose un concept d'une fin, qui détermine ce que la chose doit être et par conséquent un concept de sa perfection ; il s'agit donc de beauté adhérente. Tout de même que la liaison de l'agréable (de la sensation) avec la beauté, qui ne concerne véritablement que la forme, était un obstacle à la pureté du jugement de goût, de même la liaison du bon (c'est-à-dire de ce pour quoi la diversité est bonne pour l'objet lui-même selon sa fin) avec la beauté porte préjudice à la pureté de celle-ci.
    On pourrait adapter à un édifice maintes choses plaisant immédiatement dans l'intuition, si cet édifice ne devait être une église ; on pourrait embellir une figure humaine avec toutes sortes de dessins en spirale et avec des traits légers, bien que réguliers, comme en usent les Néo-Zélandais avec leurs tatouages, s'il ne s'agissait d'un homme ; et celui-ci pourrait avoir des traits plus fins et un visage d'un contour plus gracieux et plus doux, s'il ne devait représenter un homme ou même un guerrier.

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  60. Hum. C'est Malcolm McDowell en miniature ? ;-)

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  61. Un grand stratège (grand... à ce qu'il paraît) a dit, selon la légende, un truc du genre "Une image vaut mieux qu'un long discours".

    Vous venez de tuer un mythe, et je ne sais pas comment, désormais, je vais pouvoir vivre avec ça. Il va falloir dire à partir de maintenant "Une image peut cacher une avalanche de discours pourris"... ;-)

    En plus, moi, Junior, je croyais que c'était le fils de Mabrouk. On m'a donc menti.

    DB_ça_me_fait_trop_d'émotions
    _d'un_seul_coup,_tout_ça...

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  62. Catherine,

    il ne ressemble pas à son père : il est beau.

    RépondreSupprimer
  63. Commentaire pour tous : maintenant tu sais que quand tu n'écris pas, on devient tous fous. La prochaine fois que tu nous refais le coup, c'est Armageddon (je précise que c'est toi qui m'a ordonné de me remettre à mon blog ce matin !) Voilà le résultat, tu feins de mal subir le changement d'heure pour faire des cakes au chocolat tout nu dans ta cuisine, en te grattant Dieu sait quoi avec le grattoir à casserole !

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  64. DB : On a une théorie bête avec Zoridae : plus le billet est court, plus on a de commentaires. Je crois que ça marche bien en fait ! Et tous les vendredis je vais faire la même chose, car j'ai beaucoup rigolé en lisant les commentaires.

    Nicolas : Tu peux dire tout ce que tu veux de moi tant que tu dis que mon fils est beau.

    Dorham : hilarité ! Le pire est que j'ai vraiment deux billets d'avance. Mais comment dire, c'est très bien comme ça.

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  65. Ouais, votre théorie, je sais pas.

    On a pas mal aidé sur ce coup là...disons que le texte court laisse plus d'ouverture au commentateur.

    Je ne sais pas. Des fois je fais des textes longs et ça marche bien et parfois des textes longs et ça marche moins bien. Et je fais toujours des textes longs. Mais j'essaierai un jour...euh, non, je peux pas...

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  66. Arrête d'avoir des théories avec Zoridaé. Contente-toi d'avoir des enfants et des chats.

    Le vendredi, déjà, y'a poisson... Je trouve que c'est assez dur comme ça.

    Rassure-moi : l'araignée n'a pas l'intention de nous infliger la même punition ? Ou alors elle va choisir le mercredi ? Jour des ravioli ? eh ben...

    DB_en_plus_le_vendredi_y'a_rien_à_la_télé :-/

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  67. Si Tonnégrande veut des gonzesses à poilS, j'ai ce qu'il lui faut...

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  68. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  69. Is that here the Minsitry of Silly comments ?



    (j'avais fait une fôte dans le précédent com ^^)

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  70. J'ai parlé de "théorie bête", db !
    C'est comme la théorie qui veut que le sac de course le plus fragile est réservé à la bouteille de vin, les portes accrochent votre pull quand vous êtes pressé, le seul groupe d'enfants du monde à prendre le train est celui qui est dans votre wagon, etc.

    Nicolas : tu m'as piqué ma réponse. Je pensais à San Antonio : "Merci d'être velu, on vous épilera"...

    Ellie : welcome

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  71. ben faut pas s'absenter trop longtemps ici sous peine de faire une overdose de dph, trois billets 3512 commentaires : d'ailleurs je confirme plus c'est court plus y'a de monde ...

    là où j'habite un blogueurgueuse a posté une seule fois une note vide : les commentaires courent encore ...

    biz à kéké et à version béta !

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  72. Belle constance de ma part : j'ai fait une fôte aussi dans le deuxième commentaire...

