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Critique du temps qu'il a fait

Lundi matin, penser à inventer le parapluie-lib'. Des bornes de parapluies disposées dans toute la ville, tous les trois cent mètres.

"Tu ne veux pas mettre un pull ?" me demande ma compagne. "Ça va pas non ? On est en août." Je claque des dents. Je prends le froid comme une attaque personnelle. En tant que critique météorologique, j'acère mes lames, mon compte rendu sur ce mois va être assassin, il ne s'en remettra pas.

Extrait de mon Guide Critique du temps qu'il a fait les mois précédents, à paraître à Noël.


Août 2007 : zéro étoile. (et toc)
"...mais de qui se moque-t-on ? Je suis scandalisé par cette mascarade atmosphérique, terne et sans saveur. Une pâlichonne copie d'un mois de juillet déjà peu inspiré... et inspirant ! Une lumière proche du néant, un eau glaciale quasiment solide, un ciel brouillon et sale, constamment chargé de lourdes allusions aux saucées à venir. Je déconseille fortement au lecteur de revivre cet été 2007, même en souvenir."


Oui, je mets le doigt là où ça fait mal, je n'ai pas peur de m'attaquer à ces monstres sacrés que sont les mois d'été. Imposture, crie-je ! C'est dur de produire du temps qui passe, et la critique est facile pour celui qui reste dans son fauteuil à observer les nuages s'amonceler. Mais bon, je ne cherche pas à être forcément populaire : il y a des vérités à dire.

Commentaires

  1. Tu es tellement brillant, ton génie est comme un soleil dans mon ciel morne. Continue d'éclairer le monde à ta manière. Ta compagne E.

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