mardi 8 avril 2008

...préambule (-2)

Ché pas si je devrais vous raconter ça. Mais après tout je m’en fous. Ça vous ennuierait peut-être. Ça serait trop pour vous ; ça vous ferait peut-être peur. Vous avez p’t'être pas envie d’avoir peur, plutôt envie de grosses villas au bord de mer avec des centaines de statues de Jacques Chirac dans le jardin. Mais après tout je m’en contrefous. Moi chui libre. Tu vois ya des types qui vont bosser à la chaîne, toute leur vie, on leur fait pipi dessus ils disent merci encore s’il vous plaît juste pour me rappeler comme c’est bon le goût du pipi et de la servitude qui pleut. Faites-moi pipi dessus. Mais pas moi. Ouais je bosse à la chaîne quand même, avec le contremaître qui me fait pipi dessus du regard, mais je suis libre dans la tête comme il est libre Max. Même à la chaîne je suis libre, même enchaîné à la chaîne avec trente minutes de pause et mon casier gris défoncé... Mais bon, comme on dit, on vit qu’une fois, et encore, moi, j’on vit qu’une demi-fois, si ça se trouve. Les mecs libres, on les abat. On leur veut du mal. Vous avez lu l’histoire de Jessie James ? Comment il vécut, comment il est mort ? Ça vous a plu, hein vous en r’demandez encore, alors voici...