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  73. Eh bé ! je n'ai rien compris ici, quel délire !!!
    je voulais juste dire que ton junior KéKé est tout mimi.....
    mais entre les 14 mille com' c'est pas si facile......

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  74. Ah oui, tiens je l'ai pas dit. Même caché ce mome a l'air d'une parfaite beauté ; même si j'ai l'impression qu'il ressemble pas mal à sa maman... heureusement d'ailleurs (smiley, non, pas Gunther, noooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnn)

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  75. Une photo, une legende => 78 commentaires. Parfois, on se demande pourquoi se decarcasser.

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  76. Ceci dit avoir beaucoup de commentaires n'est pas une fin en soi ! On va dire que c'est un Woodstock de blogueurs, ici ! :o)

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  77. 82 et oui .. tes lecteurs sont barges

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  78. c'est moi anonyme du dessus mais je me suis dit que le temps que je m'identifie avec mon mot de passe à rallonge quelqu'un d'autre aurait dit "82"

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  79. c'est malin maintenant j'ai une crampe à la roulette pour descendre vérifier que j'ai bien publié "82"

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  80. Tu crois que si je ne réponds pas à tout le monde je serais un méchant blogueur ? :-)

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  81. C'est mauvais pour ta zinfluence.

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  82. oui oui tu peux commencer à avoir les mains moites et des frissons baignés dans une froide sueur :
    ... et la nuit il entendait le reproche muet des âmes à qui il n'avait pas répondu. En écho à ses pensées torturées il entendait "méchant blogueur, méchant blogueur" ..."

    RépondreSupprimer
  83. Mince... Cette fois-ci je ne peux pas médire, Balmeyer m'a répondu deux fois...

    Comment faire ? Si je poste ce commentaire, que va-t-il se passer ? Va-t-il répondre et prendre le risque de voir la révolte gronder parmi les autres bavards à qui il n'aura pas répondu ? Va-ton voir sur Internet se répandre la rumeur insoutenable selon laquelle Balmeyer ne répond pas toujours à tous les commentaires ?

    Voyons voir...

    DB_injuste_ET_mesquine ;-)))

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  84. Bal,

    La prochaine fois, tu les laisses délirer. Puis tu fais une réponse à la Nicolas, du style :

    "Nef,

    Oui.

    Dorham,

    Non tu dois être saoul !

    Didier Goux,

    Arrêtez le pastis !"

    Après 89 réponses à des commentaires qu'ils ne se se souviendrons pas avoir postés et qu'ils devront chercher pour les relire, ils seront tous vaincus !

    RépondreSupprimer
  85. Voilà je suis parfaitement d'accord avec Zoridae (copine !)Bal si tu n'as pas d'outil assez puissant de gestion de la réponse aux commentaires (GRAC)il te reste la DPDJ (dérision par dessus la jambe)et ça il me semble que tu es ... PUISSANT :)

    ben quoi on va bien aller jusqu'au centième non ?

    RépondreSupprimer
  86. J'hallucine.... 92 comm'.... si c'est pas du succès ça !
    ;-)

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  87. Oh tiens ça n'a pas bougé ici...

    Ah si maintenant ça fait 93 !

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  88. Bonjour Zoridae ! (et Bal)

    Bien matinal ce 93° commentaire !

    Tu crois que junior dort avec son chapeau ?

    RépondreSupprimer
  89. Je m'en voudrais quand même de pas atteindre les 100 commentaires ici ! :)

    RépondreSupprimer
  90. Je vais effacer mes précédents commentaires pour faire diminuer le compteur. Héhéhé.

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  91. AH NON !!! Ce n'est pas du jeu !

    RépondreSupprimer
  92. Ca ne fonctionnerait pas. Les messages effacés par les auteurs restent préséents. Seul le taulier peut "effacer définitivement".

    98

    RépondreSupprimer
  93. "il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux..."

    RépondreSupprimer
  94. Tu n'as pas assuré : tu as laissé passer 3/4 heures entre le 99 et le 100.

    RépondreSupprimer
  95. Notre grandeur d'âme nous perdra ..

    tant de joie dans ce CENT !!!!!!

    3/4 d'heure à se dire je le fais , je le fais pas ... visiblement le plaisir est dans l'attente ...

    RépondreSupprimer
  96. Mais Bal enfin, tu ne connais pas la règle ? Si c'est le taulier lui-même qui poste le centième commentaire, tout est à recommencer !

    RépondreSupprimer
  97. moi je dis qu'on pourrait faire un petit "cadeau" de commentaires à Gaël....

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  98. C'était juste pour faire un commentaire de plus !

    LE VRAI LIEN EST ICI !

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